Stephen King à l'écran

10 juil. 2020

Au rang des plus grands auteurs contemporains, Stephen King est aussi parmi les plus souvent adaptés au cinéma et à la télévision. Avec à ce jour soixante-cinq longs-métrages et trente productions pour le petit écran, Stephen King fait partie intégrante de l'industrie du divertissement hollywoodien, balayant les genres, de l'horreur la plus pure à la dissection de la société américaine.

Illustré par un large éventail de photos rares ou iconiques, ce livre propose l'inventaire le plus complet jamais réalisé des films de cinéma, séries, téléfilms et mini-séries adaptés des écrits de Stephen King. Chaque production tirée des Enfants du maïs est recensée, chaque remake ou reboot, de Carrie à Ça, est soumis à examen. Les sombres recoins de l'imagination de Stephen King sont mis en lumière. Incluant de nouvelles analyses critiques, des anecdotes de tournage et des détails biographiques, ce livre est à la fois un rêve pour les aficionados du Maître et un must pour les cinéphiles.

• • • • •
Stephen King à l'écran de Ian Nathan
Titre original : Stephen King at the Movies
Traduit par Jean-Marc Lainé
Éditions Bragelonne, 2019 - 240 pages - 35€


: L'accent est mis sur les adaptations les plus connues.

 : Des anecdotes sur les tournages, sur comment les films (ou les séries) ont vu le jour, etc.
Un beau-livre qui regroupe un grand nombre d'informations sur les œuvres de Stephen King à l'écran.
De nombreuses photos viennent s'ajouter au texte de Ian Nathan.


Depuis huit ans, Stephen King est un auteur que je lis régulièrement. Trouvant facilement ses romans en occasion, un bon nombre d'entre eux se trouvent dans ma bibliothèque. Et, je ne cache pas ma curiosité d'en voir les différentes adaptations. Stephen King à l'écran se révèle être une mine d'informations pour découvrir les adaptations les moins connues et redécouvrir les classiques reconnus. [...] tout à la fois un chant de louanges, une critique et un résumé de la mythologie de Stephen King. Il semblerait que peu d'adaptations aient trouvé grâce aux yeux, à la fois, des critiques, de Ian Nathan, des spectateurs et de Stephen King... Mais, certaines sortent du lot et je rejoins Ian Nathan pour mettre dans le top 10 ; Stand by Me, Les Évadés, Carrie au bal du diable, Misery et La Ligne verte.

Les adaptations sont présentées par ordre chronologique, allant de Carrie au bal du diable (1976) à Docteur Sleep (2020). Le titre, l'année de sortie, quelques mots sur l'histoire et, surtout, des détails sur les circonstances du film ou de la série, etc. Le choix du réalisateur, des acteurs/actrices, l'implication de Stephen King en tant que scénariste pour certaines d'entre elles et bien d'autres anecdotes autour de cela. Le tout est accompagné de nombreuses photos.

Les acteurs de Stand by Me (1986), adaptation de la nouvelle Le Corps.

On peut regretter que l'accent ait été mis sur les adaptations les plus connues, avec quatre doubles-pages pour Shining contre une pour la plupart des films ou séries plus "modestes". Entendons nous bien, il y a sans doute plus à dire sur Shining par Alfred Hitchcock avec Jack Nicholson dans le rôle principal que pour La Créature du cimetière, par exemple, mais j'étais justement curieuse d'en apprendre plus sur ces adaptations moins connues que d'autres.

Si la plupart des films (et séries) présentés ici sont basés sur des romans/nouvelles de l'auteur, nous y trouvons aussi quelques œuvres auxquels il a contribué, comme l'adaptation de Kingdom Hospital - série danoise de Lars von Trier.
"Ce livre ne traite pas de l'écriture de King, enfin pas directement. Mais il évoque ce que le romancier a offert aux cinéastes et aux producteurs de télévision, volontairement ou à son insu."
▪ ▪ ▪ ▪ ▪

Ayant lu une quarantaine de ses romans et vu plusieurs des films basés dessus, voilà ce que je peux en dire...

Je vous conseille grandement : Carrie au bal du diable (1976), parce que c'est l'adaptation du premier roman publié par l'auteur et qu'elle reste efficace, même après toutes ces années. Christine (1983) que j'ai revu il y a peu et qui n'a pas trop mal vieilli. Stand by me (1986) est un classique à voir, qui fonctionne très bien grâce à la troupe de jeunes acteurs qui le porte. Misery (1990) fait partie de mes préférées - Katie Bates y est terrible ! Sans oublier Les Évadés (1994), aussi bien pour son histoire que pour le duo Tim Robbins / Morgan Freeman. Et La Ligne verte (1999), là encore, pour son histoire et le duo principal ; Tom Hanks / Michael Clarke Duncan, ici. Enfin, les différentes adaptations de Ça sont également des classiques à regarder, que ce soit la mini-série de 1990 ou les deux films de 2017 et 2019.

Shining (1980) de Kubrick me laisse plus mitigé. Bien sûr, certaines scènes sont impressionnantes. Mais, le réalisateur a pris des libertés - qui ont d'ailleurs poussées Stephen King à être scénariste pour l’adapter en mini-série et mieux coller à l'histoire (1997). Et puis, j'ai été peu convaincue par le personnage de Wendy, que j'ai largement préféré dans le livre. Bref, je suis d'accord avec Stephen King. Quant à The Mist (2007), en plus de changer la fin, le film a plutôt mal vieilli. J'en gardai un bon souvenir et le revoir il y a quelques semaines m'a laissé perplexe face aux mauvais effets spéciaux...

Les adaptations que j'aimerai beaucoup voir (vous en avez vu certaines ?) : Cujo (1983), La Part des ténèbres (1993), Le Bazaar de l'épouvante (1993), Dolores Claiborne (1995), La Tempête du siècle (1999), Fenêtre secrète (2004), Couple modèle (2014), Détour mortel (2014), Cell Phone (2016), 22.11.63 (2016) et Mr Mercedes (2017).


En quelques mots...
Stephen King | Romans | Adaptations | Films  | Séries TV | Amérique

Loveday & Ryder, tome 2 : Un pique-nique presque parfait

7 juil. 2020

Risque de spoiler, si vous n'avez pas lu le tome précédent.

Été 1960. Après une fête de fin d’année organisée par les étudiants de St Bede’s College sur les berges d’une rivière, le corps d’un certain Derek Chadworth est retrouvé flottant dans les eaux de Port Meadow. Et si tous les jeunes gens présents sur les lieux affirment que la mort de Derek est accidentelle, aucun d’entre eux ne peut attester avoir bel et bien aperçu l’étudiant à la fête.

Confronté à des témoignages vagues qu’il juge peu crédibles, le Dr Clement Ryder décide d’ouvrir une enquête, assisté de la jeune policière Trudy Loveday, qui entreprend de se faire passer pour une étudiante de St Bede’s College.

Trudy arrivera-t-elle à gagner la confiance des élèves et percer le mystère qui entoure la mort du jeune homme le plus populaire de l’université ? Car une chose est sûre : Derek Chadworth n’était pas un étudiant comme les autres...

• • • • •
Un pique-nique presque parfait de Faith Martin
Titre original : Ryder & Loveday Mystery #2: A Fatal Mistake
Traduit par Alexandra Herscovici-Schiller
Éditions HarperCollins (Noir), 2020 - 280 pages - 14,90€
Fait partie de la saga Loveday-Ryder : tome 1


: /

 : Un tome agréable à lire. Une enquête bien troussée.
La place de la femme dans un milieu grandement mené par des hommes.
Un bon équilibre entre les deux personnages principaux.


Merci aux Éditions HarperCollins pour cet envoi. Avis aux amateurs/amatrices de cosy crime, cette saga est pour vous.

Le premier tome a été agréable à lire, avec un duo d'enquêteurs qui a le mérite de nous proposer autre chose qu'une possible romance en second plan - ce qui est récurrent d'ordinaire, on ne va pas se mentir. Le travail soigné des couvertures françaises me plaît également beaucoup. Un vrai charme s'en dégage et puis, les différents éléments qui la composent correspondent très bien à l'intrigue proposée.

Toujours mécontent d'avoir une femme sous ses ordres, le capitaine Jennings laisse à Trudy les affaires les moins importantes. Le Dr Clement Ryder, lui, reconnaît ses capacités et n'hésite pas à faire appel à elle pour l'aider pour une enquête en cours. Un jeune homme a été retrouvé noyé. Trois barques remplies d'autres jeunes de son âge étaient là, mais aucun ne semble pouvoir dire s'il était avec eux...
"Quelqu'un, poursuivit-il en désignant le dossier qu'elle n'avait pas lâché, essayait de duper le jury pendant cette audience. Dans mon tribunal ! Hors de question que je laisse passer ça. Comme dirait Shakespeare, il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark, et je compte bien trouver ce que c'est." - Dr Clement Ryder
Pas de réel bémol à relever. Simplement - et comme souvent avec ce genre de sagas - certaines choses avancent moins rapidement que l'enquête en cours. Ainsi, j'attends encore d'en apprendre davantage sur la vie privée de Trudy et Ryder. Ce dernier doit d'ailleurs gérer les signes de plus en plus manifestes de la maladie de Parkinson...

Que ce soit le déroulé de l'enquête ou les échanges entre les personnages, j'ai passé un bon moment de lecture. Un petit côté féministe très plaisant, autant avec Trudy qui apprend à s'imposer qu'avec Ryder qui n'hésite pas à l'y encourager en lui laissant le temps de faire comme elle le souhaite. Elle allait à nouveau travailler avec le Dr Ryder ! Elle allait observer, écouter et apprendre, au lieu d'être ignorée et reléguée à la paperasse. Bref, une enquête - certes assez classique, mais - prenante et un duo principal très sympathique... Ne reste plus qu'à attendre la traduction de la suite !


En quelques mots...
1960 | Angleterre | Agent de police stagiaire | Coroner  | Pique-nique | Enquête 

Sorcières - La puissance invaincue des femmes

5 juil. 2020

Qu’elles vendent des grimoires sur Etsy, postent des photos de leur autel orné de cristaux sur Instagram ou se rassemblent pour jeter des sorts à Donald Trump, les sorcières sont partout. Davantage encore que leurs aînées des années 1970, les féministes actuelles semblent hantées par cette figure. La sorcière est à la fois la victime absolue, celle pour qui on réclame justice, et la rebelle obstinée, insaisissable. Mais qui étaient au juste celles qui, dans l’Europe de la Renaissance, ont été accusées de sorcellerie ? Quels types de femme ces siècles de terreur ont-ils censurés, éliminés, réprimés ?

Ce livre en explore trois et examine ce qu’il en reste aujourd’hui, dans nos préjugés et nos représentations : la femme indépendante — puisque les veuves et les célibataires furent particulièrement visées ; la femme sans enfant — puisque l’époque des chasses a marqué la fin de la tolérance pour celles qui prétendaient contrôler leur fécondité ; et la femme âgée – devenue, et restée depuis, un objet d’horreur.

Enfin, il sera aussi question de la vision du monde que la traque des sorcières a servi à promouvoir, du rapport guerrier qui s’est développé alors tant à l’égard des femmes que de la nature : une double malédiction qui reste à lever.


• • • • •
Sorcières - La puissance invaincue des femmes de Mona Chollet
Éditions Zones, 2018 - 240 pages - 18€


: /

 : Un texte clair et compréhensible, avec de nombreuses sources et références citées.
Histoire, égalité, indépendance, maternité, féminité, vieillissement, médecine, etc.
Un coup de cœur pour cet essai qui nous pousse toujours plus à la réflexion.


Sorcières - La puissance invaincue des femmes est un essai qui a été très présent sur la blogo ces derniers mois. Un ouvrage qui m'a rendu très curieuse et que j'ai été ravie pouvoir lire à mon tour ! Il est très intéressant et instructif.
"À vrai dire, c'est précisément parce que les chasses aux sorcières nous parlent de notre monde que nous avons d'excellentes raisons de ne pas les regarder en face. S'y risquer, c'est se confronter au visage le plus désespérant de l'humanité. Elles illustrent d'abord l'entêtement des sociétés à désigner régulièrement un bouc émissaire à leurs malheurs, et à s'enfermer dans une spirale d’irrationalité, inaccessibles à toute argumentation sensée, jusqu'à ce que l'accumulation des discours de haine et une hostilité devenue obsessionnelle justifient le passage à la violence physique, perçue comme une légitime défense du corps social."
Mona Chollet commence par remettre l'histoire des sorcières/femmes dans son contexte historique et social. Elle y parle des répercussions qu'ont eu ces chasses aux sorcières sur l'évolution de nos droits et du poids de la société. J'ai apprécié la manière dont elle partage ses recherches à travers l'Histoire, mais aussi avec des faits et œuvres plus modernes. Cet essai est, évidemment, bourré de références à d'autres ouvrages/articles/films - dont certains que j'espère bien découvrir pour mieux y réfléchir, tels que Femmes, magie et politique de Starhawk, N'appelez plus les féministes mademoiselle de Claire SchneiderMa brillante carrière réalisé par Gillian ArmstrongLes Sorcières d'Eastwick réalisé par George Miller, Le complexe d'Icare d'Erica Jong, La force de l'âge de Simone de Beauvoir, Notre corps, nous-mêmes, etc.
"En s'emparant de l'histoire des femmes accusées de sorcellerie, les féministes occidentales ont à la fois perpétué leur subversion - qu'elle ait été délibérée ou pas -  et revendiqué, par défi, la puissance terrifiante que leur prêtaient les juges. « Nous sommes les petites-filles des sorcières que vous n'avez pas réussi à brûler », dit un slogan célèbre ; ou, en Italie, dans les années 1970 : « Tremblez, tremblez, les sorcières sont revenues ! » [...]."
Un texte qui nous fait passer par de nombreuses phases/émotions. Effarée face à tant de misogynie, boostée par celles et ceux qui se battent depuis toujours pour faire avancer les choses. Voir expliquer noir sur blanc et de manière aussi claire le lien entre les chasses aux sorcières et l'état actuel de la société pour les femmes est... instructif et flippant.
"Il ne faut pas sous-estimer le besoin que nous avons de représentations - partagées par la majorité ou issues d'une contre-culture - qui, même sans que nous en soyons clairement conscients, nous soutiennent, donnent sens, élan, écho et profondeur à nos choix de vie. Nous avons besoin de calques sous le tracé de notre existence, pour l'animer, la soutenir et la valider, pour y entremêler l'existence des autres et y manifester leur présence, leur approbation."
Un essai qui nous pousse aussi à nous remettre en question, à réfléchir à nos propres convictions et envies. C'est pourquoi j'ai aimé prendre le temps de le lire, d'y penser. Un exemple parmi d'autres, je me souviens avoir été choquée, au décès d'Anémone, de lire qu'elle a regretté être mère. Le prenant davantage comme une "attaque" envers ses enfants que comme le recul qu'elle avait sur elle-même et ce à quoi elle aspirait dans la vie. Mona Chollet parle de la comédienne et de ses déclarations dans la partie Le désir de la stérilité et m'a permis de voir les choses différemment. 
"Il serait temps que les femmes - souvent si peu sûres d'elles, de leurs capacités, de la pertinence de ce qu'elles ont à apporter, de leur droit à une vie pour elles-mêmes - apprennent à se défendre face à la culpabilisation et à l'intimidation, qu'elles prennent au sérieux leurs aspirations et qu'elles les préservent avec une inflexibilité totale face aux figures d'autorité masculines qui tentent de détourner leur énergie à leur profit."
Me battre pour des "petites" choses, parfois avec moi-même, est mon quotidien. Celui de bon nombre de jeunes filles et femmes. Non, mon but ultime dans la vie n'est pas de me marier et d'avoir des enfants. Je le sais et le dis depuis que je suis adolescente et je n'ai pas échappé aux "tu changeras d'avis plus tard" et autres phrases du genre. Cela me semble parfait de pouvoir chouchouter mes futur.e.s neveux/nièces quand ma sœur, qui souhaite être mère, le deviendra. Chacun ses choix. Oui papa, je peux monter sur les hautes branches du cerisier aussi bien que tonton et sans être surveillée (j'ai 28 ans, hein). Le maquillage/les robes/le sourire, c'est si je veux. Et puis, vous ai-je déjà parlé de mes cheveux bouclés qui commencent à se parsemer de gris ? J'ai hâte de voir ce mélange qui sera de plus en plus marquant entre le brun et le gris, au fil des années, sans teinture. Là encore, ma sœur n'a pas la même approche et c'est très bien comme cela, vu que ça lui convient. Bref, prendre ces petites décisions, ces libertés, peut paraître anodin. Néanmoins, le fait que je sois une femme entre toujours en considération et me rend "obligé" de me justifier. Ce sont pourtant des affirmations de ma personnalité, pas simplement de mon sexe. Trouver un écho à cela à travers les mots de Mona Chollet m'a fait du bien.
"[...] je m'efforce ici de mettre en évidence ce que la société attend de nous et ce qu'elle nous défend d'être, sans prétendre pour autant qu'il faudrait systématiquement en prendre le contre-pied. Être une femme n'a rien de simple et chacune de nous effectue ses arbitrages - toujours susceptibles d'évoluer, dans un sens ou dans un autre - comme elle le peut et comme elle le souhaite."

En quelques mots...
Féminisme | Chasse aux sorcières | Discriminations | Société

Livre coup de ♥

La Vague

3 juil. 2020




Pour faire comprendre les mécanismes du nazisme à ses élèves, Ben Ross, professeur d’histoire, crée un mouvement expérimental au slogan fort : « La Force par la Discipline, la Force par la Communauté, la Force par l’Action. » En l’espace de quelques jours, l’atmosphère du paisible lycée californien se transforme en microcosme totalitaire : avec une docilité effrayante, les élèves abandonnent leur libre arbitre pour répondre aux ordres de leur nouveau leader.

Quel choc pourra être assez violent pour réveiller leurs consciences et mettre fin à la démonstration ?

• • • • •
La Vague de Todd Strasser
Titre original : The Wave - Traduit par Aude Carlier
Éditions Pocket, 2009 - 222 pages - 6,50€


: /

 : Suivre les répercussions que l'expérience a sur les élèves et au-delà de la classe.
Un récit court et très percutant. Impossible d'en ressortir indemne.


La Vague est une « version romancée » de l'expérience de la Troisième Vague, ayant réellement été effectuée en 1969 par un professeur d'histoire aux États-Unis. Une expérience visant à faire comprendre à des lycéens comment les nazis ont pu prendre le pouvoir, sans inquiéter outre-mesure, au début. C'est un livre qui était dans ma wish list depuis un bout de temps - étant intéressée par ce qui touche à cette période de l'Histoire - et que la blogueuse 442 pages m'a remis en tête en le chroniquant en mai. Ce roman, publié en 1981, est lié à un téléfilm sorti la même année. Et, a aussi inspiré un film (en 2008) et une série (en 2019). J'avoue être curieuse de voir ces différentes adaptations...
"Ben Ross était préoccupé. Il n'aurait su dire pourquoi, mais les questions de ses élèves après le documentaire avaient soulevé de nombreuses interrogations. Pourquoi avait-il été incapable de leur donner des réponses satisfaisantes ? Le comportement de la majorité des Allemands sous le régime nazi était-il si inexplicable ?"
Le livre est court, les événements s'enchaînent rapidement. Ce qui montre comment les choses peuvent vite dégénérer. Même en sachant que l'Histoire peut se répéter, on ne ressort pas indemne de cette lecture qui nous le prouve avec tant de "facilité". Au fil de la semaine, Ben Ross va plus loin dans les ordres, dans la discipline, qu'il impose à ses élèves. Et eux se laissent gagner par cet esprit de communauté qui les gagne. Laissant leur esprit critique et leur liberté de pensée de côté - liberté contre une pseudo-égalité. L'intérêt de cette expérience et de ce récit est de voir les réactions de chacun. Si quelques-uns, comme Laurie, remettent en cause la situation et se posent des questions ; d'autres foncent sans s'en poser aucune, obéissant aveuglement à la Vague, prêt à enrôler de nouveaux membres par la force. Reste à savoir si le professeur réussira à aller au bout de ce qu'il voulait leur démontrer ou si l'engouement autour de la Vague a pris des proportions tel que cela le dépasse... Une expérience qui a dû marquer les élèves, de ce lycée américain, à vie.


En quelques mots...
Expérience sociale | Lycée | Seconde Guerre mondiale | Mouvement fasciste | Propagande | Pouvoir

Bilan du mois | Juin 2020

30 juin 2020

Ils m'ont plu, m'ont passionné, m'ont chamboulé...
TOP 4 DU MOIS
   

Sans oublier les autres livres qui ont fait mon mois de juin.
(cliquez sur la couverture du livre pour voir la chronique qui lui correspond)
   
   


De nouveaux univers à découvrir... In my mailbox
1, 2, 3, nous irons au bois de Philip Le Roy (merci aux Editions Rageot) 
Comme un roman, illustré de Daniel Pennac et Quentin Blake (merci aux Editions d'Eux)

Sorcières de Mona Chollet  Lecture en cours •
Will Piper, tome 1 : Le Livre des morts de Glenn Cooper
Captive de Margaret Atwood
La vague de Todd Strasser
Miss Cyclone de Laurence Peyrin
Stephen King à l'écran de Ian Nathan


En baisse ou en hausse... Les comptes à la loupe
PAL : 65 -4
Wish list : 96

Nombre de livres lus ce mois-ci : 12


Blabla... Des choses à dire
Un top 4 plein d'émotions - impossible de départager ces romans, tous ont leur place dans ce top du mois. Si Je suis une Viking est un coup de cœur, Les enfants des FeuillantinesCharlotte et De l'autre côté du pont sont trois lectures qui m'ont également beaucoup touché. Et puis, j'ai eu l'occasion de lire Franck Thilliez et Karine Giebel, dont les romans me tentaient depuis un bout de temps. De bons thrillers, qui me donnent envie d'en lire d'autres d'eux.

Panne livresque à l'horizon ? En ce moment, une fois un livre fini, j'ai du mal à savoir ce qui me fait envie après... J'en ai profité pour ralentir un peu, faire le point en écrivant le bilan des premiers mois de l'année. Et puis, prendre le temps de lire Sorcières de Mona Chollet (ma lecture en cours), un essai qui me rendait très curieuse. Pour la suite, on verra bien...

Un mot aussi sur Carlos Ruiz Zafón, qui est décédé le 19 juin. Un auteur dont j'ai adoré tous les livres lus. Il ne m'en reste d'ailleurs qu'un seul à découvrir (Le labyrinthe des esprits) et cette lecture sera probablement chargée en émotions ♥

Autres articles :
[TAG] Bilan des six premiers mois


Bon mois de juillet et de belles découvertes livresques à vous !