Awake

23 juin 2018

À quatre ans, Scarlett a failli mourir dans un incendie. En même temps que sa maison, le feu a ravagé sa mémoire...

À seize ans, Scarlett vit aujourd'hui comme n'importe quelle jeune fille de son âge. Quand elle rencontre Noah, tout droit débarqué d'une petite île, Scarlett est intriguée. Ce garçon en marge de la société, si calme, ne ressemble à aucun autre.

Mais Scarlett ignore que Noah en sait bien plus sur elle qu'il ne le devrait. S'il l'a abordée, c'est pour l'aider à se rappeler ce passé incendié que ses parents lui ont caché... et qui pourrait bien la tuer.

II le lui a dit. Dans ce vaste monde, le danger est partout.

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Awake de Natasha Preston
Titre original : Awake
Traduit par Nicolas Ancion & Axelle Demoulin
Editions Hachette, 2018 - 373 pages - 18


✖ : La rapidité du début de relation entre Scarlett et Noah.
L'impression de tourner en rond, dans la première moitié du roman.
Pas assez d'émotions ressentis à la lecture.

 : Alternance des chapitres entre Scarlett et Noah.
Le personnage de Noah et les questions qu'il soulève.
L'angle prit dans la deuxième moitié du roman.


Merci aux Éditions Hachette pour cet envoi.

Lire Awake, c'était être consciente que cela pouvait se terminer sur une grosse déception.
Deux titres de Natasha Preston ont déjà été traduits chez Hachette. La cave, que je vous conseille sans problème. Un très bon thriller, avec différents points de vue et une ambiance oppressante qui correspond bien à l'histoire. Et, Le week-end, où je me suis demandé où étaient passées les bonnes idées de l'autrice. Une héroïne peu attachante, une histoire qui tourne en rond et une fin peu convaincante... Une déception.

Alors qu'elle a perdu espoir de recouvrer ses souvenirs, certains lui reviennent suite à un accident. Mais, soupçonnant ses parents de ne pas lui dire la vérité, Scarlett doute de plus en plus. Elle peut compter sur le soutien de Noah, un garçon à qui elle s'attache très vite et qui semble vouloir l'aider. Mais, il se pourrait qu'il lui cache aussi des choses.

Finalement, si j'ai aimé La cave et eu du mal avec Le week-end, Awake se place entre les deux.
Bémols et points positifs se mêlent pour ce roman dont les personnages ne sont pas forcément attachants, mais intéressants, oui. Commençons par le négatif. D'abord, le début de relation trop précipitée entre Scarlett et Noah, les confessions qu'elle lui fait au bout de quelques heures, les grands projets qu'ils font au bout d'un mois, manquent de crédibilité. Qu'elle craque pour lui dès le début, pourquoi pas. Mais le reste est trop gros et va beaucoup trop vite. Ensuite, il est dommage que celle qui est présentée comme la meilleure amie de Scarlett est absente pendant la majorité de l'intrigue. Vu ce que l'adolescente traverse, elle aurait eu de quoi se confier. Puis, pendant la première moitié du roman, Scarlett et Noah rabâchent beaucoup, tournent en rond. Ça en devient fatiguant. Enfin, j'aurais apprécié ressentir plus d'émotions à la lecture. Il aurait été logique de ressentir de l'appréhension face à ce que vit Scarlett...

Concernant les points positifs... Premièrement, c'est un bon page-turner. Ça se lit vite et bien. Deuxièmement, Noah est difficile à cerner. À la fois "calculateur" et sincère. Et, c'est une bonne chose - même si je ne peux pas en dire trop sur lui sans vous spoiler une grande partie de l'histoire. Il lâche rapidement quelques infos sur le passé de Scarlett et ça ne donne que plus envie de continuer la lecture pour découvrir ce qu'il en est. De plus, la deuxième moitié du roman prend un nouvel angle qui m'a permis de mieux apprécier le personnage de Scarlett. Elle fait plus mâture, plus son âge. Pour finir, les derniers chapitres et le dénouement m'ont bien plu. Il y a de l'action et de la tension. C'était pas mal.
"Beaucoup de choses dépendaient de ma capacité à conquérir Scarlett. Il fallait que ça marche." - Noah

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Angleterre | Irlande | Passé | Mensonges | Familles

La Sirène et la Licorne

21 juin 2018


Tout les oppose, pourtant elles s’attirent, et vont vivre une très belle histoire d'amour au cœur de l'été.

La licorne, c’est Lili. 17 ans, cheveux longs couleur arc-en-ciel, ballerines pailletées. Elle est passionnée par les effets spéciaux et le maquillage au cinéma. Elle a été harcelée sur le Net par les élèves de sa classe. Pour oublier, elle quitte la banlieue parisienne et part en vacances chez sa tante près de l’océan. En apparence, tout va bien et elle assume. La réalité est moins facile.

La sirène, c’est Cris. Cheveux courts, baskets défoncées, vieux jean trop large. Passionnée de voile et de natation, elle est plus à l'aise sur l'océan qu'au milieu de la foule. En vacances dans la maison de vacances familiale, elle tente de guérir d’une blessure. Fragile en apparence, elle possède une vraie force intérieure.

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La Sirène et la Licorne d'Erin Mosta
Editions Rageot, 2018 - 272 - 15,50


✖ : /

 : Une jolie couverture par Diglee.
Des personnages attachants. L'histoire, les lieux.
Un premier roman idéal pour l'été.


Merci aux Éditions Rageot pour ce joli envoi.

Décrit, entre autres, comme un texte fort qui permet d'aborder l'homosexualité en toute simplicité, j'ai très vite eu envie de le lire. Il faut dire qu'il est plus rare de trouver des romances young adult F/F que H/H. Forcément, j'avais envie de mettre cela en avant (tout en espérant que ça devienne un jour complètement naturel et que nous n'ayons plus besoin de le souligner). La couverture illustrée par Diglee et le titre ont également joué dans mon envie de le lire.

Avec une plume qui peut sembler trop enfantine au début et qui se révèle pleine de douceur, de fragilité et de passion, l'autrice nous fait rencontrer deux adolescentes qui doivent affronter leur propre fantôme. Il y est question de trouver sa place, de s'affirmer, de se lier, de se confier, se lâcher, vivre. Lili, la Licorne, débarque chez sa tante Julia, qu'elle connaît peu, pour les vacances. Elle va y faire la connaissance de Cris, la Sirène. Ces trois-là, car Julia est aussi concernée, vont devoir surmonter leurs doutes et peurs. Même si j'aurais aimé trouver des chapitres du point de vue de Cris, la découvrir à travers les yeux de Lili est plutôt beau. Et, découvrir l'univers de Lili, son originalité, justement, m'a beaucoup plu.
"Elle me déstabilise sans cesse depuis qu'on s'est rencontrées. Elle est timide et courageuse. Elle ne laisse pas de numéro de téléphone mais des mots sur les arbres. Elle aime aller à la plage quand il pleut. Elle n'aime pas parler mais on discute depuis hier. Elle est un garçon manqué et une sirène."
Outre l'écriture, les personnages et l'histoire, le décor joue également un beau rôle. Que cela soit la ferme que rénove Julia ou l'océan. Ce sont des endroits qui, finalement, reflètent bien le caractère de nos héroïnes. Une agréable lecture, parfaite pour l'été qui arrive. Bravo à l'autrice pour ce très chouette premier roman et curieuse de lire les suivants !


En quelques mots...
Charente | Ferme | Océan | Vacances | Sirène | Licorne | LGBT

La Dernière des Stanfield

19 juin 2018

Eleanor-Rigby est journaliste au magazine National Geographic, elle vit à Londres. Un matin, en rentrant de voyage, elle reçoit une lettre anonyme lui apprenant que sa mère a eu un passé criminel.

George-Harrison est ébéniste, il vit dans les Cantons-de-l'Est au Québec. Lui aussi reçoit un message accusant sa mère des mêmes faits.

Eleanor-Rigby et George-Harrison ne se connaissent pas.
L'auteur des lettres leur donne rendez-vous dans un bar de pêcheurs sur le port de Baltimore. Quel est le lien qui les unit ? Quel crime leurs mères ont-elles commis ? Qui est le corbeau et quelles sont ses intentions ?

Au cœur d'un mystère qui hante trois générations, La Dernière des Stanfield nous entraîne de la France occupée de l'été 1944, à Baltimore dans la liberté des années 1980, jusqu'à Londres et Montréal de nos jours.

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La Dernière des Stanfield de Marc Levy
Editions Pocket, 2018 - 445 - 7,90



✖ : J'ai été moins passionnée que je m'y attendais, au vu des sujets abordés.
Un début assez laborieux. Beaucoup de personnages et des difficultés à se repérer.

 : Une belle galerie de personnages.
La plume de l'auteur est toujours agréable.
Trois générations. Secrets de famille.



Comme chaque année, mon père m'achète le dernier Levy sorti en poche. Malgré un roman dans lequel nous retrouvons tout ce que j'aime - secrets de famille, mystères, sauts entre passé et présent - le début de lecture fut assez laborieux. Du mal avec les nombreux personnages - qui ont pourtant leur charme - et à comprendre qui est qui. Cela étant sans nul doute le but de l'auteur, j'ai persévéré et ai finalement passé un agréable moment. Les parents ont eu une vie avant de nous avoir, Eleanor-Rigby et George-Harrison vont plus que jamais sans rendre compte ! Après la réception d'une lettre les mettant sur la piste du passé de leurs mères, ils vont faire des recherches et finir par se rencontrer...

Cela ne va pas au-delà d'une lecture plaisante, car j'aurais aimé en apprendre plus sur certains points et, surtout, sur certains personnages - je suis curieuse, que voulez-vous. J'y ai trouvé quelques longueurs, là où j'aurais aimé que cela soit plus concis et, inversement. Et, comme dit plus haut, le début m'a donné du fil à retordre. Éternelle insatisfaite... Malgré cela, nous avons droit à une belle galerie de personnages, qu'il faut apprendre à connaître. La plume de l'auteur est entraînante. Et, les parties se déroulant en 1980 sont intéressantes, mettant en lumière les conditions de la femme dans la société à cette époque. En revanche, j'ai été moins prise dans l'histoire quand nous étions plongés en 1944, alors que c'est une époque sur laquelle "j'aime" lire. Bref, du bon bon et du moins "passionnant", mais ce fut agréable.


En quelques mots...
Lettres anonymes | Secrets de famille | 1944 | 1980 | 2016

À la nuit je mens

17 juin 2018

« Les remords, les regrets, les "si j'avais su" peuvent nous briser à jamais... »

Tessa, dix-sept ans, revient après huit ans d’absence à Fayette, la petite ville de Pennsylvanie où elle a grandi. Elle en est partie quand sa famille a éclaté, après qu’elle et sa meilleure amie Callie ont témoigné contre Wyatt Stokes, le tueur en série surnommé « le Monstre de l’Ohio River ».

Mais revenir dans sa ville natale force Tessa à affronter les doutes qu’elle a tus pendant toutes ces années : que s’est-il réellement passé la nuit du dernier meurtre ?

En cherchant à répondre à cette question, Tessa va exhumer bien des secrets, sur Callie, sur sa famille et sur les meurtres. Or plus elle se rapproche de la vérité, plus elle se rapproche d’un danger mortel auquel elle ne pourra pas échapper...

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À la nuit je mens de Kara Thomas
Titre original : The Darkest Corners - Traduit par Cécile Chartres
Editions Castelmore, 2018 - ebook - 9,99


✖ : Une bonne fin, mais des explications finales un brin trop rapides.

 : L'autrice maîtrise bien tous les éléments de l'histoire et où elle veut nous mener.
Du suspense, des rebondissements, des révélations, du danger, des recherches.
Des derniers chapitres très très très prenants.


Merci à NetGalley et aux éditions Castelmore pour cette lecture. Au mois d'avril dernier, j'ai lu Little Monsters, de Kara Thomas également. Un bon thriller young adult dans lequel l'autrice a su nous mener par le bout du nez. Toujours se méfier des apparences ! Bref, en voyant qu'un de ses autres romans sortait, je n'ai pas résisté, curieuse que je suis.

Tessa retourne dans sa ville natale pour aller voir son père mourant. Elle arrive malheureusement trop tard, mais découvre que sa sœur aînée, qu'elle n'a pas vue depuis dix ans, est venue le voir. Elle se rend également compte que, le Monstre de l'Ohio River, l'homme qu'elle a contribué à mettre en prison, avec Callie, son ex-meilleure amie, a fait appel... Malgré ses mauvaises relations avec cette dernière, c'est chez elle qu'elle est hébergée le temps de son séjour.


Après un nouveau drame, Tessa doute de plus en plus de l'identité du Monstre de l'Ohio River. Elle est autant en quête de la vérité qu'en quête de sa famille. L'autrice s'éparpille parfois un peu, probablement dû aux nombreux pans de l'histoire. Je ne dis pas que c'est un mal, juste que je me suis parfois demandée jusqu'où ça allait aller. Bien entendu, tout concorde à la fin, nous avons les réponses à nos questions. Et quelle fin ! Les derniers chapitres sont très prenants. Impossible de lâcher le livre. Même si j'aurais aimé que certains points soient un peu plus développés. 

L'autrice maîtrise le suspense et notre intérêt pour les personnages. Elle donne les informations aux bons moments, pour que la tension monte, pour que le lecteur se sente impliqué sans pour autant deviner la suite. Entre vie de famille chaotique, possible erreur judiciaire, mensonges et secrets, Tessa va essayer d'y voir clair.


En quelques mots...
Pennsylvanie | Familles | Drames | Passé | Ami(e)s | Erreur judiciaire ?

[Relecture] Marina

15 juin 2018





Interne au pensionnat, Óscar aime faire le mur, errer dans les rues désertes, les pinèdes, les villas d’un quartier laissé à l’abandon. Il suffira d’un chat et d’une montre en or pour qu’il bascule au pays des merveilles. Un royaume hanté par des amours mortes, un savant fou et les fantômes de Gaudí. Une Barcelone de rêve et de cauchemar, de théâtre et de cimetière, souterraine et baroque, d’où seul s’évadera le souvenir de son guide : l’inoubliable Marina…



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Marina de Carlos Ruiz Zafón
Titre original : Marina
Traduit par François Maspero
Editions Robert Laffont, 2011 - 304 - 19



✖ : /

 : Une histoire sombre et fascinante.
Un récit où l'amour à son importance.
Se promener dans les rues de Barcelone.
Des personnages très attachants.


Carlos Ruiz Zafón est un de mes auteurs préférés. Découvert par hasard avec Le jeu de l'ange - deuxième tome de sa saga Le cimetière des livres oubliés -, j'ai, depuis, dévoré tous ses autres romans traduits en français (excepté Le Labyrinthe des esprits, sorti récemment). Ma préférence a rapidement été à Marina (un one shot), que j'avais très envie de relire. Et quel plaisir de retrouver cette ambiance, sa plume (grâce à une belle traduction) et ses personnages ! L'ayant lu pour la première fois avant de créer le blog, c'était aussi l'occasion de vous en faire une chronique.
"Un lien fait de silence et de regards les unissait dans l'ombre de cette maison, au bout d'une rue oubliée, où ils s'occupaient l'un de l'autre, loin du monde." - Óscar, à propos de Marina et Germán
Il y a plusieurs éléments forts, dans ce roman. Premièrement, l'histoire de base, qui reste très terre à terre, si je puis dire. Quand Óscar rencontre Marina et Germán (son père), sa vie bascule. Il se sent rapidement proche d'eux, profite de chaque moment libre à l'internat pour les voir. Le lien qui se crée entre eux trois, celui qu'on découvre entre Marina et Germán, celui qui se dessine entre Óscar et Marina... Un trio de personnages très attachants, qui nous touchent par tous ces moments "normaux" (repas, promenade, discussion, etc.) passés ensemble. Vient ensuite la part de mystère ! Marina entraîne Óscar dans un cimetière où une étrange femme en noir vient régulièrement déposer une rose sur une tombe sans nom. En la suivant, c'est une vieille histoire, sombre et dangereuse, fantastique et mortelle, qu'ils vont découvrir...

C'est un coup de cœur pour la capacité qu'a l'auteur à nous entraîner dans les rues de Barcelone. Un coup de cœur pour ses personnages, aussi bien ceux qui sont attachants que ceux qui nous font frissonner. Un coup de cœur pour cette ambiance, cette impression d'être hors du temps. Et, une envie, d'un jour, réussir à le redécouvrir en espagnol !


En quelques mots...
Barcelone | 1979-1980 | Internat | Promenade | Maison | Cimetière | Passé


Roman coup de cœur ♥