Songe à la douceur de Clémentine Beauvais (édition augmentée 2026)

18 oct. 2026

service presse

Une nouvelle édition avec un chapitre supplémentaire et une postface inédite !
Tatiana et Eugène, c’est un amour en deux temps, un amour à contre-temps… l’un adolescent, l’autre jeune adulte. Un amour absolu et déphasé, qui révèle ce que dix ans, à ce moment-là d’une vie, peuvent changer.

Songe à la douceur de Clémentine Beauvais • Sarbacane (Exprim'), 2026 • 272 pages • 16,50 €

Suis-je la seule à halluciner en réalisant que cela fait déjà dix ans que cette pépite a été publiée pour la première fois ?! Depuis cette première lecture, je ne compte plus le nombre de fois où j'ai eu envie de relire ce livre, de retrouver les Tatiana et Eugène de Clémentine Beauvais. Ce fut un grand plaisir de le faire en profitant de quelques pages supplémentaires grâce à cette édition augmentée. Et finir sur la postface inédite de l'autrice ー où elle se livre sur les questionnements autour du livre (l'idée de la réécriture, l'originalité de la narration, etc.) ー a été la cerise sur le gâteau !

« Regardez comme ils chancellent de se revoir.
Regardez un peu leurs regards... »

Est-ce que l'histoire d'amour de Tatiana et Eugène m'a autant marquée à 34 ans qu'à 24 ? Oui. Sûrement différemment, mais oui. C'est, une nouvelle fois, un coup de cœur. J'aime toujours autant Tatiana, personnage ô combien intéressant, aussi bien à l'adolescence (un appareil dentaire et des rêveries amoureuses plein la tête en 2006) qu'à l'âge adulte (passionnée plus réfléchie en 2016). Dans sa façon de ressentir, d'avancer dans la vie. De faire face à Eugène aussi, ado désabusé et adulte un peu perdu.

Passion amoureuse, désespoir, culpabilité, désillusion, attente, chagrin d'amour, espoir, accomplissement, absence. Écrit en vers, on se laisse emporter par la rythmique du texte, des mots. Passé et présent se mêlent pour conter l'histoire de Tatiana et Eugène, où l'équilibre de la passion amoureuse oscille de l'un à l'autre. C'est aussi l'histoire, la perception de l'amour, de Lensky, meilleur ami d'Eugène (après Tatiana, c'est sûrement mon personnage préféré), et Olga, sœur de Tatiana. Des personnages qui émeuvent aussi, par leur destinée. Un roman dont j'aime toujours autant le chapitre final. Et que dire de la narratrice... Omnisciente, elle intervient en questionnant et bousculant les personnages et en interpellant le•a lecteur•ice. J'aime beaucoup.

Comme une envie de relire le classique de Pouchkine, que j'avais découvert suite à ma première lecture de Songe à la douceur...

Pour lire mes chroniques d'il y a dix ans, c'est par ici :

Lu dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge - Automne des troubadours - Aniron le Lai de Beren et Luthien
(poésie, amour, courtois, héroïne, courage, elfe, loyauté, idéalisation, chèvrefeuille, historique)

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