Bilan du mois | Janvier 2026

1 févr. 2026

    
   


Un Noël à Bleakhill Castle de Laetitia Arnould - chronique
Celui qui hantait le manoir de Damien Galisson - chronique

[ABANDON] Le théorème des Katherine de John Green - Un John Green à l'ancienne, qui m'a plus rappelé ma lecture de La face cachée de Margo que son plus célèbre Nos étoiles contraires. Finalement, j'ai décidé d'abandonner cette lecture à 50%. Si bon nombre de romans ado et YA continuent sans mal à attiser ma curiosité et à capter mon attention, je suis bien trop consciente que celui-ci - même si je n'ai rien de foncièrement mauvais à lui reprocher - n'en fait pas partie. Une lecture, une quête de soi, que j'aurai probablement plus apprécié à sa sortie, en 2012 chez Nathan pour la VF, que maintenant.

Hystérie collective de Lionel Shriver - chronique
La Correspondante de Virginia Evans chronique

Le souffle des rêves de Clarisse Sabard - Trouver ce roman dans une boîte à livres a été l'occasion d'enfin découvrir l'écriture de Clarisse Sabard. Une très bonne première découverte, avec ce petit pavé de plus de cinq cents pages entraînant, intéressant et touchant. Une saga familiale et féminine, des secrets de famille, des cassettes remplies de bouts d'histoire et de confessions... L'histoire de Lucy (la grand-mère) est particulièrement émouvante et celle d'Abigail (la petite-fille) m'a bien plu pour le côté émancipation & co. En revanche, j'ai trouvé un brin too much celle de Caitlin (la mère). J'ai aimé passer d'une époque à une autre (1910 jusqu'en 2016), d'un pays à l'autre (Etats-Unis et Irlande) - l'autrice décrit très bien tout cela en parlant de moments historiques importants (condition des femmes et des immigrés, conflit nord-irlandais, train des orphelins, prohibition & co).
TW ⇾ arme à feu - évocation agression de rue, homophobie, stress post-traumatique - mort - naufrage
"Nous sommes tous faits de craintes, d'incertitudes, de regrets, et pourtant, ce n'est pas ça, la vie. La vie, c'est ce qu'on en fait là, maintenant, pas hier ou demain."


En Quête d'un Grand Peut-Être, tome 2 : A-t-on encore besoin de la littérature ado ? de Tom & Nathan Lévêque - Comme pour le premier tome, il est impossible de ressortir de cette lecture sans une wish list qui déborde ! Les recommandations et pistes de lecture sont nombreuses et l'envie de découvrir certains incontournables de la litté ado, très forte. Un ouvrage riche et approfondi qui interroge, donne des réponses ou des pistes pour pousser à la réflexion. Un ouvrage mis à jour avec de nouvelles thématiques, dont TikTok, la Dark Romance et le Falc (facile à lire et à comprendre), pour ne citer qu'eux. J'ai également aimé lire les différentes nouvelles proposées, ainsi que découvrir les différents portraits qui permettent de mieux appréhender les secteurs du livre (agente littéraire, influenceuse littéraire, libraire, traductrice & co).

Le dernier conte, tome 1 : Pomme d'or d'Alexiane Thill - chronique


Haul du mois
(service presse et achat)

La Correspondante de Virginia Evans 
Le dernier conte, tome 1 : Pomme d'or d'Alexiane Thill 
Nouvelles, intégrale de Richard Matheson
Scattered Showers by Rainbow Rowell lecture en cours
Holly de Stephen King lecture en cours

Ma première exploration de la Terre d'Helena Haraštová et Tomáš Tůma (SP Albatros)
Mes premières découvertes spatiales d'Oldřich Růžička et Tomáš Tůma  (SP Albatros) 10 fév. 

Hystérie collective de Lionel Shriver (SP Belfond) 


Les comptes à la loupe

PAL : 53 -3
Wish list : 125

Nombre de livres lus ce mois-ci : 7 + 1 abandon


On discute un peu ?

😀😞 Up and down du mois : Se promener dans la neige et faire de la luge avec le p'tit neveu // Apprendre le tricot // Premier marathon de lecture avec le Chalet // Adorer le film Là où chantent les écrevisses 🎬 et ne pas savoir si cela vaut le coup de lire le roman après // Écrire // Passer de bons moments en famille et en profiter à fond // Commencer mon premier projet tricot (un pull) // Enfin découvrir la saga Le dernier conte et attendre la suite, en poche, avec impatience // Week-end avec le p'tit neveu ♥

📖 Un point sur mes réceptions ? Assez raisonnable pour un mois de janvier, surtout que j'en ai déjà lu une partie et que d'autres sont en cours de lecture. // Il était 13 fois Noël & Cold Winter Challenge : J'ai lu toute ma pile à lire initiale commune aux deux challenges. Cela ne m'a pas fait compléter le CWC pour toutes les catégories (je crois qu'il me manque une lecture pour "Marcher dans la neige", mais je suis contente de ce que j'ai lu quand même. // De (très) bonnes découvertes et un abandon : Hystérie collective m'a particulièrement marqué et j'ai adoré le premier tome de la saga Le dernier conte.


- Je vous souhaite un bon mois de février -
Prenez soin de vous ♡

Le dernier conte, tome 1 : Pomme d'or d'Alexiane Thill

30 janv. 2026




Marraine la bonne fée est morte.

Dernière fée encore en vie, Ariane doit sauver l'univers des Contes, car la Nuit approche et avec elle, la mort de toutes choses. Pour cela, il lui faut créer un nouveau Conte, mais les Héros n'existent plus... À court de solutions et de temps, Ariane débarque dans notre monde et enlève le premier homme à peu près convenable qu'elle croise.

Trouillard et rêveur, Warren n’a rien d'un Héros, mais Ariane, guerrière redoutable, est bien déterminée à faire de lui un véritable Prince Charmant, même si pour cela, elle doit découvrir la sombre vérité qui se cache derrière les Contes...






Titre : Le dernier conte, tome 1 : Pomme d'or - Autrice : Alexiane Thill
Couverture, carte et illustrations intérieures : Kme (kmetteuh)
Éditeur : Hugo Poche - Collection : Romantasy
 Date de sortie : janvier 2026 - Nombre de pages : 496 - Prix : 8,90 €

#ledernierconte #pommedor #romantasy #quête #réécrituredecontes
#alexianethill #editionshugo


Avertissement (Trigger Warning) :
Je vous laisse surligner ci-dessous, si vous le voulez. Cela peut divulguer une partie de l'intrigue.
sang - violence intense - mort - suicide - accident de voiture - torture psychologique - deuil - mention d'inceste - mention de viol - mention d'actes sexuels
Liste des trigger warnings dispo à la fin du roman.

Hugo publishing
Créée en 2005, la maison d'édition fait désormais partie du groupe d'édition Glénat (2022). La ME publie de la New Romance (Morgane Moncomble), des thrillers (Angélina Delcroix), de la fantasy YA (Melissa Bashardoust), des BD (Rachel Smythe) & co.


Alexiane Thill
Jeune autrice française, Alexiane Thill est autant connue pour sa saga New Romance Les MacCoy (6 tomes) que pour sa Romantasy Le dernier conte (4 tomes). Il me tardait de découvrir cette revisite de contes et j'ai craqué lors de la sortie du premier tome en poche (chez Hugo, comme pour les grands formats). La sortie du deuxième tome est prévue pour mars.

Le dernier conte, tome 1 : Pomme d'or
 
"Le ciel s'est obscurci au fil des mois puis des années, à l'image d'un compte à rebours au-dessus de nos têtes. Bientôt, le soleil se couchera pour de bon et condamnera les continents à une Nuit perpétuelle." - Ariane

Quand j'ai commencé cette lecture, j'ai eu l'impression de lire un savant mélange entre Dents de soie de Maëlle Desard et Les chroniques de MacKayla Lane de Karen Marie Moning. Pour le caractère des personnages et pour le côté "fin du monde" de l'univers. Cela m'a bien plu. Et puis tout le côté "revisite de contes" me rendait très curieuse et j'ai énormément aimé ce qu'a proposé Alexiane Thill tout au long de ce premier tome. Sans compter la magnifique couverture qui rend justice au contenu ♥

Une fée déterminée au caractère bien trempé devenue mercenaire, un jeune homme se retrouvant dans un univers déroutant ayant désormais une quête à accomplir bien malgré lui. Pour sauver son monde - et sa vie - Ariane se met en tête de trouver un Héros et une Héroïne pour former un Conte. Si une femme de cette trempe est apparemment présente dans le monde des Contes, il lui faut trouver un Héros ailleurs. Manque de bol pour Warren, parisien travaillant dans un parc d'attractions...

"C'est comme me retrouver plongé dans l'ère industrielle de mon monde, mais qui n'aurait pas connu d'avancée technologique." - Warren

Si j'ai beaucoup aimé la force de caractère d'Ariane (et découvrir, peu à peu, son histoire et ses failles), j'ai tout autant aimé la personnalité de Warren (qui assume d'avoir peur, qui est attentif à ce qui l'entoure & co). Un personnage masculin non toxique, on aime ! Les échanges entre elleux sont souvent savoureusement drôle. Et le décalage entre notre monde et celui des Contes apporte aussi une bonne dose d'humour dans cet univers qui peut parfois être sombre et violent. Warren se retrouve face à des "personnages" dont il connaît une version de l'histoire, ce qui explique pourquoi la chanson Un jour mon prince viendra lui reste en tête lorsqu'il rencontre la Blanche-Neige du monde des Contes... Comme je l'ai dit plus haut, j'ai aimé les propositions de l'autrice en ce qui concerne la réécriture de contes et, les discussions et découvertes sur la vie après le "ils vécurent heureux" étaient intéressantes aussi. Bref, voilà un excellent début de saga et une fin qui donne forcément envie de plonger très vite dans la suite. J'ai déjà hâte de retrouver les personnages, d'approfondir certaines infos qui nous ont été données, de voir comment tout ça va tourner et de rencontrer de nouveaux "personnages" de contes. Vivement le mois de mars !

"- [...] Si je pouvais m'enrouler autour de toi tel un koala, je l'aurais déjà fait. Est-ce héroïque d'avouer que je suis mort de trouille ?
- Non.
- Même pas peur, alors, affirme-t-il d'une voix chevrotante."
- Warren & Ariane -


 ❄️ Lu dans le cadre du Cold Winter Challenge ❄️

La Correspondante de Virginia Evans

19 janv. 2026


« Je me suis mise à écrire des lettres, et c’est devenu une obsession. Le plus souvent, quand j’en écrivais une, j’en recevais une en retour. Cela surprend, mais j’ai découvert que la plupart des gens répondent. La première lettre de ma vie remonte à 1948, et je l’avais adressée à P. L. Travers, au sujet de son livre Mary Poppins. »

Mère puis grand-mère, femme divorcée, retraitée d’une brillante carrière dans le droit, Sybil Van Antwerp vit seule et n’aspire qu’à une existence paisible, aiguisant chaque jour sa plume pour rédiger des courriers avec un franc-parler capable de désarmer avocats de renom et grands écrivains. Mais tandis que sa vue baisse inexorablement, des lettres anonymes toujours plus menaçantes sont déposées une à une dans sa boîte, la forçant à replonger dans un passé douloureux.

Greffière au chignon strict passant la porte du tribunal ; vieille dame longeant le fleuve avec une canne ; adolescente dévorant Tolkien et C.S. Lewis ; correspondante cherchant le mot juste : lettre après lettre, Virginia Evans compose le portrait d’une femme multiple, dans un premier roman mordant.



Titre : La Correspondante - Autrice : Virginia Evans
Titre original : The Correspondent (2025) - Traductrice : Leïla Colombier
Éditeur : La Table Ronde - Collection : Quai Voltaire
 Date de sortie : janvier 2026 - Nombre de pages : 336 - Prix : 22,50 €

#lacorrespondante #contemporain #romanépistolaire
#virginiaevans #editionsdelatableronde


Avertissement (Trigger Warning) :
Je vous laisse surligner ci-dessous, si vous le voulez. Cela peut divulguer une partie de l'intrigue.
évocation de maladie mentale, de la Seconde Guerre mondiale, du suicide - maladie (cancer) - mort

La Table Ronde & Virginia Evans
Créée en 1944, La Table Ronde prône "la liberté de ton" depuis ses débuts. Littérature française et étrangère, essais et documents, beaux livres, mais également théâtres & co. Pour ma part, ma première découverte de la maison d'édition s'est faite avec un titre de la rentrée littéraire d'hiver, dans la collection Quai Voltaire ; La Correspondante de Virginia Evans. Une autrice américaine qui marque les esprits dès sa première publication !


La Correspondante
Dans sa maison proche d'Annapolis, aux Etats-Unis, Sybil a ses habitudes, et l'une des plus importantes est le temps qu'elle consacre à sa correspondance. La septuagénaire écrit et envoie des lettres à ses proches, aux auteurs et autrices qu'elle lit, à celles et ceux qui la marquent, comme elle le dit. Elle écrit aussi à une personne dont l'identité reste mystérieuse longtemps - et à qui elle n'envoie jamais les lettres, cette fois. On soupçonne peu à peu à qui elle adresse ces mots et cela ajoute encore un peu plus d'émotions. Pleine de répondant et avec une franchise assumée, elle choisit la bonne tournure de phrase, le bon mot.

Je ne sais pas vous, mais ma curiosité est vite piquée lorsqu'il s'agit de roman épistolaire. La curiosité de fouiner dans l'intime, certes. Une façon idéale de vraiment connaître une personne. C'est à travers ces échanges que se dessine peu à peu la personnalité de Sybil, à travers ses relations aux autres. Ses réponses très brèves au voisin qui a toujours une petite attention pour elle, ses mécontentements, ses questionnements et conseils plus ou moins avisés, les drames de sa vie, ses regrets, ses chagrins, sa carrière, sa famille, ses amitiés... Et la curiosité est encore davantage attisée lorsque les menaces commencent à arriver. Qui est cette personne qui semble tant en vouloir à Sybil - qui lui souhaite le pire en estimant qu'elle le mérite ? J'avais peur que cela tombe un peu comme un cheveu sur la soupe, trop en décalage avec le reste de l'histoire, avec les correspondances. Mais il n'en est rien. C'est une partie de l'histoire qui fait intégralement partie de celle de Sybil.

Le seul bémol que je soulignerai finalement, c'est le tâtonnement du début pour comprendre les liens qu'elle entretient avec tel ou tel correspondant - vu que le livre est exclusivement fait de ces échanges, que ce soit par lettres (majoritairement) ou par mails. Bref, un très bon premier roman, parfois doux-amer, qui m'a rappelé le charme et le caractère de ceux de Fannie Flagg.

"On me voyait comme une enfant un peu étrange, j'imagine. Je n'étais pas une petite fille joyeuse et frivole qui s'intéressait aux poupées et au dessin. J'étais sérieuse, voire grave. Observatrice, méfiante. J'étais une sceptique. J'avais peu d'amis. Je lisais beaucoup de livres. Tout le temps. Ça, je m'en souviens. Et j'ai écrit plein de lettres quand j'étais enfant. Je trouvais ça plus facile que de parler ; ce qui est toujours le cas." - des mots pour un jeune garçon avec qui Sybil correspond

Hystérie collective de Lionel Shriver

12 janv. 2026

Plus provocatrice et caustique que jamais, Lionel Shriver s'inspire de l'actualité pour livrer la satire aussi jubilatoire que glaçante d'une Amérique gangrenée par la bien-pensance, le politiquement correct et la cancel culture.

Liste des mots interdits : stupide, idiot, bête, haut potentiel, méritocratie, etc., etc. Sont désormais proscrits : Les devoirs, les tests, les notes, les examens. Les entretiens d'embauche. Les bilans de compétences. Conséquences : Enfants, parents, voisins, collègues, amis, amants, époux sont invités à se dénoncer les uns les autres. Tout contrevenant s'expose à un avertissement, une amende, voire à une peine de prison.

Professeure à l'université, Pearson se demande encore comment les États-Unis en sont arrivés là. Depuis que le mouvement pour la Parité mentale a pris le pouvoir, les enfants n'apprennent plus à lire, le niveau des étudiants a chuté, les dîners où l'on débattait à bâtons rompus sont devenus sinistres. Heureusement, il lui reste sa meilleure amie, Emory, pour ironiser sur la situation. Les deux femmes se connaissent depuis l'adolescence, la confiance entre elles est totale. Ou du moins Pearson le croit-elle...


Titre : Hystérie collective - Autrice : Lionel Shriver - Titre original : Mania - Traductrice : Catherine Gibert
Éditeur : Belfond - Date de sortie : janvier 2026 - Lu en ebook - Prix : 15,99 €
• service presse •

#hystériecollective #sciencefiction #dystopie
#lionelshriver #editionsbelfond

Belfond
Créée en 1963, Belfond est une maison d'édition qui propose plusieurs collections, mettant en avant aussi bien la littérature étrangère que française à travers différents genres (contemporain, thriller & co). Depuis 2003, elle fait partie du groupe Editis.


Lionel Shriver
Lionel Shriver est une autrice américaine connue pour son roman Il faut qu'on parle de Kevin (Belfond, 2006) - adapté sur grand écran avec Tilda Swinton dans le rôle principal. D'autres de ses romans ont été traduits en français par la suite, mais je n'avais, jusqu'ici, jamais eu l'occasion de découvrir son travail. Hystérie collective a été une première découverte marquante.


Hystérie collective
"Au départ, l'« élite intellectuelle » - professeurs, médecins, avocats, scientifiques - avait qualifié de prodigieusement stupide l'idée que la stupidité soit une fiction (quoi qu'elle en dise aujourd'hui). Pourtant, quand le nivellement cérébral a pris de l'ampleur, les plus pointus parmi ces élus ont été les premiers à adhérer au mouvement en vogue." 

Discrimination cognitive, mouvement pour la Parité mentale... Le point commun entre les mots croisés du New York Times, le film Dumb and Dumber, le roman L'amie prodigieuse & co ? Tous ont disparu, ont été boycottés pour les messages qu'ils véhiculaient. Alors que sa meilleure amie Emory apprend à louvoyer pour le bien de sa carrière, Pearson a bien du mal à rentrer dans le rang. Nous voyons cette mère de famille et professeur à l'université foncer droit dans le mur en essayant de rester fidèle à ses convictions - et nous ne pouvons que la comprendre, être aussi frustré•es qu'elle. Aussi vaine et destructrice soit-elle, l'opposition m'a procuré une énergie et une endurance que l'élan impulsé par une quête plus positive ne pourra jamais égaler. Marquée par une enfance et une adolescence sur laquelle elle revient dans ce récit confession - et qui explique en partie d'où vient son caractère prompt à la rébellion, elle y souligne qu'elle est née belliqueuse et parle de son insubordination naturelle. Elle si fière de l'intelligence de ses deux aîné•es. Elle qui ne sait plus à quoi s'attendre avec sa meilleure amie Emory.

Qualifier ce roman d'intelligent est sûrement un peu facile, vu les thématiques qu'il aborde, mais il l'est bel et bien. Dans ses extrêmes, dans ses contradictions et ses contestations, dans la complexité de certaines relations et amitiés. Dans ce multivers que l'autrice nous propose, dans le portrait qu'elle dresse de cette société pas si éloignée de la nôtre. L'Amérique, la politique, le monde que nous connaissons - de 2010 à 2027. Obama, Biden, Trump, les attentats, le Covid... C'est prenant et immersif. C'est aberrant, ridicule, ahurissant et rageant. Un roman de la rentrée littéraire d'hiver à ne pas manquer ! Je veux que mon année 2026 soit marquée par des romans forts comme celui-ci, peu importe le genre ou le lectorat. Je relirai l'autrice, c'est certain.

"- [...] Tu as retenu la leçon ?
- J'ai mieux mesuré le degré de folie dans laquelle le pays a sombré, si c'est ce que tu veux dire."

Marathon de lecture - Il était treize fois Noël

9 janv. 2026


Pour clôturer le challenge, un marathon de lecture est proposé au Chalet - une première pour moi. Comme dit là-bas, aucune idée du temps que j'aurai vraiment ce week-end... Surtout que je commence à apprendre le tricot et que j'ai du mal à reposer les aiguilles 🧶 On verra ce que j'arrive à lire d'aujourd'hui à dimanche soir.


 


Vendredi 09 janvier

16h00 - J'en suis à 30% dans Hystérie collective de Lionel Shriver et ma liseuse m'indique qu'il me reste cinq heures de lecture pour le terminer. C'est mon objectif du week-end. Si j'arrive à caser un autre roman, ce sera un plus.

23h20 - Quelques pages avant d'aller dormir, j'arrive à 36% et tombe de sommeil 😴


Samedi 10 janvier

8h - 39% et plus que quatre heures de lecture pour le terminer. Pause pour le p'tit déj, plus une bonne balade sous la neige. Je vais profiter de faire un tour sur vos suivis avant de manger et de reprendre la lecture (ou le tricot 🫣) après.

14h50 - 57% et plus que trois heures de lecture. Après m'être réchauffée en mangeant des lentilles, un café et du chocolat, j'ai repris ma liseuse et ai bien avancé dans ma lecture. C'est un roman que je trouve très percutant et la curiosité est là de savoir jusqu'où ira l'autrice dans son raisonnement.

18h15 - Après une pause pour manger un morceau de galette à la frangipane et boire un cappuccino, j'ai replongé avec intérêt dans ma lecture et suis à 78%. Je prends le temps de répondre à vos commentaires avant de m'y remettre ! Grâce au marathon, j'aurai finalement bien avancé dans ma lecture et arriverai sans doute à la finir demain 😊

19h45 - 92% et plus que trente minutes de lecture. Difficile de reposer la liseuse à ce stade, mais il est l'heure de manger - croque monsieur et salade.

22h45 - J'ai repris les aiguilles au lieu de la liseuse. Point mousse, point jersey... Je continue de m'entraîner. Cela dit, je garde l'histoire d'Hystérie collective en tête, parce que ça fait vraiment cogiter ! Impossible d'attendre demain pour connaître le fin mot de l'histoire.


Dimanche 11 janvier

10h15 - Livre terminé hier soir, p'tit déj pris ce matin, vaisselles faites, mise à jour de mon avancée ici... Il me reste à faire un tour sur vos suivis pour voir où vous en êtes ! J'avoue ne pas avoir envie de replonger tout de suite dans un roman, tant Hystérie collective est marquant, alors je pense avancer dans En Quête d'un Grand Peut-Être, tome 2 : A-t-on encore besoin de la littérature ado ? de Tom Lévêque & Nathan Lévêque durant le reste de la journée.

16h - Écriture de ma chronique sur Hystérie collective, pause repas (gratin de pâtes), préparation d'un drive... J'ai réussi à lire une petite heure et ce deuxième tome d'En Quête d'un Grand Peut-Être est tout aussi intéressant que le premier pour explorer le monde du livre et la litté ado. Autrement, c'est bientôt l'heure de manger un nouveau morceau de galette, non ? 😁

21h - Un morceau de galette, quelques pages lues, deux épisodes de Gilmore Girls... Je vais sans doute lire encore un peu avant de dormir, mais avant ce sera tricot devant la télévision (reste à trouver quoi regarder). Je vous souhaite donc une bonne fin de marathon, si vous passez par ici ♥