
service presse (en librairie le 02 septembre)
Paris, la nuit, lors d'une fête Lise rencontre Moshir. Elle est entrée par la porte, il est tombé dans le jardin depuis un toit. Elle est engluée dans son désespoir, il est aussi fantasque que poète. Lise vient d'une famille très aisée. Moshir vit dans la roulotte de ses parents. Entre eux, le coup de foudre est immédiat. Sauf que Lise ne sait pas que Moshir appartient au monde de la nuit, que ses oreilles pointues ne sont pas un déguisement et qu'il est condamné à être dévoré par le Retors. Car Moshir est un noctambule, un noctard sublime, il appartient au petit peuple de Noctance dont les règles et les magies sont étrangères aux hommes. Ils n'auraient jamais dû se rencontrer, encore moins s'aimer, pourtant Lise et Moshir vont écrire ensemble une histoire d'amour inoubliable.
Noctance d'Anthoine Delahaye - Rouergue (Epik), 2026 - 480 pages - 19,50 €
Avertissement (Trigger Warning) :
Je vous laisse surligner ci-dessous, si vous le voulez. Cela peut divulguer une partie de l'intrigue.
⇾ Evocation de harcèlement de rue, de racisme, du suicide - scène de sexe - violence policière

« ー Opa ?ー Quoi ?!ー C'est quoi exactement le Retors ?ー Est-ce que je te demande ce qu'est un cauchemar. Humgr ?ー Bah...ー C'est impossible à décrire ! Impossible ! Eh bien c'est pareil pour Retors. Il va et vient, il ondule et serpente, et quand il a faim, marf, il becte. Et ce qu'il préfère, c'est le noctambule ! [...] »
Noctance est annoncé comme la première romantasy de la collection épik ー dédiée à l'imaginaire, et c'est à Anthoine Delahaye que nous la devons. Je prends le soin de souligner que je ne suis pas familière avec ce genre ; j'y suis allée par curiosité. Et c'est peut-être ce qui explique mes attentes déçues. Mes attentes de plus de noirceur et de plus d'intensité dans la romance ー deux points qui trouvent leur place dans l'intrigue de Noctance, bien entendu, mais à un degré moindre.
J'ai aimé les chapitres courts et entraînants, qui nous dévoilent un imaginaire qui côtoie le réel, mais je pense que l'originalité de l'univers m'est restée trop insaisissable pour que j'y adhère. Le langage employé lorsque nous sommes du point de vue de Moshir est assez déconcertant ; un français passé à la moulinette, comme le pensera Lise. Mais je suis pleinement consciente que si j'ai trouvé cela déstabilisant, c'est ce qui fait, en partie, l'originalité du roman. De même pour l'univers en lui-même, avec ce peuple de la nuit que je n'ai pas réussi à assez bien appréhender pour me sentir happée dans leur monde. Quant aux personnages, c'est à l'image du reste. Je les ai trouvés intéressants, sans m'y attacher particulièrement. Lise ー sa relation conflictuelle avec ses parents, ses copines et leur engagement politique et féministe. Moshir ー la menace du Monster, la quête de son pouvoir et son envie de liberté chez les humains. « Son déguisement de démon est plutôt bien réussi. Des lentilles de chat resplendissent dans ses yeux et ses oreilles dépassent de ses mèches brunes, avec un réalisme effrayant... » En rencontrant Moshir lors d'une soirée déguisée, Lise ne pouvait pas réaliser sa vraie nature ni à quel point sa vie allait changer...



