Never Never (3 en 1)

7 avr. 2020




Silas et Charlie réalisent un matin qu’ils ne savent plus qui ils sont, ni quel est leur passé. Eux qui se connaissent pourtant depuis si longtemps, liés par tant de souvenirs communs, il leur faut tout redécouvrir.

Ils se lancent à corps perdu à la recherche de leur passé. Grâce à des journaux intimes, des lettres, ils élucident une partie du mystère.

Mais surtout, ils veulent savoir comment ne plus oublier. Jamais, jamais. Et la réponse est certainement enfouie au plus profond d’eux-mêmes...


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Never Never (3 en 1) de Colleen Hoover & Tarryn Fisher
Titre original : Never Never - Traduit par Pauline Vidal
Éditions Pocket, 2018 - 441 pages - 8,20€



: Pas convaincue par la romance... ni par l'écriture de ce duo d'autrices.
Dans l'ensemble ; trop de facilité et peu d'approfondissement.
L'épilogue est too much...

 : Deux points de vue. Celui de Silas et celui de Charlie.
L'histoire est parfois relancée par quelques petites révélations.


J'ai beau avoir aimé la plupart des romans que j'ai lus de Colleen Hoover, les avis parfois très mitigés sur Never Never m'ont fait hésiter. Finalement, trouver la version poche (qui regroupe les trois saisons) en occasion, a eu raison de moi.
"Je ne la reconnais peut-être pas. Elle ne me reconnaît peut-être pas. Mais nos actions - notre attitude - sont exactement les mêmes."
Silas et Charlie sont au lycée, lorsqu'ils se rendent compte qu'ils n'ont aucune idée de qui ils sont. Ni de où ils sont, d'ailleurs. Impossible de reconnaître qui que ce soit. Lorsqu'ils découvrent qu'ils sont dans la même situation et qu'ils sont censés être en couple, ils essayent de recoller les morceaux de leur vie. Mais, 48h plus tard, ça recommence !

Qu'est-ce que dit Charlie, vers la fin ? Ah oui, il faut suivre son instinct... Ce que j'aurai probablement dû faire.

Un flop... Qui pourrait s'expliquer par une cause principale ; je n'ai pas été convaincue par ce qui nous a été proposé par les autrices. Ni par l'écriture (la traduction ?), ni par les personnages et l'histoire. Charlie et Silas, que ce soit ensemble ou séparément, m'ont saoulé et il m'a été impossible de m'attacher à eux. À la rigueur, la petite sœur de Charlie et le petit frère de Silas sont, eux, deux personnages secondaires assez sympathiques... Et puis, les autrices usent et abusent de facilité pour arranger les recherches du duo. Certains personnages secondaires qui servent sur un plateau d'argent toutes les infos désirées ou les lettres qu'ils se sont eux-mêmes écrites avant d'être amnésique, c'est du pareil au même. Ça leur tombe tout cuit dans le bec. (Vous remarquerez le bel enchaînement d'expressions toutes plus actuelles les unes que les autres ! 😂). Même les moments censés être mignons ou passionnés, m'ont plus exaspéré que touché.

Pourquoi m'être acharnée en terminant le livre, malgré tout ? J'avais espoir que les conflits familiaux prennent plus de place et deviennent plus consistants. Ce qui n'a pas été le cas. Il y a eu quelques révélations, mais rien d’approfondi. Et puis, j'étais tout de même curieuse de savoir la raison de l'amnésie de Charlie et Silas... Mais, là aussi, je reste sur ma faim, à cause du manque de développement. Bref, un flop pour cette histoire qui n'aura pas su me convaincre.


En quelques mots...
Louisiane | Lycée | Couple | Amnésie | Lettres | Famille | Recherches

[Relecture] La Passe-miroir, tome 3 : La Mémoire de Babel

5 avr. 2020

Risque de spoiler, si vous n'avez pas lu les tomes précédents.

Deux ans et sept mois qu'Ophélie se morfond sur son arche d'Anima. Aujourd'hui, il lui faut agir, exploiter ce qu'elle a appris à la lecture du Livre de Farouk et les bribes d'information divulguées par Dieu. Sous une fausse identité, Ophélie rejoint Babel, arche cosmopolite et joyau de modernité. Ses talents de liseuse suffiront-ils à déjouer les pièges d'adversaires toujours plus redoutables ? A-t-elle la moindre chance de retrouver la trace de Thorn ?

Dans un troisième livre vibrant, Christelle Dabos explore la merveilleuse cité de Babel. En son cœur, un secret insaisissable, qui est à la fois la clef du passé et celle d'un futur incertain.

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La Passe-miroir, tome 3 : La Mémoire de Babel de Christelle Dabos 
Illustrateur de couverture : Laurent Gapaillard
Editions Gallimard (Jeunesse), 2017 - 496 pages - 18€
Fait partie de la saga La Passe-miroir : tome 1 - tome 2



: Certains personnages secondaires m'ont manqué.

 : Ophélie. Un personnage qui évolue, se révèle tout au long du roman.
La découverte de Babel. Les descriptions qu'en fait l'autrice.
La plume de Christelle Dabos qui nous emporte dans son univers.


Dans le but de lire le quatrième tome, qui attend sagement dans ma pile à lire, j'ai fini ma relecture des trois premiers. Et, fidèle à mes souvenirs, les fabuleuses descriptions de l'autrice dans La Mémoire de Babel m'ont, une fois de plus, impressionné. Que ce soit concernant l'univers en général - qui continue de se découvrir à nous, ou l'exploration de Babel par Ophélie et à travers ses rencontres, c'est très prenant et immersif. De plus en plus confiante, combative et déterminée, sans jamais perdre de sa charmante maladresse, Ophélie se révèle plus que jamais dans ce tome. Si Thorn se fait plus discret, leur relation évolue d'une manière intéressante, qui colle avec leurs caractères respectifs.
"D'après son travail de documentation, et sauf erreur de sa part, c'était à Babel que toute l'histoire avait commencé. La grande histoire : celle des esprits de famille, des Livres, de Dieu et de la Déchirure."
Plus de deux ans ont passé et Ophélie, de retour sur Anima et surveillée de près par les Doyennes, est toujours sans nouvelle de Thorn. Lorsque Archibald la retrouve, c'est l'occasion d'enfin partir trouver des réponses à ses questions ! Si Archibal, Gaëlle et Renard continuent leurs recherches pour trouver Arc-en-Terre, la tante Roseline décide de retourner auprès de Berenilde. Quant à Ophélie, elle part à Babel, avec la ferme intention de mettre la main sur Thorn ! Elle va s'y dégoter une place d'apprentie avant-coureuse. Entre rude concurrence, nouvelles amitiés et rencontres clés, Ophélie se rend également compte de la censure interdisant de parler de la guerre à Babel. Et de la révolte qui gronde...
"Arrive un moment où il faut choisir son camp et, en ce qui me concerne, je refuse d'appartenir plus longtemps à celui des marionnettes." - Archibald

En quelques mots...
Recherche | Arche | Babel | Ophélie/Thorn | Esprits de famille | Dieu | Déchirure

La Part des ténèbres

3 avr. 2020

« Tu croyais pouvoir te débarrasser de moi. Tu pensais qu’avec un enterrement bidon pour mes fans et pour la presse, tout serait réglé. Tu te disais : "Ce n’est qu’un pseudonyme, il n’existe même pas." Tu te disais : "Fini George Stark, maintenant consacrons-nous à la vraie littérature..." Pauvre naïf ! Non, ne t’imagine pas que tu vas pouvoir si facilement te débarrasser de moi. Je suis ton double, ta part de ténèbres... Et j’aurai ta peau ! »

Thad Beaumont et son pseudonyme George Stark n’ont fait qu’un pendant douze ans. Jusqu’à ce jour où l’écrivain décide d’écrire sous son vrai nom. Alors, quand on a signé des thrillers ultraviolents, se venger de celui qui a voulu vous faire disparaître est un réel plaisir...

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La Part des ténèbres de Stephen King
Titre original : The Dark Half
Traduit par William Olivier Desmond
Éditions Le Livre de Poche, 2018 - 760 pages - 9,20€



: Quelques longueurs, en plein milieu.
Une fois lancée, l'intrigue n'est plus très surprenante.

 : Une intrigue plutôt prenante. Un bon page-turner. 
Certains personnages sont attachants, dont Pangborn (qui apparaît dans d'autres romans de l'auteur).
Les scènes confrontant Thad à George.


Parmi les romans de Stephen King se trouvant dans ma pile à lire, celui-ci a retenu mon attention au vu de son résumé. L'auteur y explore, une fois de plus, les démons d'un écrivain. En sachant que Stephen King lui-même, a utilisé un pseudo (Richard Bachman) pour écrire et publier certains de ses livres, j'étais curieuse de voir comment il allait mettre en scène Thad Beaumont et sa "part des ténèbres", George Stark. Le premier ayant décidé d'enterrer le second...
"Il était mort, on l'avait enterré publiquement et en sus il n'avait jamais eu d'existence réelle, mais c'était sans importance ; réel ou pas, il n'en était pas moins de retour."
Des meurtres horribles... et des preuves qui désignent l'écrivain et père de famille Thad Beaumont. Pourtant, ce ne peut être lui. Même le shérif Pangborn finit par y consentir, malgré les liens évidents entre les victimes et Thad. Mais, est-il vraiment possible de soupçonner son double - le pseudonyme qu'il a créé pour écrire des romans plus violents que d'autres - de vouloir se débarrasser de tous ceux qui se sont mis sur sa route ? Apparemment, oui.

Ce fut un Stephen King sympathique à lire, avec une approche intéressante sur ce qui touche à l'écriture et à l'écrivain, des personnages attachants et une intrigue prenante. Ce qui est bien, même si une intrigue prenante ne veut pas dire surprenante. Et, que des longueurs se ressentent vers le milieu, entre un bon début et une fin un brin rapide.

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Paru en 1989 (et 1990, en VF), La Part des ténèbres a eu droit à une adaptation ciné par George A. Romero, avec Timothy Hutton dans le rôle principal, Amy Madigan dans celui de sa femme et Michael Rooker dans celui de Pangborn.


En quelques mots...
Castle Rock | Ludlow | Écrivain | Pseudonyme | Meurtres | Écriture

Bilan du mois | Mars 2020

31 mars 2020

Ils m'ont plu, m'ont passionné, m'ont chamboulé...
TOP 3 DU MOIS
  

Sans oublier les autres livres qui ont fait mon mois de mars.
(cliquez sur la couverture du livre pour voir la chronique qui lui correspond)
   
   
   


De nouveaux univers à découvrir... In my mailbox
Soleil glacé de Séverine Vidal (merci aux Éditions Robert Laffont et à NetGalley) 
Les cicatrices de Claire Favan (merci aux Éditions HarperCollins) 
Dans les yeux de Lya, tome 1 de Carbone et Justine Cunha (merci aux Éditions Dupuis et à NetGalley) 
Dans les yeux de Lya, tome 2 de Carbone et Justine Cunha (merci aux Éditions Dupuis et à NetGalley) 

La Couleur du Mensonge, tome 1 de Erin Beaty
In the after, tome 1 de Demitria Lunetta
Clair obscur de Lily Haime


En baisse ou en hausse... Les comptes à la loupe
PAL : 66 -7
Wish list : 89

Nombre de livres lus ce mois-ci : 15


Blabla... Des choses à dire
Ce mois de mars a été très bizarre, comme pour tout le monde, je pense. Le point positif est que ma PAL a pu diminuer un peu, sans pression et avec plaisir. Et puis, grâce aux diverses offres proposées pour nous occuper et lire à la maison, quelques ebooks sont venus s'y ajouter tout de même (je n'ai ajouté à ma PAL que ceux que je suis certaine de lire).

En plus des livres de mon top 3 (qui sont vraiment vraiment bons, foncez !), d'autres lectures m'ont beaucoup plu, telles que la collection Hanté de chez Casterman, Frankly in love, Et puis, Paulette..., Soleil Glacé, Raison et sentiments, etc.

Séries TV du moment : Why Women Kill et Les Bracelets rouges


Bon mois d'avril et de belles découvertes livresques à vous !

Raison et sentiments

29 mars 2020







L'éducation sentimentale des sœurs Dashwood promet d'être rude dans le petit monde étriqué de la bourgeoisie du Devonshire.


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Raison et sentiments de Jane Austen
Titre original : Sense and sensibility
Traduit par Isabelle de Montolieu et revu par Hélène Seyrès
Éditions Archipoche, 2017 - 428 pages - 8,50€



: /

 : La manière dont Jane Austen nous présente son époque.
Les personnages... même ceux qui sont parfois insupportables.
Les bons sentiments et le soutien entre Elinor et Marianne.


Influencé par sa femme, le demi-frère des sœurs Dashwood rechigne à leur laisser quelque chose de l'héritage de leur père. Pour rendre service à ses cousines, c'est le bon John Middleton qui leur propose une chaumière, à Barton Park. 

Les personnages (dont les différents caractères sont bien vite compris par le lecteur/la lectrice), apportent de la vie, de l'entrain à ce qui pourrait être, "simplement", des histoires de cœur quelque peu classiques. De toute façon, tout ce qui est "simple" est bien plus intéressant à travers l’œil critique et malicieux de Jane Austen. Au grand désarroi du colonel Brandon, Marianne s'amourache du beau Willoughby, jeune homme qui va se révéler peu sérieux. Elinor, quant à elle, voit l'élu de son cœur, certes très sympathique, enclin à en épouser une autre. Bien entendu, tout un chacun n'hésite pas à donner son avis sur ces intrigues amoureuses. L'avide de commérages, Mme Jennings ; l'agaçante Mlle Steele (une de ses conversations avec Elinor est mémorable) ; le demi-frère, John Dashwood, obnubilé par l'argent et la bonne société ; etc.

Elinor et Marianne sont des personnages dont j'ai apprécié les personnalités. La première est réfléchie, tandis que la seconde est plus romanesque. Elles font un joli et agréable duo. Concernant les personnages secondaires, certains sont plus attachants que d'autres, c'est certain. Mais, comme dit plus haut, tous donnent de la vie à cette histoire.

L’adaptation la plus connue est sans doute celle d'Ang Lee, avec Emma Thompson, Kate Winslet, Alan Rickman et Hugh Grant. Il me semble n'en avoir vu que quelques extraits... Maintenant le livre lu, il va falloir que je remédie à cela !

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Pour la troisième fois, Tibert éditions va sortir un roman de Jane Austen, illustré par, la talentueuse et drôle, Margaux Motin. Dès demain, le 30 mars (pile le jour de mon anniversaire, du coup je ne pourrai que craquer !), le projet sera disponible sur Ulule. Après Orgueil & préjugés et Persuasion, c'est au tour de Raison et sentiments.


En quelques mots...
Devonshire | Londres | Intrigues amoureuses | Sentiments | Soeurs