Une chance sur un milliard

19 avr. 2021



« Je venais d’avoir onze ans lorsque j’ai pris conscience de ce qu’était le destin. C’est drôle, en repensant à cette soirée et à tout ce qui m’est arrivé d’important depuis, je me dis que dans une vie, on ne voit jamais venir les événements qui vont vraiment compter.

« Depuis ce jour, plus personne ne m’a pris dans ses bras. Enfin, jusqu’à la semaine dernière. C’était encore pour m’annoncer une nouvelle qui allait dynamiter mon existence. Il n’y a pas que les insectes qui se prennent des coups de pantoufle. Je ne sais pas qui les donne, mais si c’est un dieu, il chausse grand. »

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Une chance sur un milliard de Gilles Legardinier
Éditions Flammarion, 2020 - 430 pages - 21



: L'humour du perso principal m'a parfois lassé...

 : La manière dont l'auteur met toujours les relations humaines au cœur de ses histoires.
Des émotions et de l'humour. Un bon moment de lecture.
Les mots de l'auteur dans "Et pour finir..."


Après Pour un instant d'éternité, lu le mois dernier, Une chance sur un milliard est le deuxième roman de Gilles Legardinier que ma grand-mère m'a prêté. Ayant du mal à choisir mes lectures ces derniers temps, je me suis dit que c'était le moment de le sortir de ma pile à lire. L'auteur est une valeur sûre en règle générale.

Quand un ami médecin vous demande de venir dans son cabinet et qu'il vous prend dans ses bras sans trop savoir comment vous expliquer vos résultats d'examen, ce n'est pas très bon signe... Adrien apprend que si le diagnostic est le bon, il est condamné. En un simple rendez-vous, je suis passé de l'état de jeune homme qui se demande où va sa vie à celui de condamné à mort en sursis. L'annonce prend sa place en moi comme une météorite qui s'écraserait dans une réserve naturelle. En défonçant tout, dans un fracas assourdissant. Un déclic qui le pousse à l'introspection et lui permet d'ouvrir les yeux sur certaines personnes. De se poser des questions sur le passé et sur la place qu'il a au présent. Et d'avoir la "légère" obsession de reconquérir son ex...

Une sympathique lecture, qui souffre de quelques bémols. J'aime toujours la capacité qu'a l'auteur de mettre les relations humaines aussi bien et joliment en avant. Il y a l'humour et des émotions. Des scènes décalées et un peu dingues - notamment grâce à Nico, le meilleur ami d'Adrien. Cependant ce dernier, qui est donc le personnage principal du roman, m'a parfois posé problème. D'un, son humour frôle le too much et à force ça en devient un peu lourd, moins plaisant. De deux, son côté stalker n'est ni mignon, ni romantique ! Résultat des courses, j'ai passé un bon moment de lecture, mais le roman ne fera pas partie de mes préférés de l'auteur.
"Les pépites ne se trouvent jamais dans les galeries déjà creusées. Pourtant, parfois, on a simplement besoin de jeter un œil, d'entendre, pour fixer des repères autres que fantasmés et pouvoir passer à autre chose."


En quelques mots...
Vie | Mort | Amitié | Amour | Introspection | Chance

Ceci est mon cœur

17 avr. 2021



6 autrices, 6 plumes pour six histoires d’amours,
 rassemblées par Causette et Rageot.

Un livre pour les adolescents.es qui évoque autant les élans, les sensations, les espoirs que les vertiges de ce sentiment universel. Tous les prismes de l’amour ; l’amitié, le coup de foudre, la biologie de l’amour et ses mécanismes chimiques, être en couple, l’amour plus fort que les clivages sociaux, l’amour au temps de nos ancêtres et de nos aïeux, les preuves d’amour, les amours interdites, témoignages et confessions… Même quand les histoires d’amour finissent mal, elles font vibrer et grandir !

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Ceci est mon cœur de Collectif
Couverture de Céleste Wallaert
Préface d'Isabelle Motrot
Éditions Rageot, 2021 - lu en eBook - 11,99€



: Pour la première histoire, j'aurai aimé en avoir plus.

 : Trois récits de fiction et trois textes journalistiques - comme dit dans la préface.
Un bon recueil, qui explore très bien les différentes formes d'amours.


Merci à NetGalley et aux Éditions Rageot pour cette lecture.
À peine arrivé dans ma PAL, je n'ai pas résisté à l'en sortir pour découvrir ces histoires d'amours. N'ayant encore jamais lu aucune des six autrices/journalistes avant cela, j'ai apprécié y trouver une présentation de chacune en début de livre (ainsi que quelques mots sur l'histoire qu'elle nous transmet ici) et une biographie à la fin.
"C'est le point commun de ces six textes, pourtant très différents : ils murmurent qu'il faut plonger quand l'amour est là. Garder les yeux ouverts, quand même, et savoir être fort.e pour combattre les obstacles, mais plonger ! Même si au bout de l'histoire, la rupture nous attend." - Isabelle Motrot
De la couverture illustrée par Céleste Wallaert aux différent.e.s personnages et personnes des récits, en passant par Isabelle Motrot qui préface ce recueil et les six autrices à qui nous devons les textes proposés, tout ce livre met particulièrement bien les femmes en avant. Bien sûr, au vu du titre, il met aussi très bien l'amour - les amours, plutôt - en lumière ! Parents-enfant, frère-sœur, coup de foudre et rupture, tradition et famille... 

❤️ 💔 ❤️

Le chagrin des papillons de Sofia Aouine・Madeleine est une enfant adoptée qui attend impatiemment ses dix-huit ans pour "renaître", trouver sa place. L'amour de sa famille d'adoption, celui de son père, a changé sans qu'elle en comprenne la raison. Le sentiment d'abandon et de solitude de la jeune fille m'a touché, tout comme la fin. Il aurait été sympa d'avoir une histoire plus conséquente, des pages en plus, pour développer les sujets abordés. Car l'autrice parle également de harcèlement de rue, de racisme et de violence domestique.

Voyage au centre du cerveau amoureux de Lauren Malka・L'enthousiasme de la journaliste pour essayer de comprendre le "coup de foudre" - en se basant sur l'histoire de Justine et Jauris et avec les interventions de Catherine Lord, neuroscientifique, sur le sujet - rend l'enquête vraiment plaisante et intéressante à lire.

Crevette de Giulia Foïs・Ouh là ! Voilà une histoire qui m'a beaucoup touché pour son final qui est arrivé sans que je m'y attende. Nous y explorons l'attachement entre une sœur et son frère. Cette dernière admirant son aîné et se passionnant pour la danse, tout comme lui. Je me suis laissée porter par la passion d'Hannah sans m'attendre à la chute une seule seconde... Une chute qui montre une autre vision de l'histoire.

Nos courageuses aînées qui aimaient les femmes d'Anna Cuxac・La journaliste nous dresse les portraits de sa grand-tante Odette et de Marie-Jo Bonnet (historienne et essayiste qui a fait partie du MLF). Deux histoires qui nous montrent le chemin parcourut depuis les années 60 pour les femmes qui aiment les femmes. Elles ont pris le risque de s'aimer à découvert et de le revendiquer, pour elles, autant que pour les suivantes. L'œil qu'Anna Cuxac porte sur elles, et la manière dont elle le partage avec nous, m'a plu.
"Il faut toujours prêter attention aux histoires de famille, même celles contées par le grand-pépé qui radote, parce qu'elles ouvrent des portes sur d'autres façons de mener sa vie, d'autres possibles." - Nos courageuses aînées qui aimaient les femmes
De guerre et d'amour de Roukiata OuedraogoNous voilà en Afrique, auprès d'Ella qui a été obligée de fuir son village, avec sa famille, pour échapper aux djihadistes. Dans le camp où iels sont désormais, elle y rencontre Lamine. Mais, à cause des traditions, leur famille respective ne voit pas d'un bon œil leur rapprochement. La nuit formait une bulle qui les protégeait de la laideur alentour. Ils s'asseyaient sur un monticule de sable, leur refuge, et fuyaient pour quelques heures le monde invivable des adultes. Là, dans la fraîcheur relative de la nuit, ils redevenaient des adolescents insouciants. L'amour malmené par le terrorisme, les traditions et la famille... Un jeune couple qui se rapproche malgré cela. C'est un beau message.

Échappées belles d'Alizée VincentPourquoi et comment une rupture peut être essentielle pour avancer et se trouver, sans pour autant effacer l'histoire d'amour qui a existé avant, ni la tristesse (parfois) d'y mettre un terme. L'autrice ne manque pas de parler également des relations toxiques, quand la rupture devient une obligation pour rester en vie. Elle s'appuie aussi sur le travail de Lorraine de Foucher, créatrice de S'aimer comme on se quitte. C'est plutôt pas mal de terminer ce recueil là-dessus !
"Parfois, la plus belle partie d'une histoire d'amour, c'est la rupture. Oui, elles nous retournent le ventre. Mais celles et ceux qui ont traversé l'épreuve de la séparation sont d'accord : on peut y trouver de la lumière. Un truc sacré, là, dans nos entrailles, où tout part pourtant en lambeaux."
❤️ 💔 ❤️

Curieuse de lire Ceci est mon corps, sorti l'année dernière et également coédité par Rageot et Causette - Anna Cuxac, Lauren Malka, et Alizée Vincent (toutes trois travaillent pour le magazine) étaient déjà de la partie.


En quelques mots...
Recueil | Adoptée | Coup de foudre | Sœur-Frère | Amours lesbiennes | Tradition | Rupture

La Peau sur les os

14 avr. 2021

 

Billy Halleck, trente ans, ressemble à tous les Américains qui ont réussi. De l'argent, une femme, une fille unique étudiante, un cottage résidentiel dans le Connecticut. Et il est presque obèse.

Bien sûr, sa femme Heidi, qui l'a vu réussir et... grossir, ne manque jamais de le taquiner sur son poids ! Mais amoureuse comme au premier jour, elle le trouve toujours aussi désirable. N'importe où, même en voiture. De quoi provoquer une seconde d'inattention, et percuter une vieille gitane qui passait par là. 

Dès lors, pour l'ex-rondouillard, la pesée quotidienne devient un cauchemar. Car la vie ne pèse plus très lourd lorsqu'on perd deux kilos par jour, inexorablement. Sortilège ? Maladie ? L'inquiétude deviendra vite anxiété, et l'anxiété, angoisse.

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La Peau sur les os de Richard Bachman/Stephen King
Traduit par François Lasquin - Titre original : Thinner
Éditions J'ai lu, 1988 - 377 pages

: Des longueurs et un récit sans doute un peu trop linéaire.
La couverture de l'édition que j'ai en ma possession 😅

 : L'aspect psychologique de la situation sur les personnages.
La fin est plutôt efficace (mais prévisible).


La Peau sur les os est un roman que Stephen King a publié sous son pseudo Richard Bachman, en 1984.

Malédiction ou autosuggestion ? Depuis que le vieux Tsigane a touché Billy en lui intimant de maigrir, celui-ci fond à vue d'œil ! Un temps incrédule, voyant son poids baisser implacablement alors même qu'il mange toujours énormément, Billy se décide à prendre les choses en main pour retrouver l'homme qu'il soupçonne de sa détresse. Peur et colère finissent par se côtoyer, tandis que sa femme Heidi ne sait plus quoi faire...
"Dans son esprit, l'image de la balance se teintait désormais d'une terreur enfantine ; c'était un gnome malfaisant qui lui empoisonnait la vie."
Ce n'est ni un roman exceptionnel, ni un roman mémorable (quoique le final est plutôt pas mal). Simplement un récit qui se laisse lire pour suivre le poids (mauvais jeu de mot 🙃) de cette malédiction sur la santé mentale de Billy - qui s'en est tiré bien trop facilement après un accident ayant coûté la vie d'une femme Tsigane. 

Dans l'ensemble, je dirai que La Peau sur les os est un roman assez moyen, sans grande surprise et qui souffre de longueurs - ce qui est dommage pour une histoire somme toute assez courte. Cependant, les interventions du mafieux Ginelli, que Billy appelle en désespoir de cause, viennent booster un peu l'intrigue. 

🎬 Le livre a eu droit à une adaptation ciné par Tom Holland avec Robert John Burke en personnage principal.
Il a apparemment une fin différente, donc je suis curieuse de voir ce que ça peut donner...


En quelques mots...
Fairview | Avocat | Tsigane | Justice | Malédiction

Avertissement (TW) :
trouble alimentaire - mort

Passé minuit

11 avr. 2021





Ève en est sûre : ce 31 décembre ne ressemblera à aucun autre.

Elle retrouve ses amis du lycée pour un réveillon extraordinaire, qui aura lieu sur un îlot coupé du monde dès la tombée du soir par la marée.

La fête promet d’être mémorable !

Elle l’a été, marquant le début d’un long cauchemar pour Ève...



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Passé minuit d'Emmanuelle Cosso
Éditions Sarbacane, 2021 - 237 pages - 16€


: Du mal à adhérer au personnage principal et à l'écriture.
L'impression d'un manque d'approfondissement et de surprise.

 : Le récit oscille entre des passages du passé et du présent.
Un bon rythme, malgré tout.


Merci aux Éditions Sarbacane pour cette lecture. 

Pour exorciser son traumatisme, Ève doit écrire son histoire et nous sommes, en tant que lecteurice sa/son confident.e. Mes souvenirs se ramassent à la pelle. Rien n'est en ordre. C'est un foutu bordel dans ma tête. Forcément, ça va baver et raturer. Il manquera des passages, c'est sûr. On me pardonnera, peut-être. Par où commencer ? Nous suivons le fil de ses digressions - avant, pendant et après la fête du nouvel an. Le après est difficile pour elle, qui n'a plus de souvenirs de la soirée. Le comportement étrange de ses proches n'aide pas.
"Où trouver un refuge quand le péril est en soi ?"
Un roman qui avait tout pour me plaire et qui est finalement un petit flop... Roman de la collection Exprim', thriller psychologique, huis clos sur un îlot, mystères et amnésie - que du bon. Sauf que non. J'ai eu du mal avec le caractère d'Ève et avec l'écriture, les deux étant lié.e.s par le choix de la première personne pour la narration. Et la tournure des événements ne m'a pas surprise, ayant pressenti deux faits importants assez rapidement...


En quelques mots...
Bretagne | Adolescent.e.s | Îlot | Fête | Amnésie 

Féminismes et pop culture

9 avr. 2021

Le féminisme se porte-t-il sur un t-shirt ?
Kim Kardashian est-elle un objet sexuel ou une femme puissante ?
La série Grey’s anatomy peut-elle changer la vie des femmes ?

Dans un essai à la première personne documenté, passionné et engagé, Jennifer Padjemi, journaliste spécialiste questions de société, explore l’alliance, pour le meilleur et pour le pire, du féminisme et de la pop culture. En reprenant le fil des mouvements féministes modernes, de l’émergence d’un féminisme intersectionnel au mouvement « body positive » en passant par Me too et en se basant sur son expérience de femme noire, elle décortique le rapport que nous entretenons avec les objets culturels les plus populaires. Biberonnée aux clips vidéo, chansons grand public et maintenant aux séries TV, notre consommation de divertissement façonne, accompagne, et parfois challenge notre vision du monde. En utilisant la pop culture comme un miroir de notre société mondialisée, l’auteure questionne à travers elle le féminisme, le genre, la sexualité, l’intersectionnalité.

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Féminsimes & pop culture de Jennifer Padjemi
Éditions Stock (Essais - Documents), 2021 - lu en eBook - 14,99€


: /

 : L'angle choisi est très contemporain et parlera au plus grand nombre.
De Beyoncé à Shonda Rhimes, en passant par Elliot Page, Ryan Murphy, bell hooks et d'autres.
Se questionner, écouter, entendre, comprendre.


Merci à NetGalley et aux Éditions Stock pour cette lecture. L'autrice de cet essai, intitulé Féminismes et pop culture, est Jennifer Padjemi - journaliste ayant créé le podcast Miroir Miroir et co-créatrice de la What's Good Newsletter, avec Mélody Thomas. Aborder le sujet du féminisme en prenant appui sur la pop culture et ce qu'elle nous apporte, je dis clairement oui. Quel meilleur moyen pour parler de cela avec des codes, des supports, qui nous sont connus et accessibles ? Les réseaux sociaux, les artistes, la mode, les séries TV, etc. 
"Il sera surtout question de réflexions, d'interrogations et de conclusions tirées de la décennie qui vient de s'écouler, les années 2010, moment charnière qui a propulsé le féminisme dans la culture populaire."
Avec la première personne du singulier, cet essai prend forcément une dimension personnelle à l'autrice - Mon féminisme à moi se veut intersectionnel, au croisement de mes origines sociales, de ma couleur de peau et de mon genre. C'est justement cela qui m'a paru intéressant. En tant que femme blanche, je n'ai pas été confrontée aux mêmes choses que Jennifer Padjemi qui est une femme noire. En tant que femme, j'ai aussi eu mon lot de réflexions déplacées et qui m'ont/me font réagir au quart de tour... ou parfois par esprit d'escalier malheureusement. J'analyse ce qui me dérange, en fonction de mon vécu. Et je trouve essentiel et enrichissant d'écouter/lire d'autres personnes se livrer sur leur histoire et la manière dont elle influe sur leur ressenti et combat. C'est nécessaire pour prendre conscience de certaines choses, se remettre en question et apprendre.
"La représentation compte parce qu'elle permet de grandir avec l'idée qu'on existe et que sa couleur de peau, son orientation sexuelle, son milieu social, sa religion, son genre, ne sont pas des obstacles pour se créer un imaginaire. Elle est loin de tout régler, mais son absence fait qu'on se sent moins que rien : nos vies n'existent pas, nos expériences n'ont pas eu lieu. Elle compte et ce n'est pas un mythe."
Jennifer Padjemi nous y parle de l'importance et de l'influence de la pop culture dans sa manière de voir le monde. Elle se base sur sa propre expérience, sur ses recherches, sur de nombreuses sources et cite régulièrement des personnalités et des séries pour appuyer ses dires. C'est ce dont j'aimerais vous faire part dans ce livre : partager mes pensées, mes analyses et ma passion au sujet de ce lien fort qu'entretiennent cette culture qu'on dit populaire et les questions de société. Sachez qu'il n'existe pas de moins bonne culture, et aucune dont on devrait avoir honte. La pop culture me fascine, m'aide à comprendre le monde qui m'entoure, et moi-même au passage, et elle en dit parfois davantage que de longues tirades philosophiques. L'écriture est fluide et permet de suivre sans problème son cheminement. Le tout est intéressant à lire, je vous le garantis !

J'aime ressortir de ce genre de lecture avec une liste de supports à explorer à mon tour pour approfondir certains points. Et j'ai de quoi faire ici ! Plusieurs séries et autres ont attiré mon attention, pas parce qu'iels sont parfait.e.s, mais parce qu'iels interrogent, ou parlent simplement, de sujets importants pour comprendre telle ou telle communauté qui n'est pas forcément la mienne ou des combats à mener, des choses à surmonter que je n'ai pas forcément vécu. Les séries Fleabag, Insecure, Master of None, Shrill, I May Destroy You, Unbelievable, Pose et tellement d'autres ; le film Mignonnes de Maïmouna Doucouré ; le livre Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie ; le documentaire Ouvrir la voix d'Amandine Gay, etc.
"On associe souvent l'idée d'une femme forte à celle qui se bat contre quelque chose, mais très peu au fait qu'elle se bat avant tout pour elle-même."
La pop culture n'est pas parfaite et n'est pas exempt de stéréotypes, mais certain.e.s œuvres/artistes sortent du lot, apportent leur pierre à l'édifice pour plus d'ouverture d'esprit, de compréhension, de respect et de place pour faire entendre les minorités. Une bonne façon de montrer davantage la pluralité des femmes, tout ce que nous sommes capables d'accomplir, celles que nous pouvons être. Faire entendre sa voix et être respecté.e pour qui nous sommes, ne pas être réduit.e à notre couleur de peau, notre poids, notre sexualité, notre genre... Permettre de mettre tout cela en avant naturellement dans les médias et les séries en évitant les stéréotypes. 
"[...] tout ne peut pas reposer sur une série fictionnelle, mais une fois de plus, la pop culture et ses images qui nous parviennent ont plus d'impact que n'importe quel vecteur de communication. Elles peuvent questionner, surprendre, mais aussi hanter."
En bref cet essai parle de féminisme, des femmes noires et des minorités, de sexualité, de l'importance de la représentation, de la cancel culture, du consentement et de la masculinité. De comment la pop culture peut faire du bien ou non. En vrai, je pourrai écrire encore longtemps tant j'ai trouvé cet essai intéressant et parlant...

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Dans la même idée de parler des représentations féminines dans la pop culture, sans que cela soit un essai, je suis curieuse de lire Héroînes : Les figures féminines de la pop culture que Ludivine a chroniqué il y a quelques jours sur son blog. Des auteurices y dressent le portrait de plus de 70 personnalités fictives telles que Buffy Summers, Hermione Granger, Michonne, etc. Des héroïnes fortes et différentes, qui en imposent.


En quelques mots...
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