Leçons de chimie de Bonnie Garmus

19 mai 2026



Faites la connaissance de l'anticonformiste et intransigeante Elizabeth Zott. Votre capacité à tout changer commence ici et maintenant.

Brillante ? Elizabeth Zott l'est. En tout. Mais dans l'Amérique patriarcale des années 1960, rares sont les hommes qui s'en aperçoivent. À l'Institut de chimie où elle travaille, les remarques sexistes fusent à son passage. Quand on ne lui vole pas ses recherches, tous la renvoient à cette cuisine dont elle n'aurait jamais dû sortir... Alors elle y reviendra. D'une manière tout à fait inattendue : elle devient la vedette de télévision d'une émission culinaire très populaire. Son anticonformisme étonne, détonne, secoue les ménagères... Reste trouver la délicate alchimie du bonheur...


Leçons de chimie de Bonnie Garmus • Pocket, 2023 • 544 pages • 9,90 €
Lessons in Chemistry (2022), traduit par Christel Gaillard-Paris




Avertissement (Trigger Warning) :
Je vous laisse surligner ci-dessous, si vous le voulez. Cela peut divulguer une partie de l'intrigue.
agression sexuelle - évocation du suicide - mort - sexisme - viol - violence conjugale

Pocket & Bonnie Garmus
D'abord connue sous le nom "Presses Pocket", Pocket a été créée en 1962. À travers différentes collections, beaucoup de genres littéraires sont représentés ; de la romance, de l'imaginaire, des thrillers & co. C'est chez eux qu'est sorti le premier roman de l'américaine Bonnie GarmusLeçons de chimie, précédemment paru sous le titre de La Brillante Destinée d'Elizabeth Zott (Robert Laffont, 2022). Un roman déjà adapté en série TV avec Brie Larson dans le rôle principal.


Leçons de chimie
Comment allier lecture plaisir, lecture prenante et lecture intelligente ? En dévorant Leçons de chimie, pardi ! Un roman clairement à la hauteur de sa réputation. J'ai adoré partir à la découverte d'Elizabeth Zott - de ses travaux, pensées, combats.

Un personnage féminin et féministe à ne pas louper, une héroïne singulièrement attachante - pour son intelligence autant que pour sa naïveté, sa pugnacité et son naturel. Leçons de chimie, c'est aussi une histoire d'amour, mais c'est loin de se résumer à cela. C'est Elizabeth et Calvin, mais c'est surtout une jeune scientifique qui, malgré la misogynie ambiante des années 60, essaie de rester fidèle à ses valeurs et mène une bataille permanente pour s'accomplir par elle-même. Cela dit, on compte aussi quelques personnages secondaires auxquels on s'attache à mesure qu'Elizabeth noue des liens avec eux.

Certains revirements de situations sont jouissifs, quand d'autres nous donnent envie de nous taper la tête contre le mur... Il y a des passages désarmants d'émotions et d'autres, tout bonnement révoltants. Révoltants, mais peu surprenants vu l'époque et les milieux dans lesquels évolue Elizabeth. La scientifique se retrouve en cuisine et n'a pas dit son dernier mot, s'acharnant à faire les choses à sa façon et exhortant les femmes au foyer du pays à réfléchir à ce qu'elles veulent - à prendre confiance, si leur souhait est ailleurs ! Bref, j'ai dévoré ce roman, j'ai adoré Elizabeth et tous les messages passés par l'autrice.

"Les hommes et les femmes sont tous deux des êtres humains. Et en tant qu'êtres humains, nous sommes des sous-produits de notre éducation, des victimes de nos systèmes éducatifs médiocres, et nous choisissons nos comportements. En bref, la réduction des femmes à quelque chose de moins que les hommes, et l'élévation des hommes à quelque chose de plus que les femmes, n'est pas biologique : c'est culturel. Et ça commence avec deux mots : rose et bleu. À partir de là, tout part en vrille."

Virgules de Joanne Richoux

13 mai 2026



Chloé et Maxence se rencontrent au lycée. C’est le printemps, la fin des années 2000, il y a les après-midis étirées par la weed, ce corps de l’autre qu’on découvre. Les parents essaient, échouent, Maxence se débat avec les injonctions à devenir un homme, Chloé s’affame ou raconte dans ses carnets. Bientôt ils profiteront de leurs vingt ans, le chaos planétaire enflera cet été-là, certaines colères aussi – Internet aura rendu le monde assourdissant. Alors viendra la trentaine, ce sera l’automne, quelques rêves s’égratigneront au tranchant du réel. Déjà, on collectionnera les souvenirs.

En trois temps, trois virgules à la langue fiévreuse, Joanne Richoux dépeint une génération étourdie de bruits et d’images, qui veut croire encore aux histoires d’amour, à une petite musique ou à un parfum familier, pour se consoler du reste.

Virgules de Joanne Richoux • Actes Sud (Domaine français), 2026 • 240 pages • 21 €
• service presse / merci à l'autrice •



Avertissement (Trigger Warning) :
Je vous laisse surligner ci-dessous, si vous le voulez. Cela peut divulguer une partie de l'intrigue.
anxiété - cancer - hôpital - mort - suicide - trouble du comportement alimentaire

Actes Sud & Joanne Richoux
Les éditions Actes Sud ont été créées en 1978. Le dernier roman de Joanne Richoux est publié dans leur collection Domaine français. Qu'elle s'essaie aux romans jeunesse (Cass crépuscule), qu'elle parle aux ados que nous étions et/ou aux adultes que nous sommes (La peau des filles, Sillage, Les collisions & co), qu'elle nous emporte dans un univers fantastique (Désaccordée et Orageuse, Virgile & Bloom) ou nous garde dans les affres du nôtre, c'est un grand OUI à chaque fois. De la même génération, enfants des années 90, je pense que ça explique en partie pourquoi ses mots résonnent autant en moi, roman après roman.


Virgules
2008, 2013 & 2023. Chloé et Maxence, de la fin de l'adolescence à l'âge adulte, oscillant entre évidence et doute, entre attirance et besoin de prendre le large. Le temps qui s'égrène, les ami•es, la famille, le mal-être, les études. Virgules, c'est une bouffée de nostalgie parce que les Vans aux pieds et BB Brunes dans les écouteurs. Parce que l'adolescence à la fin des années 2000. C'est retrouver le bruit ambiant du lycée, grouillant de notre urgence de vivre. Et comme c'est Joanne Richoux, ce sont les parfums, les odeurs, les ardeurs, la soif de ressentir, la santé mentale, la société. Ce sont des personnages à la vulnérabilité qui touche au cœur. Deux personnages en particulier, elle et lui, Chloé et Maxence, que nous voyons grandir, essayer d'avancer malgré tout.

Ça me fout toujours un peu en vrac quand je lis un roman de l'autrice, parce que ses mots, les doutes et questionnements de ses personnages sont loin de me laisser indifférente. Forcément, c'est ce genre de roman qui marque, qui reste en tête.

"Les adultes sont des hypocrites. Qu'ils bâtissent un monde meilleur pour leurs enfants, au lieu de feindre ces mines éplorées lorsque ceux-ci chutent. Sinon, qu'ils se taisent."

Faire fleurir la foudre d'Alexandre Chardin

11 mai 2026


Amitiés maladroites, amours fracassantes et pied de nez à la tragédie racontés avec une poésie fulgurante et une théâtralité novatrice !

Nina rêve de feu. D’un incendie qui emporte tout sur son passage... Les rumeurs, les menaces, la violence qui consume. Lorsque Marin regarde Nina, c’est lui qui prend feu. Le cœur comme un brasier. Un coup de foudre. Ils devront dépasser les rivalités de leurs bandes. Naviguer dans la tempête. Ce sera l’aube ou rien.


Titre : Faire fleurir la foudre -  Auteur : Alexandre Chardin
Éditeur : Sarbacane - Collection : Exprim'
Date de sortie : mai 2026 - Format : papier (134 pages) Prix : 13,90 €
• service presse •

#fairefleurirlafoudre #contemporain #youngadult
#alexandrechardin #editionssarbacane #collectionexprim


Avertissement (Trigger Warning) :
Je vous laisse surligner ci-dessous, si vous le voulez. Cela peut divulguer une partie de l'intrigue.
arme à feu - évocation d'emprise et d'agression sexuelle sur mineure - harcèlement - violence
Sarbacane, collection Exprim' & Alexandre Chardin
Une collection que j'aurai adoré découvrir lorsque j'étais ado et que je prends plaisir à explorer depuis ma vingtaine (j'en ai 34 maintenant). Des romans souvent engagés, contemporain, fantastique, SF & co - destinés aux adolescents et aux adultes.

Alexandre Chardin, auteur français, a déjà fait sa place dans ma bibliothèque avec deux de ses précédentes parutions : Notre feu (Rageot, 2021) & Le cri du corps (Sarbacane, 2024). Ce dernier m'avait beaucoup plu et je ne pouvais pas passer à côté d'un nouveau roman de l'auteur dans la même collection !


Faire fleurir la foudre
"Acte I Scène 1 Le cœur
Je suis le cœur de Nina, bien enfermé dans le manteau long qu'elle porte, sous la colère qu'elle porte, les yeux noirs qu'elle tend comme des poignards affûtés par ses rages. Elle ne baisse jamais la garde, elle prévient, elle menace. Qu'on lui foute la paix, elle brûlera tout. Dans la cour du collège, ils l'observent, donnent des coups de menton, sourient, disent ce qu'elle est. Aiment à répéter le mot vulgaire de ce qu'elle est. Par petits groupes, ils tournent leur tête curieuse et elle le lit sur leurs lèvres, qu'elle voudrait brûler de sa foudre. Elle rêve de feu. L'incendie qui purifierait tout. S'y jeter elle aussi. Depuis le temps qu'elle chute !"

C'est avec les mots ci-dessus que commence Faire fleurir la foudre. Un roman YA poétiquement moderne et original - alliant le théâtre à un style plus contemporain pour nous conter l'histoire de Marin et Nina. Une histoire où l'espoir d'une fin heureuse à sa place. Un roman qui parle de cœur, d'amour, d'amitié, de seconde chance, d'adolescence.

Il y a le foyer des jeunes et le foyer des anciens, il y a le collège et la famille. Il y a celleux qui savent et ferment les yeux, celleux qui font semblant de ne pas comprendre, et celleux qui écoutent et aident. Beaucoup la jugent pour ce qu'elle fait. Marin, lui, tombe amoureux de Nina et la voit comme elle est. Une adolescente de quatorze ans à qui il faut tendre la main. Clara, du côté des anciens, entend et attend le bon moment. Le regard protecteur et patient de cette dernière m'a particulièrement marqué.

Une lecture qui m'a parfois fait penser à La petite ville des grands rêves de Fredrik Backman aka un de mes plus gros coups de cœur. J'y ai retrouvé une même profondeur dans le maelström d'émotions qui traverse les personnages, une même façon d'écrire en annonçant certaines choses à l'avance. Bref, j'ai dévoré et adoré ce court roman et serai au rendez-vous lorsque l'auteur publiera à nouveau dans cette collection !

"Je bats sur le seuil de la maison, j'hésite. Je suis tout ce qui reste à Nina. Elle ne sait pas d'où vient cet espoir aux crocs pointus. Elle le hait.
L'espoir dit « l'aube ». Il dit « après ». Il ose : « un jour ».
Il dit qu'elle dansera.
Car chaque enfant porte son phénix.
Mais elle chute.
Battre. Battre dans la chute. Je suis cœur et remue son sang jusqu'à ce qu'il s'éclaire.
Battre."

La Cabane dans les arbres de Vera Buck

9 mai 2026

C’est l’heure des vacances. Henrik et Nora ont décidé de partir en Suède avec Fynn, leur fils de cinq ans. Mais à peine arrivés dans leur jolie maison isolée au cœur de la forêt, une sensation d’oppression les étreint. Très vite, ce qui devait être un été idyllique se transforme en cauchemar : le squelette d’un enfant est déterré dans les environs et, peu après, Fynn disparaît. Alors que ses parents remuent ciel et terre pour le retrouver, Rosa, une troublante jeune femme passionnée de botanique, découvre un terrible secret dissimulé au fond des bois. Y a-t-il un lien entre la disparition de Fynn et le petit squelette ? Et qu’en est-il de la cabane perchée dans le vieux frêne, un endroit sinistre qui semble encore habité ?

Titre : La Cabane dans les arbres - Autrice : Vera Buck
Titre original : Das Baumhaus (2024) - Traducteur : Brice Germain
Éditeur : Gallmeister - Date de sortie : août 2025
Format : papier (464 pages) - Prix : 24,90 €

#lacabanedanslesarbres #thriller #verabuck #gallmeister


Avertissement (Trigger Warning) :
Je vous laisse surligner ci-dessous, si vous le voulez. Cela peut divulguer une partie de l'intrigue.
arme blanche et à feu - chasse - évocation de cruauté animale - feu - harcèlement - hôpital - kidnapping - mort - séquestration - traumatisme - violence

Gallmeister & Vera Buck
Les éditions Gallmeister ont été créées en 2006. Des classiques des sœurs Brontë à l'incontournable Betty de Tiffany McDaniel en passant par les romans à suspense de Peter Swanson, leur catalogue est riche en tentations ! La ME publie des auteurices du monde entier et j'apprécie de plus en plus explorer et découvrir ce qu'elle propose. Si l'autrice allemande Vera Buck a précédemment publié Les Enfants loups (2024), c'est avec La Cabane dans les arbres que j'ai découvert son travail.


La Cabane dans les arbres
Henrick, Nora et Fynn s'installent dans une maison de famille isolée, dans le Norrland, en Suède. Henrick et son imagination débordante, obnubilé par son nouveau roman... La prudente Nora, en peine avec une trahison passée... Les tensions éclatent autant que les vérités lorsque le drame arrive. Fynn joue avec son père Henrick, dans la forêt, lorsqu'il disparaît soudainement. Dans la même forêt où des ossements humains viennent tout juste d'être découverts par Rosa, une jeune femme que certain•es qualifieraient d'étrange. Dans la même forêt où une sinistre cabane dans les bois suinte le malheur.

"Les bois et le lac sombre devant notre maison sont un appel à écrire et à raconter des histoires. Une forêt et un lac, ce sont les meilleurs viviers pour les monstres et les angoisses de toutes sortes." - Henrick

Avant même sa sortie, ce roman me rendait curieuse, autant attirée par sa couverture que par son résumé. Et j'en ressors très satisfaite. Contente d'avoir lu un thriller aussi prenant qu'immersif, avec une intrigue riche et bien ficelée. Entre mensonge, famille, manipulation, traumatisme d'enfance, solitude, liberté, parano. Un thriller qui nous tient en haleine jusqu'aux derniers chapitres. Le ventre noué par l'angoisse et la peur, le cœur serré, nous plongeons dans l'horreur. Et nous doutons. Les chapitres alternent entre le point de vue de différents personnages et, en tant que lecteurices, nous ne savons pas si nous pouvons nous fier à 100% à certain. Un procédé qui contribue à en faire un véritable page turner. L'autrice mène très bien sa barque... Je ne vais pas dire le contraire étant donné mon incapacité à lâcher le livre avant d'avoir enfin eu le fin mot de l'histoire !

En plus de tout l'aspect thriller, j'ai apprécié que l'autrice parle de quelques légendes et termes spécifiques aux lieux. Ainsi, nous apprenons que "bullerbysyndromet" est le mot pour qualifier l'amour démesuré des Allemands pour le monde préservé et idyllique que serait la Suède. J'aurais adoré que cet aspect soit davantage développé, ça aurait été un plus intéressant. Maintenant cette chronique terminée, moi, je vous laisse, je vais essayer de mettre la main sur les romans d'Astrid Lindgren !

"Ce que nous ne sommes pas constitue une partie importante de nous-mêmes. Il vaut mieux le découvrir vite plutôt que toujours essayer de répondre à des exigences qui nous sont éloignées." - Nora

Vertiges de Rebecca Taylor McKay

5 mai 2026

Veillez à n'être dérangé sous aucun prétexte !

En lisant ce livre, vous allez commencer par vous imaginer qu'il s'agit d'une histoire assez banale. Celle de deux amoureux, Clara et Spencer, qui passent leur lune de miel en Italie, dans un très bel hôtel près de Positano. Et qui, entre bains de soleil et cocktails face à la mer, se lient d'amitié avec un autre couple. Presque du Françoise Sagan. Les choses ne sont néanmoins pas aussi parfaites qu'elles en ont l'air. Et elles se compliquent même assez vite lorsque Clara reçoit un message anonyme pour la prévenir que son mari lui ment. Il faut reconnaître, vous vous en apercevrez vite, que Spencer n'est pas très net ; il semble par exemple déjà très bien connaître les lieux alors qu'il est censé y venir pour la première fois. N'est-il pas également un peu trop proche de leur nouveau couple d'amis qui, eux aussi, semblent cacher des choses ? Peu à peu, la paranoïa s'empare de Clara. Vous allez formuler, à votre tour, bien des hypothèses. Mais jamais vous ne pourrez soupçonner ce qui se dissimule sous la surface, ni anticiper les multiples rebondissements qui émaillent ce livre.

Vous croyez lire une histoire... et c'en est une autre qui se joue à votre insu. Avec ce premier roman à l'intrigue diabolique, Rebecca Taylor McKay signe un véritable chef-d'œuvre de manipulation. Dans la lignée de la série The White Lotus et des Apparences de Gillian Flynn, elle y dissèque la vie conjugale et ses aléas d'une main de maître et compose ainsi une percutante symphonie paranoïaque dont personne ne reviendra indemne.


Titre : Vertiges - Autrice : Rebecca Taylor McKay
Titre original : The Honeymoon Suite (2026) - Traductrice : Caroline Nicolas
Éditeur : Sonatine -  Date de sortie : mai 2026 - Format : numérique - Prix : 9,99 €
Sortie prévue en librairie le 7 mai
• service presse •

#vertiges #lunedemiel #thriller #rebeccataylormckay #sonatine


Avertissement (Trigger Warning) :
Je vous laisse surligner ci-dessous, si vous le voulez. Cela peut divulguer une partie de l'intrigue.
agression sexuelle - évocation du suicide, de fausse couche, de violence conjugale - hôpital - mort

Sonatine & Rebecca Taylor McKay
Maison d'édition créée en 2008, Sonatine fait partie du groupe Editis depuis 2014. C'est chez eux que sont publiés les romans de Paula Hawkins ou encore de R. J. Ellory. L'autrice anglaise Rebecca Taylor McKay s'y fait une place avec son premier roman Vertiges. Avouez que le résumé de l'éditeur, ci-dessus, est original, sort un peu de l'ordinaire et attise la curiosité, non ? Dommage qu'il divulgue une information qu'il aurait fallu garder secrète.


Vertiges
Bienvenue dans l'Angleterre, mais surtout l'Italie des années 60 ! Spencer et Bambi passent leur lune de miel à Positano. Un mois pour profiter ensemble, après de longs moments difficiles, semble-t-il. Mais la jeune femme découvre un mot glissé sous sa porte, lui affirmant que son mari lui ment... Mensonges, faux-semblants, secrets. Que découvrira-t-elle sur l'homme qu'elle a épousé ? Quelques retours en arrière nous permettent peu à peu de reconstituer le puzzle de leur histoire d'amour.

L'étrange comportement de son mari envers un couple qu'iels croisent aussi bien qu'avec le personnel de l'hôtel dans lequel iels séjournent intrigue de plus en plus Bambi et la pousse à se poser des questions. Les rencontres se répètent, les malaises entre elleux aussi. Je n'ai pas ressenti de réelle affection pour les personnages, même pas pour Bambi. Cela dit, j'ai aimé que certains soient suffisamment retors et donnent envie de garder un œil sur eux pour voir jusqu'où ils étaient capables d'aller !

Un thriller domestique efficace, mais dont le rythme lent de l'intrigue m'a parfois trop fait décrocher. Cette langueur, est-elle voulue et due à la chaleur du soleil italien ? Je ne sais pas. En tout cas, on nous sérine qu'il s'est passé quelque chose et que ce voyage de noces est comme un nouveau départ pour le couple, à tel point que ça en devient lassant de remettre le sujet sur le tapis sans l'expliciter. Comme l'impression de tourner en rond bien trop longtemps. Bien entendu, les explications finissent par nous être données et l'intrigue prend une tournure plus intéressante, mais j'aurais aimé être davantage et plus vite happée. 

"Il serait trop facile de se laisser submerger par l'émerveillement devant le bleu étincelant de la mer qui s'étend dans toutes les directions. Même ceux qui souffrent de vertige peinent à résister à son attrait. Ici, on appelle ça il richiamo del vuoto. L'appel du vide. Ce mélange d'excitation et d'effroi qui vous emplit lorsque vous vous approchez du bord et que, pendant une fraction de seconde, vous imaginez ce que cela ferait de sauter."