Bilan du mois | Mai 2026

1 juin 2026

  
    

Erêves de Stéphane Servant - chronique
Vertiges de Rebecca Taylor McKay - chronique

Le chat du bibliothécaire, tome 01 : Succès mortel de Miranda James - Un cosy mystery emprunté à la bibliothèque. Si, dans un premier temps, j'ai apprécié y trouver un personnage principal masculin qui semblait assez bienveillant, son ton a fini par frôler bien trop souvent le paternalisme au point que ça m'a mis la puce à l'oreille... Derrière le pseudo Miranda James se cache bel et bien un homme ; Dean James. Et cela se ressent. Le côté donneur de leçons sans l'air d'y toucher en devient agaçant, surtout que Charlie intervient régulièrement pour arranger les choses à sa façon lorsqu'il le pense nécessaire ou alors lorsqu'il s'agit d'empiéter sur les plates-bandes de la shérif en charge de l'enquête. C'est à se demander si l'auteur aurait écrit de la même façon si l'autorité en face de Charlie avait été un homme. Et si on commence à se poser ce genre de questions, ce n'est jamais bon signe... Enfin, Diesel, le maine coon, est davantage un objet de curiosité que réellement utile à l'enquête, dommage. Cela dit, ça se lit assez facilement et je n'ai pas reposé le livre parce que j'avais tout de même envie de connaître le fin mot de l'histoire. Un écrivain est mort, nombreux•ses sont les suspect•es et je n'ai pas deviné lae coupable trop tôt, donc voilà un point positif. Sur les 17 tomes déjà parus en VO, 11 ont déjà été traduits en français. Pour ma part, je m'arrête au tome 1.
TW ⇾ évocation de maltraitance infantile - maladie - mort

La Cabane dans les arbres de Vera Buck - chronique
Faire fleurir la foudre d'Alexandre Chardin - chronique
Virgules de Joanne Richoux - chronique
Leçons de chimie de Bonnie Garmus - chronique
C'est moi Crabouille le plus beau ! de Peggy Nille - chronique

[ABANDON] L'illusion de Maxime Chattam - Cela faisait longtemps que je n'avais rien lu de l'auteur, mais la biblio propose la plupart de ses romans, alors j'ai embarqué celui-ci... Et ça finit malheureusement par un abandon après en avoir lu 25%. Malgré le cadre de l'histoire (station de ski, petit groupe de personnes isolé pendant l'été, étrange propriétaire), j'ai eu du mal à passer outre le personnage principal dont les réflexions m'ont rebuté dès le début. Même chose pour les descriptions (personnages, lieux & co) trop lourdes et poussives. Et puis l'intrigue met du temps à se mettre en place. Bref, je n'avais aucune envie de me poser pour reprendre la lecture et ça, c'est mauvais signe. J'ai préféré lâcher l'affaire et lire autre chose.

La Princesse des glaces de Camilla Läckberg - Suite au décès de ses parents, Erica est de retour à Fjällbacka (Suède). Elle va être mêlée à une enquête de police lorsque le corps de sa meilleure amie d'enfance est découvert. S'est-elle vraiment suicidée ? Pourquoi la jeune femme avait l'air de cacher des choses, même à son mari ? Des secrets du passé vont venir bouleverser bon nombre de gens. J'ai apprécié la manière dont l'autrice instille le suspense et fait mener l'enquête à ses personnages - aussi bien du côté d'Erica (écrivaine) que de Patrick (flic qui connaît Erica depuis l'enfance et love interest). Le background est intéressant à découvrir peu à peu. On sent que l'autrice a créé une histoire solide autour des personnages. Il faut savoir que certains passages sont tout de même éprouvants à lire et j'espère que deux personnages en particulier finiront par payer leurs méfaits dans la suite ! Les tomes suivants étant dispo à la biblio, c'est une saga que je compte bien continuer. J'aime bien son côté "force tranquille". Plusieurs adaptations ont vu le jour depuis la publication de ce premier tome (2003 pour la VO et 2008 pour la VF). Un téléfilm suédois ainsi qu'une série TV franco-belge. Mais également une BD par Léonie Bischoff & Olivier Bocquet. TW ⇾ agression sexuelle - mort - pédophilie - suicide - viol - violence conjugale

Le Journal d'une femme de chambre d'Octave Mirbeau - Un classique que je voulais lire depuis un moment (il était dans ma PàL depuis quatre ans d'ailleurs) et que j'ai trouvé relativement prenant. Si des longueurs se font tout de même sentir et que j'ai parfois grincer des dents pour certains propos, j'ai surtout apprécié y croiser un personnage féminin qui assume son effronterie et ses libertés, ses désirs. Célestine se confie sur ses anciennes places et sur l'actuelle, sur ses bonnes expériences comme sur ses mauvaises. TW ⇾ antisémitisme - évocation d'alcoolisme, de maltraitance, de viol - mort
"D'ailleurs, j'avertis charitablement les personnes qui me liront que mon intention, en écrivant ce journal, est de n'employer aucune réticence, pas plus vis-à-vis de moi-même que vis-à-vis des autres. J'entends y mettre au contraire toute la franchise qui est en moi et, quand il le faudra, toute la brutalité qui est dans la vie. Ce n'est pas de ma faute si les âmes, dont on arrache les voiles et qu'on montre à nu, exhalent une si forte odeur de pourriture."


Haul du mois
(service presse, emprunt et achat)

C'est moi Crabouille le plus beau ! de Peggy Nille (SP Little Urban) 

L'illusion de Maxime Chattam (emprunt bibliothèque) abandon
La Princesse des glaces de Camilla Läckberg (emprunt bibliothèque) 


Les comptes à la loupe

PAL : 43 -7
Wish list : 113

Nombre de livres lus ce mois-ci : 10 + 1 abandon


On discute un peu ?

😀😞 Up and down du mois : Cookies aux pépites de chocolat // Avancer dans mon projet tricot // Les premiers dahlia sont en fleurs // Le nouveau roman de Joanne Richoux 🫶 // Une matinée au jardin pour planter légumes et fleurs // Un pas après l'autre // Il fait chaud ! // Explorer un peu plus le village et flâner // Fête des mères ✨

📖 Un point sur mes réceptions ? Après un joli craquage en avril, mai a été beaucoup plus raisonnable. Bon ok, j'avoue tout, j'ai tout de même craqué pour la nouvelle campagne Ulule de Twinkle éditions, mais le livre n'arrivera qu'en octobre dans ma PàL 🍂 // Un point sur mes lectures ? J'ai enchainé les belles découvertes, entre les romans qui marquant par leurs personnages, l'écriture des auteurices ou encore les messages transmis. Du coup, la suite a été compliquée, jusqu'à un abandon surprise pour un Maxime Chattam... J'avoue qu'à l'heure où j'écris ce bilan, je ne sais pas quel livre sortir de ma PàL 🤔


- Je vous souhaite un bon mois de juin -
Prenez soin de vous ♡

C'est moi Crabouille le plus beau ! de Peggy Nille

22 mai 2026





Faites la connaissance de Crabouille, qui a une drôle de bouille ! Une super histoire pour s'accepter au naturel, suivie d'un cherche et trouve foisonnant et d'un mini documentaire sur l'animal qui a inspiré cette aventure : le crabe décorateur.


C'est moi Crabouille le plus beau ! de Peggy Nille
Little Urban, 2026 • 32 pages • 14,90 €
• service presse •


Little Urban & Peggy Nille
Depuis 2015, la maison d'édition nous régale avec de beaux albums, des romans pour les petit•es (dès 6 ans) et les plus grand•es (9-12 ans), des documentaires et des jeux (des puzzles, ouiii). Plus de 10 ans de parutions, 10 ans de pépites. Et Peggy Nille, artiste française, rejoint l'aventure ! Ayant déjà lu certaines de ses précédentes parutions chez Saltimbanque - La libellule qui pète et la mouche qui pue & Bambi -, c'est avec plaisir que j'ai découvert son nouvel album C'est moi Boubouse la plus forte ! sorti début mars. Et l'aventure continue avec C'est moi Crabouille le plus beau ! en ce mois de mai.


C'est moi Crabouille le plus beau !
C'est bientôt la grande fête de l'océan et Crabouille veut se faire chic et beau. Alors, il s'interroge sur son apparence. Des petites pattes, des yeux globuleux... Il questionne d'autres habitants de l'océan pour trouver des conseils. Un sujet important à aborder avec les enfants (la confiance en soi), une intensité des couleurs concernant les illustrations (magnifiques !) et un texte qui ne manque pas d'humour. Sans oublier le cherche et trouve et la présentation du crabe décorateur qui concluent l'album. Bref, j'admire toujours autant le travail de Peggy Nille, album après album ! Un vrai plaisir à lire et c'est conseillé dès 3 ans. Pour ma part, je l'ai découvert avec mon p'tit neveu et ce sont des moments partagés qui me tiennent vraiment à cœur.

N'hésitez pas à aller voir la vidéo de présentation de l'illustratrice, qui parle des deux albums : ICI

Leçons de chimie de Bonnie Garmus

19 mai 2026



Faites la connaissance de l'anticonformiste et intransigeante Elizabeth Zott. Votre capacité à tout changer commence ici et maintenant.

Brillante ? Elizabeth Zott l'est. En tout. Mais dans l'Amérique patriarcale des années 1960, rares sont les hommes qui s'en aperçoivent. À l'Institut de chimie où elle travaille, les remarques sexistes fusent à son passage. Quand on ne lui vole pas ses recherches, tous la renvoient à cette cuisine dont elle n'aurait jamais dû sortir... Alors elle y reviendra. D'une manière tout à fait inattendue : elle devient la vedette de télévision d'une émission culinaire très populaire. Son anticonformisme étonne, détonne, secoue les ménagères... Reste trouver la délicate alchimie du bonheur...


Leçons de chimie de Bonnie Garmus • Pocket, 2023 • 544 pages • 9,90 €
Lessons in Chemistry (2022), traduit par Christel Gaillard-Paris




Avertissement (Trigger Warning) :
Je vous laisse surligner ci-dessous, si vous le voulez. Cela peut divulguer une partie de l'intrigue.
agression sexuelle - évocation du suicide - mort - sexisme - viol - violence conjugale

Pocket & Bonnie Garmus
D'abord connue sous le nom "Presses Pocket", Pocket a été créée en 1962. À travers différentes collections, beaucoup de genres littéraires sont représentés ; de la romance, de l'imaginaire, des thrillers & co. C'est chez eux qu'est sorti le premier roman de l'américaine Bonnie GarmusLeçons de chimie, précédemment paru sous le titre de La Brillante Destinée d'Elizabeth Zott (Robert Laffont, 2022). Un roman déjà adapté en série TV avec Brie Larson dans le rôle principal.


Leçons de chimie
Comment allier lecture plaisir, lecture prenante et lecture intelligente ? En dévorant Leçons de chimie, pardi ! Un roman clairement à la hauteur de sa réputation. J'ai adoré partir à la découverte d'Elizabeth Zott - de ses travaux, pensées, combats.

Un personnage féminin et féministe à ne pas louper, une héroïne singulièrement attachante - pour son intelligence autant que pour sa naïveté, sa pugnacité et son naturel. Leçons de chimie, c'est aussi une histoire d'amour, mais c'est loin de se résumer à cela. C'est Elizabeth et Calvin, mais c'est surtout une jeune scientifique qui, malgré la misogynie ambiante des années 60, essaie de rester fidèle à ses valeurs et mène une bataille permanente pour s'accomplir par elle-même. Cela dit, on compte aussi quelques personnages secondaires auxquels on s'attache à mesure qu'Elizabeth noue des liens avec eux.

Certains revirements de situations sont jouissifs, quand d'autres nous donnent envie de nous taper la tête contre le mur... Il y a des passages désarmants d'émotions et d'autres, tout bonnement révoltants. Révoltants, mais peu surprenants vu l'époque et les milieux dans lesquels évolue Elizabeth. La scientifique se retrouve en cuisine et n'a pas dit son dernier mot, s'acharnant à faire les choses à sa façon et exhortant les femmes au foyer du pays à réfléchir à ce qu'elles veulent - à prendre confiance, si leur souhait est ailleurs ! Bref, j'ai dévoré ce roman, j'ai adoré Elizabeth et tous les messages passés par l'autrice.

"Les hommes et les femmes sont tous deux des êtres humains. Et en tant qu'êtres humains, nous sommes des sous-produits de notre éducation, des victimes de nos systèmes éducatifs médiocres, et nous choisissons nos comportements. En bref, la réduction des femmes à quelque chose de moins que les hommes, et l'élévation des hommes à quelque chose de plus que les femmes, n'est pas biologique : c'est culturel. Et ça commence avec deux mots : rose et bleu. À partir de là, tout part en vrille."

Virgules de Joanne Richoux

13 mai 2026



Chloé et Maxence se rencontrent au lycée. C’est le printemps, la fin des années 2000, il y a les après-midis étirées par la weed, ce corps de l’autre qu’on découvre. Les parents essaient, échouent, Maxence se débat avec les injonctions à devenir un homme, Chloé s’affame ou raconte dans ses carnets. Bientôt ils profiteront de leurs vingt ans, le chaos planétaire enflera cet été-là, certaines colères aussi – Internet aura rendu le monde assourdissant. Alors viendra la trentaine, ce sera l’automne, quelques rêves s’égratigneront au tranchant du réel. Déjà, on collectionnera les souvenirs.

En trois temps, trois virgules à la langue fiévreuse, Joanne Richoux dépeint une génération étourdie de bruits et d’images, qui veut croire encore aux histoires d’amour, à une petite musique ou à un parfum familier, pour se consoler du reste.

Virgules de Joanne Richoux • Actes Sud (Domaine français), 2026 • 240 pages • 21 €
• service presse / merci à l'autrice •



Avertissement (Trigger Warning) :
Je vous laisse surligner ci-dessous, si vous le voulez. Cela peut divulguer une partie de l'intrigue.
anxiété - cancer - hôpital - mort - suicide - trouble du comportement alimentaire

Actes Sud & Joanne Richoux
Les éditions Actes Sud ont été créées en 1978. Le dernier roman de Joanne Richoux est publié dans leur collection Domaine français. Qu'elle s'essaie aux romans jeunesse (Cass crépuscule), qu'elle parle aux ados que nous étions et/ou aux adultes que nous sommes (La peau des filles, Sillage, Les collisions & co), qu'elle nous emporte dans un univers fantastique (Désaccordée et Orageuse, Virgile & Bloom) ou nous garde dans les affres du nôtre, c'est un grand OUI à chaque fois. De la même génération, enfants des années 90, je pense que ça explique en partie pourquoi ses mots résonnent autant en moi, roman après roman.


Virgules
2008, 2013 & 2023. Chloé et Maxence, de la fin de l'adolescence à l'âge adulte, oscillant entre évidence et doute, entre attirance et besoin de prendre le large. Le temps qui s'égrène, les ami•es, la famille, le mal-être, les études. Virgules, c'est une bouffée de nostalgie parce que les Vans aux pieds et BB Brunes dans les écouteurs. Parce que l'adolescence à la fin des années 2000. C'est retrouver le bruit ambiant du lycée, grouillant de notre urgence de vivre. Et comme c'est Joanne Richoux, ce sont les parfums, les odeurs, les ardeurs, la soif de ressentir, la santé mentale, la société. Ce sont des personnages à la vulnérabilité qui touche au cœur. Deux personnages en particulier, elle et lui, Chloé et Maxence, que nous voyons grandir, essayer d'avancer malgré tout.

Ça me fout toujours un peu en vrac quand je lis un roman de l'autrice, parce que ses mots, les doutes et questionnements de ses personnages sont loin de me laisser indifférente. Forcément, c'est ce genre de roman qui marque, qui reste en tête.

"Les adultes sont des hypocrites. Qu'ils bâtissent un monde meilleur pour leurs enfants, au lieu de feindre ces mines éplorées lorsque ceux-ci chutent. Sinon, qu'ils se taisent."

Faire fleurir la foudre d'Alexandre Chardin

11 mai 2026


Amitiés maladroites, amours fracassantes et pied de nez à la tragédie racontés avec une poésie fulgurante et une théâtralité novatrice !

Nina rêve de feu. D’un incendie qui emporte tout sur son passage... Les rumeurs, les menaces, la violence qui consume. Lorsque Marin regarde Nina, c’est lui qui prend feu. Le cœur comme un brasier. Un coup de foudre. Ils devront dépasser les rivalités de leurs bandes. Naviguer dans la tempête. Ce sera l’aube ou rien.


Titre : Faire fleurir la foudre -  Auteur : Alexandre Chardin
Éditeur : Sarbacane - Collection : Exprim'
Date de sortie : mai 2026 - Format : papier (134 pages) Prix : 13,90 €
• service presse •

#fairefleurirlafoudre #contemporain #youngadult
#alexandrechardin #editionssarbacane #collectionexprim


Avertissement (Trigger Warning) :
Je vous laisse surligner ci-dessous, si vous le voulez. Cela peut divulguer une partie de l'intrigue.
arme à feu - évocation d'emprise et d'agression sexuelle sur mineure - harcèlement - violence
Sarbacane, collection Exprim' & Alexandre Chardin
Une collection que j'aurai adoré découvrir lorsque j'étais ado et que je prends plaisir à explorer depuis ma vingtaine (j'en ai 34 maintenant). Des romans souvent engagés, contemporain, fantastique, SF & co - destinés aux adolescents et aux adultes.

Alexandre Chardin, auteur français, a déjà fait sa place dans ma bibliothèque avec deux de ses précédentes parutions : Notre feu (Rageot, 2021) & Le cri du corps (Sarbacane, 2024). Ce dernier m'avait beaucoup plu et je ne pouvais pas passer à côté d'un nouveau roman de l'auteur dans la même collection !


Faire fleurir la foudre
"Acte I Scène 1 Le cœur
Je suis le cœur de Nina, bien enfermé dans le manteau long qu'elle porte, sous la colère qu'elle porte, les yeux noirs qu'elle tend comme des poignards affûtés par ses rages. Elle ne baisse jamais la garde, elle prévient, elle menace. Qu'on lui foute la paix, elle brûlera tout. Dans la cour du collège, ils l'observent, donnent des coups de menton, sourient, disent ce qu'elle est. Aiment à répéter le mot vulgaire de ce qu'elle est. Par petits groupes, ils tournent leur tête curieuse et elle le lit sur leurs lèvres, qu'elle voudrait brûler de sa foudre. Elle rêve de feu. L'incendie qui purifierait tout. S'y jeter elle aussi. Depuis le temps qu'elle chute !"

C'est avec les mots ci-dessus que commence Faire fleurir la foudre. Un roman YA poétiquement moderne et original - alliant le théâtre à un style plus contemporain pour nous conter l'histoire de Marin et Nina. Une histoire où l'espoir d'une fin heureuse à sa place. Un roman qui parle de cœur, d'amour, d'amitié, de seconde chance, d'adolescence.

Il y a le foyer des jeunes et le foyer des anciens, il y a le collège et la famille. Il y a celleux qui savent et ferment les yeux, celleux qui font semblant de ne pas comprendre, et celleux qui écoutent et aident. Beaucoup la jugent pour ce qu'elle fait. Marin, lui, tombe amoureux de Nina et la voit comme elle est. Une adolescente de quatorze ans à qui il faut tendre la main. Clara, du côté des anciens, entend et attend le bon moment. Le regard protecteur et patient de cette dernière m'a particulièrement marqué.

Une lecture qui m'a parfois fait penser à La petite ville des grands rêves de Fredrik Backman aka un de mes plus gros coups de cœur. J'y ai retrouvé une même profondeur dans le maelström d'émotions qui traverse les personnages, une même façon d'écrire en annonçant certaines choses à l'avance. Bref, j'ai dévoré et adoré ce court roman et serai au rendez-vous lorsque l'auteur publiera à nouveau dans cette collection !

"Je bats sur le seuil de la maison, j'hésite. Je suis tout ce qui reste à Nina. Elle ne sait pas d'où vient cet espoir aux crocs pointus. Elle le hait.
L'espoir dit « l'aube ». Il dit « après ». Il ose : « un jour ».
Il dit qu'elle dansera.
Car chaque enfant porte son phénix.
Mais elle chute.
Battre. Battre dans la chute. Je suis cœur et remue son sang jusqu'à ce qu'il s'éclaire.
Battre."