BD • Ne m'oublie pas, Les fiancés de l'hiver & Bordeterre

23 avr. 2026


La grand-mère de Clémence souffre de la maladie d'Alzheimer. Face à son désespoir, elle prend la décision de l'enlever de la maison de retraite et de prendre la route en quête de l'hypothétique maison d'enfance de sa mamie.

Une fuite, une quête, un égarement, l'occasion de se retrouver ? À moins que ce ne soit plutôt des adieux…


Titre : Ne m'oublie pas - Scénariste et dessinatrice : Alix Garin
Éditeur : Le Lombard - Date de sortie : janvier 2021 - Nombre de pages : 224 - Prix : 24,95 €

#nemoubliepas #bandedessinee #contemporain #alixgarin #editionslelombard

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Je vous laisse surligner ci-dessous, si vous le voulez. Cela peut divulguer une partie de l'intrigue.
accident voiture - homophobie - maladie - violence


Scénariste et dessinatrice belge, Alix Garin a marqué le milieu dès sa première publication. Ne m'oublie pas, publié en 2021 chez Le Lombard, a gagné pas moins de cinq prix, dont le prix BD Babelio. Une BD qui aborde la maladie avec une tendresse teintée d'humour. Ça commence avec un sms ; Mamy a fugué. Rejoins-moi à la maison de retraite. Ce n'est pas la première fois que Marie-Louise, 85 ans, s'échappe, essaie de retrouver une certaine liberté, guidée par le souvenir de ses parents. Pour Clémence, sa petite-fille, il est compliqué de la voir comme cela. Sur un coup de tête, elles partent vivre une folle escapade, ensemble. 

Ne m'oublie pas, c'est apprendre à dire doucement au revoir et savoir accompagner même quand cela devient difficile. Entre souvenirs et moments présents partagés. C'est l'oubli qui engloutit tout, qui désarme. Et l'inversion des rôles. Ce sont des touches d'humour qui rendent le tout encore plus touchant. Ce sont de belles planches, qui laissent transparaître beaucoup d'émotions, grâce aux expressions sur le visage des personnages. C'est une quête d'identité et un questionnement sur les relations entre les générations, aussi. Ainsi que sur le temps qui passe, forcément. C'est une fin tellement émouvante.

Et c'est Franklin à la TV quoi 🫶

Empruntée à la bibliothèque municipale, c'est une BD que j'aimerais acheter pour pouvoir la relire à l'envie.


"J'oublie. Je pense que je perds la tête... Mais le pire, c'est quand ça me revient."

- Marie-Louise -



Lorsque sa famille la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons, Ophélie doit tout quitter pour le suivre jusqu'à la Citacielle. À la cour du seigneur Farouk, les apparences sont trompeuses et les intrigues parfois mortelles...


Titre : La Passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l'hiver - Illustratrice : Vanyda
D'après l'œuvre de Christelle Dabos - Éditeur : Gallimard - Collection : Fétiche
Date de sortie : janvier 2026 - Nombre de pages : 280 - Prix : 28 €

#lapassemiroir #lesfiancesdelhiver #bandedessinee #fantasy #vanyda #christelledabos #gallimard

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⇾ empoisonnement - mort - violence


La maladroite Ophélie se voit obligée de quitter Anima et sa famille pour se marier avec un sombre, taciturne et bourru inconnu venu du Pôle ; Thorn. Les Doyennes en ont décidé ainsi, peu importe l'avis d'Ophélie. Mais la jeune femme va vite se poser des questions sur le pourquoi de ce mariage... Qu'est-il vraiment attendu d'elle et à qui va t'elle bien pouvoir se fier ?

C'est assez impressionnant de voir cet univers si travaillé, si imaginé dans notre tête lors de la lecture des romans écrits par Christelle Dabos, être si bien illustré. Une saga phénomène qui a marqué bon nombre de lecteurices et une adaptation du premier tome réussie grâce au travail de Vanyda. C'était intéressant de voir aussi sa vision sur les pouvoirs d'Animistes, des Dragons & co - sa manière de les mettre en images. Les couleurs sombres des planches sont peut-être le seul bémol que j'aurais à soulever, j'aurais aimé quelque chose de plus lumineux et froid, pour coller à l'univers et aux caractères des personnages desquels Ophélie doit se méfier... aka pratiquement tout le monde.

Retrouver les personnages, dont une Ophélie qui sait se montrer têtue et avoir du répondant, m'a beaucoup plu. Accompagnée par sa tante Roseline, sous la protection de la redoutable Berenilde (tante de Thorn), la jeune femme va devoir contrer les dangers de Clairdelune. Il faut dire que son futur mariage avec Thorn n'enchante pas grand monde... J'ai aimé que les relations entre les personnages évoluent doucement, que le temps a été pris pour cela même dans la version BD. J'ai aimé retrouver, peu à peu, les personnages secondaires importants aussi - qui vont faire un plus ou moins long chemin au côté d'Ophélie. 

"- Qu'est-ce qui pourrait me mettre à ce point en danger ? Je n'ai pas tant d'importance... Ou vous me taisez l'essentiel !
- Vøus n'êtes pas forgée pour ce qui vous attend.
- Vous ne me connaissez pas, monsieur."

- échange entre Ophélie et Thorn -



Inès est le genre à castagner ceux qui cherchent des embrouilles à son frère, Tristan, autiste. Tristan lui, est plutôt du genre à regarder des deux côtés avant de traverser. Mais ce jour-là, il ne parvient pas à retenir sa soeur qui, courant après son chien... bascule dans un univers parallèle. Bordeterre. C’est le nom de cette ville, perchée sur une faille entre deux plans de réalité. On y croise des gamins qui chantent pour faire tourner un moulin, des châtelains qui pêchent des cailloux... et des créatures étranges. Inès, par nature, est ravie. Elle explore, sent le derrière de Bordeterre avec une joie souveraine, comme le chien qu’elle a suivi. Tristan est plus inquiet : il y a quelque chose de pourri dans cette ville...

Titre : Bordeterre, tome 1 : Les âmes débordées - Scénariste  et dessinateur : Timothée Leman
D'après l'œuvre de Julia Thévenot - Éditeur : Sarbacane
Date de sortie : avril 2024 - Nombre de pages : 96 - Prix : 22 €

#bordeterre #lesamesdebordees #bandedessinee #fantastique #timotheeleman #juliathevenot #sarbacane

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violence


Le roman de Julia Thévenot, lu à sa sortie en 2020, s'est conclu sur un coup de cœur. Lire cette adaptation BD me rendait forcément curieuse - voir ce que ça pouvait donner dans ce nouveau format, d'après Timothée Leman.

La mise en route m'a paru un brin rapide. Dans le roman, on ne voit pas beaucoup plus le frère et la sœur dans notre monde avant qu'iels basculent à Bordeterre, mais suffisamment pour mieux appréhender leur relation. Et c'est important que cela soit bien ancré pour mettre en "opposition" la suite des événements. 

Autrement, ce n'est pas forcément mon style de dessin, mais les illustrations collent bien à l'univers du roman finalement. Elles ont quelques choses d'unique, qui marquent l'œil et j'ai fini par beaucoup aimer cela - surtout la représentation des différents personnages. De plus, la richesse de l'univers, qu'on commence à découvrir dans ce premier volume, est un gros plus. L'intrépide Inès se retrouve embarquée par Philadelphe Saint-Esprit qui la prend pour un jeune garçon et est intéressé par ses capacités. Quant à Tristan, c'est Alma qui lui tend la main et lui explique l'histoire de Bordeterre - et pourquoi elle est en colère. Vu ce qui arrive dans la suite du roman, je lirai la suite de l'adaptation avec plaisir et intérêt lorsqu'elle sortira !

"- Qu'est-ce qui s'est p-passé, alors ? 
- Il s'est passé que les débordés en ont eu assez d'être des esclaves et qu'ils se sont rebellés. C'était il y a une quinzaine d'années. On a appelé cette révolution le « grand débordement ». Mais elle a échoué. [...]" 
- Tristan et Alma -

La Villa aux étoffes d'Anne Jacobs

19 avr. 2026


Augsburg, automne 1913. Marie quitte l'orphelinat pour entrer comme femme de cuisine dans la somptueuse villa des Melzer, une famille de riches industriels du textile. Tandis qu'elle tente de trouver sa place parmi les domestiques, à l'étage des maîtres, l'ouverture de la saison des bals occupe tous les esprits. Car cette année, Katharina, l'une des filles des Melzer, doit faire son entrée dans le monde. Seul Paul, l'héritier, semble étranger à cette agitation, déterminé à prendre ses distances avec sa famille... jusqu'à ce qu'il fasse la connaissance de Marie. Cette rencontre, qui va aider la jeune femme à percer le secret de sa naissance, pourrait également changer son destin.

Titre : La Villa aux étoffes - Autrice : Anne Jacobs
Titre original : Die Tuchvilla (2014) - Traductrice : Anne-Judith Descombey
Éditeur : 10/18 -  Date de sortie : juin 2021 - Nombre de pages : 646 - Prix : 10,40 €

#lavillaauxetoffes #romance #historique
#annejacobs #editions1018



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arme à feu - maladie - mort - tentative de suicide

10/18 & Anne Jacobs
Maison d'édition créée en 1962, 10/18 fait partie du groupe Editis. La ME propose exclusivement du format poche et une partie des romans de l'autrice allemande, Anne Jacobs, y sont publiés - les sagas Le Manoir oublié (3 tomes) et La Villa aux étoffes (6 tomes). En grand format, ces deux sagas sont sorties chez Charleston.


La Villa aux étoffes
L'Angleterre a Downton Abbey, l'Allemagne a La Villa aux étoffes ! Qui d'autre est fan de ce genre de sagas familiales historiques ?  Des sagas qui nous plongent si bien dans l'époque, via la manière de vivre des personnages, la société, l'Histoire.

De l'automne 1913 au printemps 1914, nous suivons Marie, nouvellement engagée en tant que femme de cuisine chez les Melzer. Du côté des maîtres, les époux Melzer et leurs trois enfants mènent aussi leur vie, entre l'usine de textile, les bals, les intrigues amoureuses et quelques secrets bien gardés. Dans l'intimité de la famille, les domestiques s'affairent et parlent, un œil sur leurs agissements. Et le rapprochement entre Marie, l'orpheline, et Paul, le fils de la maison, ne passe pas inaperçu...

En toute honnêteté, si la première moitié du roman me plaisait bien, j'avais le sentiment que je pourrai m'en tenir au premier tome sans ressentir le besoin de lire les suivants. Sauf que... Plus Marie en apprend sur ses parents, plus ça devient prenant - enquête et découvertes qui servent de fil rouge à ce premier tome. Plus les personnages évoluent, plus ils deviennent attachants/intéressants - enfin, j'ai mes chouchous hein ! J'ai aimé la force de caractère de Marie, la liberté de Kitty, l'état d'esprit de Paul - bien que tou•tes aient aussi leurs défauts. J'ai moins aimé l'irritable Johann et l'inflexible Elisabeth. J'ai adoré me plonger dans l'époque, aussi grâce à ce qui se trame autour de la famille. Les mouvements sociaux (condition féminine et socialisme) et l'imminence de la Première Guerre mondiale. Des sujets qui continueront, je le suppose, d'être explorés au fil des années passées auprès des Melzer. Bref, plus j'avançais dans le roman, plus j'étais certaine d'avoir envie de lire la suite.


"Soit on se respecte, soit on se perd. Qui se fait tout petit et rampe devant les autres est perdu d'avance..."
- Marie à Kitty -

Passager pour Francfort & Cinq heures vingt-cinq d'Agatha Christie

14 avr. 2026



Passager pour Francfort
En escale imprévue à l'aéroport de Francfort, Sir Stafford Nye est abordé par une jeune inconnue qui se prétend menacée de mort et sollicite son aide. Elle n'a pas l'air de plaisanter, et pourtant sa proposition est grotesque. Peut-être même dangereuse... Mais c'est justement ce qui plaît à Sir Stafford Nye. Il a une réputation et aime l'insolite. Alors, pourquoi ne pas accepter ?

Cinq heures vingt-cinq
La table qui se trémoussait, au cours de la séance de spiritisme, avait raison : le vieux capitaine misogyne a été assassiné. Tout l'entourage est suspect. Les domestiques, les héritiers. Tout particulièrement ce neveu qui, le jour du crime, avait pris pension à l'aubergine voisine. C'est la fiancée de ce dernier qui, en collaboration avec un journaliste, va mener sa propre enquête.




Titres : Passager pour Francfort & Cinq heures vingt-cinq - Autrice : Agatha Christie
Titres originaux : Passager to Frankfurt (1970) & The Sittaford Mystery (1931)
Traductrices : Janine Lévy & Elisabeth Luc
Éditeur : France Loisirs - Date de sortie : janvier 2006
Nombre de pages : 572

#passagerpourfrancfort #cinqheuresvingtcinq
#policier #agathachristie #franceloisirs


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évocation de la guerre - mort - propos raciste et fasciste - spiritisme

France Loisirs & Agatha Christie
Cela fait des années que je lis Agatha Christie et souvent dans ces éditions regroupant deux (parfois trois) romans (ou recueils) que nous devons à France Loisirs. Et je me pose toujours la même question : pourquoi les livres ont été "liés" de cette façon ? Il aurait été logique de faire des regroupements par personnages ou par années de publication, non ? Pour exemple, le double tome que je vous présente aujourd'hui ; un livre d'espionnage datant de 1970 et un roman policier datant de 1931. Pourquoi les avoir réunis dans un même livre ?! On sent que ça m'agace ? 😅

Autrice britannique reconnue pour les nombreux romans policiers qu'elle a écrits, Agatha Christie est aussi appelée "la reine du crime". Ses personnages les plus connus sont, bien évidemment, Miss Marple et le détective belge Hercule Poirot. L'autrice a publié dès les années 1920 et certaines choses dans ses romans n'ont pas toujours bien vieilli, on ne va pas se mentir (racisme & co). Mais j'avoue que j'aurais préféré une recontextualisation en début de roman que voir des passages complètement modifiés ou effacés lors de rééditions récentes (pas les miennes). Ces textes sont le reflet de leur époque et de la personnalité de leur autrice, mieux vaut le savoir que d'essayer de le cacher - ce qui n'excuse en rien les propos tenus. Vous en pensez quoi, vous ? Pour ma part, ça me rend curieuse de lire l'essai de Laure Murat sur le sujet ; Toutes les époques sont dégueulasses.

Trêve de blabla, place à mes retours sur les deux livres !


Passager pour Francfort & Cinq heures vingt-cinq
Passager pour Francfort est un roman d'espionnage et c'est sans doute pour cela que j'ai moins accroché à l'intrigue. Ce n'est tout simplement pas mon truc, mais il y avait tout de même des points intéressants. Le diplomate Sir Stafford Nye est un personnage sympathique à suivre de part son caractère et nous sommes très ancrés dans l'époque - avec des références à ce qui est arrivé durant la Seconde Guerre mondiale et à la guerre du Vietnam, à l'état du monde dans les années 60-70. L'autrice nous prévient elle-même : Cette histoire est parfaitement fantaisiste. Elle ne prétend à rien d'autre. Mais presque tout ce qui s'y passe est en train d'arriver - ou à tout le moins menace de le faire. Alors, comme Stafford Nye, qui se laisse volontairement drogué dans un aéroport, le fait, je me suis laissée porter par le cours des événements pour savoir ce qui allait advenir...

Cinq heures vingt-cinq est, quant à lui, un roman policier que j'ai beaucoup aimé et qu'il serait parfait de relire en hiver - l'histoire se déroulant à cette saison. Le plus de cette histoire est son personnage principal féminin plein d'aplomb, qu'il aurait été intéressant de voir devenir récurrent, en mode détective dans d'autres tomes ! Le fiancé d'Emily se retrouve accusé de meurtre et la jeune femme est bien décidée à enquêter pour le sortir de ce pétrin. Une mort annoncée autour d'une table de spiritisme, des personnages en veux-tu en voilà, une enquêtrice en herbe très dégourdie, un journaliste arrivé pile au bon moment sur les lieux, une évasion de prison & co. Aussi classique qu'efficace, voilà un excellent Agatha Christie.

Marmotte-dorlote de Sandra Le Guen et Maurèen Poignonec

10 avr. 2026



Aujourd'hui, Juno et sa maman rendent visite à Marmotte-dorlote. De la salle d'attente remplie de livres et de jeux au bureau coloré de la marmotte, tout est chouette. Avec elle, la petite fille papote avant de se faire ausculter de la tête au pied. À la fin de la visite, c'est James qui arrive en urgence emmené par son papa : il a la varicelle !


Titre : Marmotte-dorlote - Autrice : Sandra Le Guen
Illustratrice : Maurèen Poignonec - Éditeur : Little Urban
Date de sortie : avril 2026 - Nombre de pages : 32 - Prix : 14,90 €
• service presse •

#marmottedorlote #jeunesse #album
#littleurban #sandraleguen #maureenpoignonec
Little Urban & Sandra Le Guen et Maurèen Poignonec
Depuis 2015, la maison d'édition nous régale avec de beaux albums, des romans pour les petit•es (dès 6 ans) et les plus grand•es (9-12 ans), des documentaires et des jeux (des puzzles, ouiii). Plus de 10 ans de parutions, 10 ans de pépites. En ce mois d'avril, le duo Sandra Le Guen / Maurèen Poignonec nous propose un nouvel album mettant en scène la famille Lavande ! Après Taxi Baleine, Tortue Express, Hibou Chou, Elephante Sitter et Ourse-Cyclette, voilà Marmotte-dorlote. Pour ma part, j'ai eu l'occasion de lire les deux derniers sortis et espère bien compléter la collection avec les précédents bientôt.


Marmotte-dorlote
Bien installée dans son bureau, Marmotte-dorlote attend la visite de ses petit.e.s patient.e.s. Les trois enfants de la famille Lavande (Juno, James et Majé) vont se faire, tour à tour, ausculter. Du chemin pour y aller et de la salle d'attente remplie de jouets pour patienter jusqu'à la consultation, les illustrations fourmillent de détails - d'un chat dans une ruelle en passant par un oiseau posé sur un bus, de jolies plantes vertes sur le palier et dans le bureau, sans oublier le parapluie de Juno bien sûr !

Lorsque nous avions lu Ourse-Cyclette, à sa sortie, avec le p'tit neveu, il avait vingt et un mois ! Il a désormais trois ans et demi et sa curiosité à découvrir de nouveaux albums se manifeste toujours autant - pour mon plus grand plaisir. Nous avons donc lu (et relu) Marmotte-dorlote ensemble. J'aime ce genre de moment ! Ici, c'était l'occasion d'échanger avec lui, qu'il parle de comment ça se passe lorsqu'il va voir le médecin, qu'il regarde et s'interroge sur tous les petits détails présents sur les pages & co. La douceur des illustrations m'a, une fois de plus, complètement ravie. Des rimes entraînantes, le quotidien qui se mêle à un univers enchanteur où animaux et humains sont représentés. Bref, un vrai coup de cœur pour cette série d'albums.


Tout ce que je ne sais pas de Chloé Lume

7 avr. 2026


 

Éléonore a eu un accident. Après un an de convalescence, elle sort de son cocon pour se confronter à sa vie d’avant, dont elle a tout oublié. Anciens amis, amoureux, profs... ont chacun une version différente de qui elle était, et de ce qui s’est réellement passé. Plus elle tente de reconstituer le puzzle, plus la vérité lui échappe. Que cherche-t-on à lui cacher ?

Titre : Tout ce que je ne sais pas -  Autrice : Chloé Lume
Éditeur : Sarbacane - Collection : Exprim'
Date de sortie : avril 2026 - Nombre de pages : 336 Prix : 17 €
• service presse •

#toutcequejenesaispas #contemporain #youngadult
#chloelume #editionssarbacane #collectionexprim


Avertissement (Trigger Warning) :
Je vous laisse surligner ci-dessous, si vous le voulez. Cela peut divulguer une partie de l'intrigue.
alcool - arme à feu - coma - drogue - expérimentation scientifique - harcèlement scolaire et en ligne - mort - suicide - relation toxique - violence conjugale
Sarbacane, collection Exprim' & Chloé Lume
Une collection que j'aurai adoré découvrir lorsque j'étais ado et que je prends plaisir à explorer depuis ma vingtaine (j'en ai 34 maintenant). Des romans souvent engagés, contemporain, fantastique, SF & co - destinés aux adolescents et aux adultes.

Chloé Lume est une autrice que j'ai retrouvée avec plaisir, deux ans après ma lecture de son roman Pleurer pour un rien, c’est déjà beaucoup - roman que je vous conseille grandement, qui parle de grossesse à l'adolescence et écrit en vers libres.


Tout ce que je ne sais pas
Amnésique, Eléonore ne sait plus qui elle est. Dans un premier temps couvée par ses parents, l'adolescente de 17 ans finit par reprendre doucement le chemin de l'école et a l'occasion de revoir ses ami•es. Des ami•es qu'elle ne reconnaît pas. Des proches qui en profitent pour passer sous silence certains pans du passé et semblent presque espérer que la mémoire ne lui revienne jamais... Comment l'adolescente pourra-t-elle savoir ce qui lui est arrivé, le pourquoi de la chute qui a causé son coma et son amnésie ? Désormais tiraillée entre l'ancienne elle, dont elle n'a aucun souvenir, et la nouvelle, qu'elle doit apprendre à être...

Un roman qui se fait peu à peu véritable page turner ! Un roman surprenant par bien des aspects. Par le mélange des genres - entre enquête, suspense et psychologie. Par sa forme - première personne du singulier, en vers libres, lorsqu'Eleonore prend la parole ; deuxième personne du singulier, avec une narration classique, lorsque nous sommes aux côtés de ses proches ; et s'y ajoutent les enregistrements des entretiens avec sa psy. Par la tournure des événements, également - avec des révélations fracassantes. Un roman qui questionne, par certains sujets qu'il aborde - mais dont je ne peux parler sans vous divulgâcher une partie importante de l'histoire 🤫 Et puis quelques mots sur les personnages pour finir ! J'ai surtout été touchée par Anne-Marie (la mère) et Valentine (l'amie), si pleine d'imperfections. Et par cette quête d'identité, aussi - confrontée aux non-dits, aux mensonges, à l'impossible... Bref, encore un livre de la collection Exprim' que je vous recommande chaudement.