
La jeune Jeanie, récemment sortie de prison, est engagée comme bonne par la très respectable famille du Dr March. Un soir, elle découvre, caché dans une penderie, un journal intime où est consignée une série de meurtres atroces. Pour Jeanie, l'auteur n'est autre que l'un des fils March. Se sentant démasqué, l'assassin la provoque, la menace. Le jeu morbide du chat et de la souris commence alors.
Les quatre filles du Dr March de Brigitte Aubert - France Loisirs, 2018 - 240 pages
Avertissement (Trigger Warning) :
Je vous laisse surligner ci-dessous, si vous le voulez. Cela peut divulguer une partie de l'intrigue.
⇾ alcool - arme blanche et à feu - évocation du suicide - meurtre - mort

Je n'avais jamais entendu parler du roman, mais j'ai été intriguée par le titre lorsque je l'ai trouvé en boîte à livres. Un titre qui fait, forcément, penser au classique de Louisa May Alcott ; Les Quatre Filles du docteur March. Cela dit, les clins d'œil à l'histoire s'arrêtent vite. Quatre frères dont le père est docteur. Voilà, voilà. J'en attendais quand même autre chose sur ce point, je l'admets. Exit le foyer chaleureux, place à un roman policier et épistolaire qui se rapproche davantage de La femme de ménage que du classique ! Toute l'intrigue nous est dévoilée via les journaux intimes de Jeanie et du meurtrier mystère. Celle-ci tombe sur le journal de l'assassin, il la soupçonne rapidement et un échange commence à s'installer entre elleux.
L'instabilité et la folie de l'assassin se ressentent dès les premières lignes. Pour autant, il est compliqué de comprendre qui il peut être parmi les quatre frères March, tant ceux-ci sont toujours décrits avec les mêmes termes. Leur personnalité est très peu fouillée (tout comme celle de Jeanie, malheureusement), sans doute pour que l'assassin ne lâche pas d'indice compromettant sur son identité, qui permettrait à la jeune femme de le démasquer. Jeanie qui entend des bruits derrière la porte fermée de sa chambre. Jeanie qui se sent épiée, en danger. Jeanie qui ne veut pas lâcher l'affaire et essaie de garder un œil sur chacun. Car l'assassin lui annonce ses crimes à l'avance ! Le rapport de force oscille continuellement entre les deux.
« J'ose plus regarder les garçons dans les yeux,
j'ai peur que le fou devine à mon regard que je sais quelque chose. »
Lorsqu'on y pense, une fois le livre refermé, on se rend compte qu'on tourne finalement beaucoup en rond, que pas grand chose ne s'est passé durant ce jeu du chat et de la souris entre Jeanie et l'assassin mystère. Et pourtant, les pages ont défilé aisément, avec l'avidité de connaître le fin mot de l'histoire, et l'épilogue a le mérite de rabattre les cartes ー même si la solution proposée ne serait sans doute pas au goût du Pierre Bayard de Clémentine Beauvais...
Pour celleux que ça intéresse, j'ai beau avoir lu ce roman pour le PAC, l'histoire se déroule aux alentours de Noël 😉
Lu dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge - Automne profane - Bisclavret mangera son nez
(loup-garou, lune, métamorphose, fantastique, songe, secret, mystère, royaume, rejet, moral, traque, vengeance, enquête)





