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Dans un monde bien loin du nôtre existe une bibliothèque intemporelle - une bibliothèque qui abrite des souvenirs.
Copenhague est arrivée un jour à la bibliothèque sans presque aucun souvenir de qui elle était, et elle y est coincée depuis lors. Elle s'est mise à aider les sages créatures mécaniques qui assurent la préservation de ce lieu, mais plus le temps passe, plus elle oublie. Si elle ne parvient pas à retrouver ses souvenirs, tout ce qui la définit se sera envolé. Mais la bibliothèque perd de sa magie depuis longtemps déjà, mettant en danger tous les souvenirs qu'elle renferme. Pour sauver ce lieu merveilleux de la ruine, Copenhague devra s'aventurer dans ses rayons les plus profonds, même si ce qu'elle y découvre pourrait briser tout ce qu'elle pensait savoir.
La Bibliothèque des Souvenirs de Barbara Perez Marquez & Lissy Marlin • Bliss, 2026 • 328 pages • 19 €
The Library of Memories (2026) • Traduit par Florent Degletagne


Ce roman graphique explore différents thèmes, dont la quête de soi et le deuil. A l'instar d'Ophélie dans La Passe-miroir de Christelle Dabos (Gallimard Jeunesse), Copenhague a la capacité d'interagir avec les souvenirs de la bibliothèque dans laquelle elle se trouve et porte des gants pour ne pas tout dérégler. Des souvenirs qui semblent lui échapper et lui valoir une remise à zéro de sa mémoire de plus en plus fréquente... La jeune fille est aussi curieuse qu'enthousiaste et courageuse. Sous la protection de Lawrence, elle ne cesse d'arpenter les couloirs et les pièces de la bibliothèque à la recherche de ses souvenirs avant de les perdre complètement. Et elle s'interroge, bien consciente de l'importance qu'ils ont pour définir qui elle est.
Les premières pages m'ont un peu perdue, puis j'ai apprécié plonger doucement dans le quotidien particulier de Copenhague et j'ai été touchée par la révélation finale et la réflexion derrière. Bref, malgré un début un brin compliqué (même si le mot est trop fort), c'est un roman graphique qui m'a plu. J'aurais adoré qu'il se prolonge en plusieurs volumes, car il y avait matière à approfondir l'univers, à explorer encore un peu plus les émotions des personnages. Le sujet n'est pas facile, certains passages peuvent paraître plus sombres, mais le personnage de Copenhague permet d'apporter une belle luminosité malgré tout. Les dessins et les couleurs fonctionnent très bien pour laisser transparaître les détails de l'univers et le caractère des personnages.
D'après la quatrième de couverture, le récit est conseillé dès 9 ans. En toute honnêteté, lorsque j'avais cet âge, je pense que le message passé via l'histoire de Copenhague n'aurait pas été très clair pour moi. Mais, comme souvent, cela dépend de la maturité émotionnelle de chaque enfant qui lit et j'espère que ce récit saura trouver celleux qui en ont besoin ♥

Lu dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge - Automne des troubadours - Les marches vertes de Dullahan
(chevaleresque, quête initiatique, défi, voyage, épée, honneur, vertu, désir, tentation, manipulation, temps, classique)



















