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La Bibliothèque des Souvenirs de Barbara Perez Marquez & Lissy Marlin

26 oct. 2026

 
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Dans un monde bien loin du nôtre existe une bibliothèque intemporelle - une bibliothèque qui abrite des souvenirs.
Copenhague est arrivée un jour à la bibliothèque sans presque aucun souvenir de qui elle était, et elle y est coincée depuis lors. Elle s'est mise à aider les sages créatures mécaniques qui assurent la préservation de ce lieu, mais plus le temps passe, plus elle oublie. Si elle ne parvient pas à retrouver ses souvenirs, tout ce qui la définit se sera envolé. Mais la bibliothèque perd de sa magie depuis longtemps déjà, mettant en danger tous les souvenirs qu'elle renferme. Pour sauver ce lieu merveilleux de la ruine, Copenhague devra s'aventurer dans ses rayons les plus profonds, même si ce qu'elle y découvre pourrait briser tout ce qu'elle pensait savoir.

La Bibliothèque des Souvenirs de Barbara Perez Marquez & Lissy Marlin • Bliss, 2026 • 328 pages • 19 €
The Library of Memories (2026) • Traduit par Florent Degletagne


Ce roman graphique explore différents thèmes, dont la quête de soi et le deuil. A l'instar d'Ophélie dans La Passe-miroir de Christelle Dabos (Gallimard Jeunesse), Copenhague a la capacité d'interagir avec les souvenirs de la bibliothèque dans laquelle elle se trouve et porte des gants pour ne pas tout dérégler. Des souvenirs qui semblent lui échapper et lui valoir une remise à zéro de sa mémoire de plus en plus fréquente... La jeune fille est aussi curieuse qu'enthousiaste et courageuse. Sous la protection de Lawrence, elle ne cesse d'arpenter les couloirs et les pièces de la bibliothèque à la recherche de ses souvenirs avant de les perdre complètement. Et elle s'interroge, bien consciente de l'importance qu'ils ont pour définir qui elle est.

Les premières pages m'ont un peu perdue, puis j'ai apprécié plonger doucement dans le quotidien particulier de Copenhague et j'ai été touchée par la révélation finale et la réflexion derrière. Bref, malgré un début un brin compliqué (même si le mot est trop fort), c'est un roman graphique qui m'a plu. J'aurais adoré qu'il se prolonge en plusieurs volumes, car il y avait matière à approfondir l'univers, à explorer encore un peu plus les émotions des personnages. Le sujet n'est pas facile, certains passages peuvent paraître plus sombres, mais le personnage de Copenhague permet d'apporter une belle luminosité malgré tout. Les dessins et les couleurs fonctionnent très bien pour laisser transparaître les détails de l'univers et le caractère des personnages.

D'après la quatrième de couverture, le récit est conseillé dès 9 ans. En toute honnêteté, lorsque j'avais cet âge, je pense que le message passé via l'histoire de Copenhague n'aurait pas été très clair pour moi. Mais, comme souvent, cela dépend de la maturité émotionnelle de chaque enfant qui lit et j'espère que ce récit saura trouver celleux qui en ont besoin ♥




Lu dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge - Automne des troubadours - Les marches vertes de Dullahan
(chevaleresque, quête initiatique, défi, voyage, épée, honneur, vertu, désir, tentation, manipulation, temps, classique)

À la recherche de la potion magique de Myriam Dahman & Clément Lefèvre

6 oct. 2026

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Nom d’un balai ! Une puissante potion magique a été dérobée ! Mais qui est donc le voleur ? Il faut vite le démasquer et prévenir toutes les sorcières du monde entier. Pouf ! Grâce à la poudre d’escampette, voyage de page en page à la rencontre de la sorcière d’Hansel et Gretel, de la mystérieuse Lechuza ou encore de la redoutable Manbo, et rassemble les indices aux côtés des petits-enfants de la célèbre Baba Yaga.

À la recherche de la potion magique de Myriam Dahman & Clément Lefèvre • Little Urban, 2026 • 28 pages • 23 €
Si je connaissais déjà le travail de l'illustrateur français Clément Lefèvre, cet album m'a permis de découvrir celui de l'autrice belgo-marocaine Myriam Dahman. Découverte que je poursuis, à l'heure où j'écris ces lignes, en lisant son roman Crains que l'ombre ne te croque, chez Little Urban également. Roman que j'adore, on en reparlera dans quelques jours !

À la recherche de la potion magique est un cherche et trouve version XXL (33,70 x 43,50 x 1,20 cm), véritable terrain de jeux pour petit•es et grand•es dans lequel nous menons l'enquête. Quelqu'un a osé voler une potion magique à Baba Yaga, la grand-mère de Sacha et Vassia. Les enfants se pressent pour prévenir les autres sorcières, mais le voleur les devance à chaque fois...

Le cherche et trouve est plus ou moins ardu en fonction des pages, et le reste de la famille s'est aussi prêté au jeu avec moi ー avec plus ou moins de succès ! 😅 Le format généreux de l'album permet d'avoir de grandes pages d'illustrations aux nombreux détails auxquels il nous faut être attentif•ve pour mener à bien nos missions ー le cherche et trouve bien sûr, et découvrir l'identité du voleur. De belles couleurs et plein de créatures aux faciès très expressifs font également notre bonheur. Le duo Dahman-Lefèvre n'en est pas à son coup d'essai* et ça ne m'étonne pas, tant cet album est une jolie réussite, un plaisir visuel et un régal à lire. J'ai adoré tourner les pages et croiser les sorcières de différents contes/mythes/folklores.

Reste à savoir où je vais bien pouvoir ranger ce bel et gigantesque album... 

*iels ont déjà publié des albums ensemble chez Glénat, Oxymore et Gallimard

Une sorcière dans la clairière de Sarah Vignon

20 sept. 2026

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Gabi panique : elle a perdu son doudou ! Alors qu’elle fouille au fond de son armoire, la voici qui se retrouve nez-à-nez avec... une sorcière ! Celle-ci guidera, avec tendresse et sagesse, la petite fille qui s’apprête à devenir grande.

Une sorcière dans la clairière de Sarah Vignon - Little Urban, 2026 - 40 pages - 15,50 €

Les albums de chez Little Urban me mettent toujours en joie, autant pour leur beauté que pour les sujets qu'ils permettent d'évoquer avec les plus jeunes lecteurices. Ce sont souvent de chouettes moments de partage avec le p'tit neveu de 4 ans ー qui repère et chipe les albums sur le bureau de Tata sans aucun scrupule ! Cela tombe bien, Une sorcière dans la clairière est conseillé dès 4 ans. Avec trente ans de plus, j'ai également pris plaisir à cette lecture, tant j'aime lire des histoires de sorcières. 


« Il se passe des choses bizarres dans ce placard !
Gabi avance dans cette forêt étrange
avec une détermination et un courage
qu'elle ne se connaissait pas.
Surtout sans son doudou, Coco ! »


Un album présenté par la maison d'édition comme un conte initiatique parlant de l'arrêt du doudou, de la confiance en soi et de l'apprentissage de la sororité. On se laisse entraîner aux côtés de Gabi, au fond de son armoire, à la recherche de son doudou. Heureusement, ce n'est ni la Sorcière blanche de Narnia ni la Reine-sorcière de Blanche-Neige qui l'attendent de l'autre côté !

C'est bien plus doux et poétique. C'est faire comprendre que grandir peut faire peur et que la force et le courage sont à trouver en soi. Et que d'autres seront là pour accompagner, aider. Bref, de belles valeurs sont transmises, pour encourager les enfants sereinement et sans jugement. Et de belles illustrations colorées 一 de Sarah Vignon, comme le texte 一 mettent en scène l'aventure de Gabi. C'était un réel plaisir à regarder, surtout qu'un petit cherche-et-trouve est proposé à la fin. De quoi retourner à la première page et profiter du moindre détail dessiné ! Le p'tit neveu a bien apprécié se prêter au jeu.


Lu dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge - Automne ensorcelant - Une cité pour les dames d'hier, d'aujourd'hui et de demain
(féminisme, écrivaine, récit allégorique, manuscrit, enluminure, illustré, licorne, utopie, science-fiction)

Brume : Le Réveil du dragon & La Forêt des âmes perdues de J. Pélissier et C. Hinder

4 sept. 2026

  

« ー Prépare nos affaires, Hugo, on part botter les fesses du dragon.
ー Mais c'est interdit de sortir du village tellement on peut mourir !
ー Sauf si tu es une sorcière, petit têtard, et c'est l'occasion rêvée de devenir aussi célèbre que Naïa ! »*
* résumé du premier tome

Brume, tome 1 : Le Réveil du dragon (2023) & Brume, tome 2 : La Forêt des âmes perdues (2024)
de Jérôme Pelissier (scénario et couleur) & Carine Hinder (dessin)
Glénat (Tchô !) - 64 pages - 12,50 €

Brume est une série de BD, parue chez Glénat, devenue un incontournable des piles à lire du Pumpkin Autumn Challenge.
Et je ne déroge pas à la règle cette année, ayant emprunté les deux premiers volumes à la bibliothèque. 

Brume souhaite, plus que tout, être une sorcière comme la célèbre Naïa, disparue depuis longtemps, mais dont la légende perdure dans le village. Lorsque les choses tournent mal et que ledit village est menacé par un étrange brouillard, la jeune fille se convainc d'aller vaincre un dragon — rien que ça ! — pour sauver tout le monde.

Quel régal de plonger dans cette BD pleine de peps, bourrée de magie, d'humour et d'aventure ! J'ai a-do-ré Brume, personnage ô combien charismatique, téméraire et un rien soupe au lait. Le trio qu'elle forme avec le fidèle Hugo (un garçon) et le surprenant Hubert (un cochon) est tout bonnement génial. Iels se complètent très bien les un•es les autres. Cela a été un plaisir de pouvoir enchaîner les deux premiers volumes et j'espère bien que la bibliothèque proposera rapidement les suivants — quatre tomes ont déjà paru et le cinquième est prévu pour octobre (ainsi qu'un puzzle et le calendrier 2027).

La rencontre avec les personnages, les questionnements de Brume sur qui elle est (quête qui se poursuit dans le volume 2), la présence à ses côtés d'Hubert et Hugo, les très belles illustrations et couleurs, les différents lieux (village, forêt, etc.) ainsi que les bonus proposés à la fin (informations sur la création de la BD, etc.) font de Brume une jolie pépite jeunesse à découvrir.


Lu dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge - Automne ensorcelant
De rose et de poussière (sorcière, magie, croyance, inquisition, oppression, désillusion, paria, résistance, diversité)

Tokyo Survivors, tome 1 & tome 2 d'Edogawa Edogawa

16 août 2026

 

« Mais bon sang, disparaissez tous ! »
Suspicion, distance sociale, contrôle des masques, l'entreprise de son père en crise financière... Makoto Hamada, lycéen, en a assez de ce monde où les liens sociaux se délitent. Un jour, son professeur principal lui demande de rester dans la salle de classe avec trois de ses camarades : Teruo Yasui, Yasushi Tabata et Ayaka Matsuoka. Mais quand ils sortent, c'est la stupeur ! Ils sont seuls à Tokyo... et doivent survivre !*

*résumé du premier tome

Tokyo Survivors, tome 1 & tome 2 d'Edogawa Edogawa
Omaké Books, 2024 - 176 et 160 pages - 7,90 €
Ningen Shôshitsu, book 1 & book 2 (2022), traduit par Guillaume Mistrot

Avertissement (Trigger Warning) :
Je vous laisse surligner ci-dessous, si vous le voulez. Cela peut divulguer une partie de l'intrigue.
⇾ arme blanche - misogynie - violence

N'étant pas très calée en mangas, je ne connaissais pas le travail d'Edogawa Edogawa. J'ai simplement trouvé les deux premiers volumes chez Noz et ai été attirée par le côté survivaliste de l'histoire. Mais le tout n'a pas été à la hauteur de mes attentes. En toute honnêteté, c'est un manga qui souffre de la comparaison avec la série à laquelle il m'a tout de suite fait penser : Alice in Borderland. Des lycéens en mode survie dans une ville soudainement déserte... Autant les enjeux sont grands dans la série Netflix (je n'ai pas lu le manga éponyme), autant il ne se passe quasiment rien dans le premier tome de Tokyo Survivors. Un premier tome est censé être suffisamment accrocheur pour donner envie de lire la suite, non ?

De plus, les personnages manquent cruellement de charisme. Sans compter que le seul perso féminin est sexualisé par un de ses camarades gros pervers caractériel au possible. Obsédé, imbuvable, misogyne, autant vous dire que je n'ai pas spécialement apprécié Teruo... Le problème étant, aussi, que les autres restent bien trop passifs face à lui. Ayaka, quant à elle, lui répond tant bien que mal pour se défendre. Et il faut attendre la fin du tome 2 pour avoir un peu d'action et une tension tout juste palpable durant quelques pages... Bref, c'est une histoire complète en 5 volumes, alors il n'est pas impossible que je lise quand même les suivants pour en connaître le fin mot. D'après les avis, j'ai l'impression que le troisième tome est plus intense. À voir...

Dans la combi de Thomas Pesquet de Marion Montaigne

3 août 2026



Le 2 juin 2017, le Français Thomas Pesquet, 38 ans, astronaute, rentrait sur Terre après avoir passé 6 mois dans la Station spatiale internationale. La réalisation d'un rêve d'enfant pour ce type hors-norme qui après avoir été sélectionné parmi 8413 candidats, suivit une formation intense pendant 7 ans, entre Cologne, Moscou, Houston et Baïkonour...

Dans cette bande dessinée de reportage, Marion Montaigne raconte avec humour – sa marque de fabrique – le parcours de ce héros depuis sa sélection, puis sa formation jusqu'à sa mission dans l'ISS et son retour sur Terre.



Dans la combi de Thomas Pesquet de Marion Montaigne
Dargaud, 2017 - 208 pages - 26 €

Dans la combi de Thomas Pesquet ou découvrir comment l'espace a fait de l'astronaute préféré des Français•es, une femme ménopausée* ! C'est pas mal comme phrase d'accroche pour commencer un avis lecture, non ? J'aime bien, moi 😁

Quel plaisir de découvrir le travail de l'illustratrice et scénariste Marion Montaigne avec cette BD. De la vulgarisation scientifique, une bonne dose d'humour et des illustrations très parlantes. C'était drôle, avec plein d'informations intéressantes à portée des néophytes comme moi. Pas une grande passion pour l'espace à la base, mais une curiosité qui s'installe tout de même doucement depuis quelques années. Forcément, j'ai plus ou moins suivi l'engouement autour de Thomas Pesquet et l'expédition 50/51. J'ai apprécié l'enthousiasme communicatif de l'astronaute. Et la pléthore d'avis positifs sur la BD de Marion Montaigne sur toute l'aventure - BD ayant gagné le prix du public au festival d'Angoulême 2018 - m'a donné envie de la lire.

Thomas Pesquet semble avoir beaucoup d'autodérision, ce qui contribue à rendre certains passages d'autant plus plaisants et/ou marrants à lire. Suivre son aventure sur plusieurs années (sélection, centre d'entraînement, annonce de son affectation, santé, famille & co) à travers les yeux et le recul de Marion Montaigne est tout simplement génial. Se rendre compte des petits riens comme des grosses avancées scientifiques et mondiales liées à tout ça est tout bonnement impressionnant.

J'ai désormais super hâte de lire Space Montaigne (2026), une sorte de making-of de Dans la combi de Thomas Pesquet. Parce qu'en refermant cette première BD j'avais plein de questions en tête concernant la manière dont l'illustratrice et l'astronaute ont vécu ces moments, la naissance du projet, etc. Des questions qui, je pense, trouveront des réponses dans cette nouvelle BD.

*rapport à la perte osseuse due à l'impesanteur (ostéoporose)

Heartstopper, tome 6 : Pour toujours d'Alice Oseman

12 juil. 2026



Risque de spoiler si vous n'avez pas lu les tomes précédents.

Leur amour de lycée survivra-t-il à l’entrée à l’université  ? Le grand final des aventures de Nick et Charlie.

Tout le monde au lycée connaît Nick et Charlie. Tout le monde sait qu'ils vont rester ensemble pour toujours. Mais Charlie est occupé à se présenter comme délégué de classe. Et tandis que Nick se prépare à partir pour l'université, il commence à se demander qui il sera... sans Charlie.

Heartstopper, tome 6 : Pour toujours d'Alice Oseman
Hachette romans graphiques, 2026 • 448 pages • 17 €
Heartstopper volume 6 (2026), traduit par Valérie Drouet




Avertissement (Trigger Warning) :
Je vous laisse surligner ci-dessous, si vous le voulez. Cela peut divulguer une partie de l'intrigue.
⇾ discussions à propos de santé mentale et de troubles alimentaires, ainsi que des références sexuelles
avertissements notés en début de roman

Hachette romans graphiques & Alice Oseman
Hachette romans graphiques est présentée comme une collection de récits immersifs pour tous les âges, où chaque histoire offre une expérience de lecture visuelle unique. Nous y retrouvons, entre autres, certaines adaptations des romans parus chez Hachette, comme L'Effet Boule de Neige de Clara Héraut ou encore La Passeuse de Mots d'Alric & Jennifer Twice.

Les six tomes d'Heartstopper de l'autrice, illustratrice et scénariste britannique Alice Oseman sont désormais disponibles dans la collection. Les tomes existent aussi en version collector. Et il y a de quoi prolonger l'expérience sur Netflix avec les trois saisons de l'adaptation en série TV ainsi que le film à venir pour clôturer le tout le 17 juillet ; Heartstopper Forever.

Il existe aussi des novellas, publiées là encore chez Hachette ; Cet hiver & Nick et Charlie.
Les deux sont déjà disponibles en poche (Le Livre de Poche).


Heartstopper, tome 6 : Pour toujours
Un tome final à la hauteur des précédents. Alice Oseman a su se démarquer avec ces romans graphiques. Tellement juste, émotionnellement parlant. Touchant de vulnérabilité, engagé et inclusif. Bref, une pépite ♥ L'autrice-illustratrice a su allier texte et dessin pour nous faire ressentir et voir l'évolution (mentale et physique) des personnages - cette recherche de soi si fondamentale à l'adolescence, avec le passage à l'âge adulte qui se profile.

J'ai été ravie et touchée de passer cette dernière année avec Nick, Charlie et les personnages plus secondaires - qui viennent apporter nuances, soutiens et autres questionnements importants. J'ai adoré continuer à explorer la relation Nick-Charlie : qui ils sont ensemble et ce dont ils sont capables seuls. L'autrice met toujours en avant l'importance de la communication et cela les aide toujours à avancer. Gros ♥ sur les discussions entre Charlie et sa sœur Tori aussi ! J'ai apprécié, également, qu'Alice Oseman continue à prendre soin de ses personnages. Charlie continue de lutter contre ses TCA, bien qu'il ait pris pas mal d'assurance au fil des tomes et des combats qu'il mène. Passionné, il met tout son cœur dans sa campagne pour devenir délégué, ce qui lui prend beaucoup de temps. Cela ne l'empêche pas d'être attentif à Nick, qu'il sent dans le mal sans arriver à le faire parler... Comme toujours, c'est cute et touchant, avec une bonne partie de l'histoire qui serre le cœur.


"La guérison n'est pas une ligne droite."

L'enfant et le monde de Pierre Joly & Virapheuille

25 juin 2026


 



Lisse et blanc, il est apparu à la porte de ma cabane un matin d’automne. Dans ma petite vie ordonnée, au milieu de mon jardin absolument parfait, cet étrange caillou détonnait ! J’allais devoir découvrir d’où il venait.

C’est ainsi qu’a débuté le grand voyage.


L'enfant et le monde de Pierre Joly & Virapheuille
Margot, 2023 • 32 pages • 13,90 €



Éditions Margot, Pierre Joly & Virapheuille
Créée en 2012 par Thibault Prugne et Anne-Fleur Drillon, la ME publie notamment les albums de Thibault Prugne, lui-même, avec son emblématique Renard (albums qu'il faut absolument que je lise !) et certains albums de Benjamin Lacombe & Sébastien Perez, dont le très tentant L'enfance des méchants, des vilaines et des affreux. L'auteur Pierre Joly et l'illustrateur Virapheuille ont publié deux albums dans cette ME ; La jeune fille et l'oiseau (2022) et L'enfant et le monde (2023). Un troisième semble être en préparation ! Et en septembre sortira un autre album du duo ; Le Vœu chez Les éditions de la Gouttière.


L'enfant et le monde
Dans sa maison et dans son jardin, tout est à sa place, rassurant et joli. Lorsqu'il trouve un étrange caillou devant chez lui, l'aventure commence pour essayer de lui trouver une place. Exploration, aventure, curiosité, nature. Il arrive de faire de belles trouvailles en boîte à livres et en voici l'exemple parfait. Un magnifique album, aussi bien côté texte qu'illustrations. Le premier est joliment poétique, quand les secondes sont joliment colorées. Le tout met en avant un minuscule personnage aux cheveux bleus et aux traits très expressifs qui va faire face au joyeux désordre de ce qui se cache au-delà de son jardin. C'est à la fois original et universel. En bref, un joli album, mignon et poétique, à lire avec les tout-petits ou pour émerveiller les grands.

Pour voir un extrait, c'est par ICI.

Journal d'Anne Frank (BD) • 1984 (BD)

21 juin 2026


L'adaptation fidèle du journal intime d'Anne Frank, un best-seller mondial. Un roman graphique tout en émotion. Le jour de ses 13 ans, Anne reçoit en cadeau un cahier dont elle fait aussitôt son journal intime. Jeune juive allemande exilée au Pays-Bas, la jeune fille va raconter son quotidien, ses émois d'adolescente, la fuite, la cache, la peur... Publié par son père Otto deux ans après la fin de la guerre, Le Journal d'Anne Frank sera traduit en plus de 70 langues et vendu à plus de 30 millions d'exemplaires.


Journal d'Anne Frank : L'Annexe : Notes du journal du 12 juin 1942 au 1er août 1944
Antoine Ozanam & Nadji • Soleil, 2016 • 144 pages • 18,50 €  


Qui ne connaît pas ce témoignage, devenu un incontournable lorsqu'on évoque la Seconde Guerre mondiale ? Pour ma part, ma lecture du témoignage d'Anne, dans sa version classique, remonte à 2013. Et je n'ai pas résisté à emprunter cette adaptation en BD, en la trouvant à la bibliothèque, pour m'y replonger. Antoine Ozanam au scénario, Nadji aux dessins et couleurs, et une volonté de respecter le vécu d'Anne - Entre l'insouciance de l'adolescence et la terreur quotidienne de ceux qui se cachent. Entre la joie et l'indicible dixit Ozanam. Elle qui a connu l'antisémitisme, la clandestinité et la déportation.

Ses questionnements, les rares nouvelles qui leur viennent du dehors, l'ennui, les discordes, la peur... Anne écrit tout dans son journal qu'elle nomme Kitty. Une jeune adolescente pleine de caractère, obligée de se cacher avec sa famille et des proches pour espérer échapper à l'horreur. L'histoire a beau être connue, les dernières pages m'ont donné des frissons. C'est un témoignage important, chargé d'histoires (avec un grand H aussi, forcément) et d'émotions. Le duo Ozanam & Nadji a très bien retransmis cela. C'est une adaptation qui vaut le coup d'œil, avec une palette de couleurs assez intéressante - comme vous pouvez vous en rendre compte à la lecture de l'extrait ICI. Bref, une BD et un témoignage à lire au moins une fois dans sa vie.



Londres, 1984. Smith est un employé du Parti chargé de réviser l'Histoire. Dans un monde où toute sentimentalité est interdite, il est attiré par Julia, une femme peut-être dangereuse pour lui. Ensemble, ils vont tenter d'échapper à l'emprise du gouvernement et de Big Brother, le chef omnipotent du gouvernement. Mais est-ce possible dans un monde où tout fait et geste est surveillé et enregistré ?


1984 de Rémi Torregrossa & Jean-Christophe Derrien
Soleil, 2021 • 120 pages • 18,50 € 

Avertissement (Trigger Warning) :
Je vous laisse surligner ci-dessous, si vous le voulez. Cela peut divulguer une partie de l'intrigue.
⇾ guerre - scènes de sexe - torture - violence

C'est totalement fortuit, mais les deux BD que je vous présente ici ont finalement de nombreux points communs. Publiées chez Soleil, les deux parlent de guerre, de résistance, de personnages tenant un journal. La différence étant qu'Anne Frank, bien sûr, a réellement existé et qu'elle nous livre son témoignage, alors que 1984 est de la science-fiction (ô combien réaliste par les temps qui courent, cela dit). Paru en 1949, le classique de George Orwell est lui aussi un incontournable. Ma lecture du roman remonte à 2021 et j'étais curieuse de découvrir les différentes adaptations en BD qui existent. Celle-ci étant disponible à la bibliothèque, je n'ai pas hésité, mais il me tarde aussi de voir ce que donne celle publiée chez Sarbacane, par Xavier Coste.

Big Brother is watching you. Jean-Christophe Derrien au scénario et Rémi Torregrossa aux dessins et couleurs nous livrent une adaptation très efficace de ce classique. Avec des dessins, la majeure partie du temps, en noir et blanc, nous découvrons Océania, un univers où Big Brother est partout, où la police de la pensée menace et sévit. Un endoctrinement contre lequel Winston Smith résiste, d'abord, discrètement, en tenant un journal. Mais même cet acte, qui pourrait paraître anodin, pourrait lui coûter cher. Travaillant au ministère de la vérité, il connaît plus que jamais les risques et la manière de faire. Un jour, il le sait, il pourrait tout simplement se faire effacer, comme s'il n'avait jamais existé. Lorsqu'il rencontre Julia, il se méfie. Peuvent-iels réellement résister ensemble et y survivre ? Peuvent-iels réellement envisager avoir un avenir ensemble ?

Alors oui, nous sommes face à une dystopie, mais un peu comme pour La Servante écarlate de Margaret Atwood, certaines choses dans le récit font encore plus froid dans le dos lorsqu'on voit où nous en sommes en 2026... C'est un classique que je trouve important à lire, même si certaines planches sont difficiles et que la fin est d'une tristesse sans nom.

Petit conseil : musophobes, certaines planches risquent de ne pas vous plaire.

Miao Miao Magic School, tome 1 : Leçons de ronrons de Guillaume Bianco et Miss Paty

8 juin 2026




UNE PETITE SORCIÈRE ET SES COURS DE RATTRAPAGE POUR ÉLÈVES POILUS : UNE CLASSE DE TERRIBLES CHATS OBSTINÉS !

La jeune maîtresse Miao Miao s’efforce avec beaucoup de patience de transformer ses élèves félins en véritables chats magiques, en leur enseignant le secret de pouvoirs spéciaux réservés aux humains, comme parler, chanter, marcher sur deux pattes, réaliser des recettes de cuisine... mais Capitaine, Monsieur Poil et Pyjama, les chatons indisciplinés et turbulents de la Miao Miao Magic School, lui donnent vraiment du fil à retordre au quotidien ! Et son assistant, le chat magique Purule, est loin d’être d’un grand secours...






Miao Miao Magic School, tome 1 : Leçons de ronrons de Guillaume Bianco & Miss Paty
Oxymore (Magica), 2026 • 56 pages • 15,50 €
- service presse -


Oxymore (Magica), Guillaume Bianco & Miss Paty
La nouvelle collection Magica, créée et dirigée par Barbara Canepa et Katja Centomo, coproduction d'Oxymore et Tunué,  met à l'honneur les sorcières. S'il y en aura pour tous les âges, les deux premières parutions sont destinées aux lecteurices dès 7 ans. Je vous présente ici Miao Miao Magic School, tome 1 : Leçons de ronrons de Guillaume Bianco & Miss Paty, mais pour les curieux•ses, l'autre livre a pour titre Bribiss, avec Katja Centomo au scénario et Martina Naldi pour les dessins et couleurs.

Guillaume Bianco est un dessinateur et scénariste français dont j'apprécie beaucoup le travail. Il a déjà une petite sorcière à son actif ; Comment Mélissandre la petite sorcière découvrit le secret du bonheur (Little Urban, 2021). Pour Miao Miao Magic School, il est au scénario. Quant à l'autrice et illustratrice française, Miss Paty, à qui nous devons les dessins et couleurs ici, ce fut une découverte heureuse. Et lorsque j'ai été farfouiller dans sa bibliographie, j'ai constaté qu'elle n'en était pas à son coup d'essai non plus, question sorcières ! Le Noël de Clara la petite sorcière (écrit par Natacha Godeau, Auzou, 2023) et Waki, le chaton de la sorcière (écrit par Fabien Clavel, Fleurus, 2024) n'en sont que quelques exemples.


Miao Miao Magic School - Leçons de ronrons
Direction l'école enchantée pour Monsieur Poil, Capitaine & co. L'objectif ? Apprendre à devenir un bon chat de sorcière. Le premier tome de cette BD jeunesse a pour personnage principal maîtresse Miao Miao. Une petite sorcière bienveillante à souhait, qui essaie d'être à l'écoute de chacun de ses élèves particuliers pour les pousser à apprendre et à s'améliorer.

Derrière cette couverture aux couleurs flashy (en vrai bien plus qu'à l'écran) se cache un univers magiquement adorable, avec juste ce qu'il faut d'humour pour fondre devant la galerie de personnages. Miss Paty les rend attachants et joliment expressifs. Les émotions ressenties par eux sont compréhensibles en un clin d'œil. Les pages défilent, dans les tons rose orangé avec des touches de vert. Elle a vraiment un style reconnaissable, que je serai ravie de retrouver dans la suite.

En bref, une bande dessinée petit format (un peu plus de 17 x 24 cm), parfaitement maniable pour les mains des plus jeunes lecteurices, qui plaira également aux plus grand•es aimant les sorcières et les chats, la magie, l'humour et la bienveillance.

C'est moi Crabouille le plus beau ! de Peggy Nille

22 mai 2026





Faites la connaissance de Crabouille, qui a une drôle de bouille ! Une super histoire pour s'accepter au naturel, suivie d'un cherche et trouve foisonnant et d'un mini documentaire sur l'animal qui a inspiré cette aventure : le crabe décorateur.


C'est moi Crabouille le plus beau ! de Peggy Nille
Little Urban, 2026 • 32 pages • 14,90 €
• service presse •


Little Urban & Peggy Nille
Depuis 2015, la maison d'édition nous régale avec de beaux albums, des romans pour les petit•es (dès 6 ans) et les plus grand•es (9-12 ans), des documentaires et des jeux (des puzzles, ouiii). Plus de 10 ans de parutions, 10 ans de pépites. Et Peggy Nille, artiste française, rejoint l'aventure ! Ayant déjà lu certaines de ses précédentes parutions chez Saltimbanque - La libellule qui pète et la mouche qui pue & Bambi -, c'est avec plaisir que j'ai découvert son nouvel album C'est moi Boubouse la plus forte ! sorti début mars. Et l'aventure continue avec C'est moi Crabouille le plus beau ! en ce mois de mai.


C'est moi Crabouille le plus beau !
C'est bientôt la grande fête de l'océan et Crabouille veut se faire chic et beau. Alors, il s'interroge sur son apparence. Des petites pattes, des yeux globuleux... Il questionne d'autres habitants de l'océan pour trouver des conseils. Un sujet important à aborder avec les enfants (la confiance en soi), une intensité des couleurs concernant les illustrations (magnifiques !) et un texte qui ne manque pas d'humour. Sans oublier le cherche et trouve et la présentation du crabe décorateur qui concluent l'album. Bref, j'admire toujours autant le travail de Peggy Nille, album après album ! Un vrai plaisir à lire et c'est conseillé dès 3 ans. Pour ma part, je l'ai découvert avec mon p'tit neveu et ce sont des moments partagés qui me tiennent vraiment à cœur.

N'hésitez pas à aller voir la vidéo de présentation de l'illustratrice, qui parle des deux albums : ICI

Jizo de Mr Tan & Mato

29 avr. 2026



Aki ne retrouve plus le chemin pour rentrer chez lui. Tout le monde semble indifférent à cet enfant perdu. Tous... sauf Jizo, un étrange garçon sorti de nulle part. Est-ce un enfant des rues ? Va-t-il vraiment le ramener chez lui ? A-t-il raison de le suivre dans le temple où il l'emmène ? Malgré son grand sourire, Aki peine à faire confiance à son nouvel ami. Surtout qu'une effroyable sorcière chasse les enfants à la tombée de la nuit...


Titre : Jizo -  Scénariste : Mr Tan - Dessinateur : Mato
Éditeur : Gléna manga - Collection : Seinen
Date de sortie : octobre 2020 - Nombre de pages : 240 - Prix : 10,95 €

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⇾ deuil - maladie - mort
Glénat Manga - Mr Tan & Mato
Créées en 1969, les éditions Glénat proposent des mangas, des BD et des comics ainsi que des beaux livres. C'est chez eux que sont sorties toutes les adaptations BD des romans de Pierre Bottero autour d'Ewilan, par exemple. Ou encore l'excellent Peau d'Homme d'Hubert et Zanzim. Mais c'est le duo Mr Tan & Mato qui nous intéresse aujourd'hui ! Mr Tan aka Antoine Dole est un auteur français particulièrement connu pour son personnage Mortelle Adèle (dont les livres ont été illustrés par Miss Prickly et Diane Le Feyer). Pour ma part, je le connais pour le court et marquant À copier 100 fois (Sarbacane, 2013). Mato, quant à elle, est une illustratrice japonaise que j'ai découverte avec Jizo. Le duo a également publié Ningyo, toujours chez Glénat.


Jizo
Assis sur un banc, seul et confus, Aki ne sait qu'une seule chose, il veut rentrer chez lui et retrouver ses parents. C'est à ce moment que Jizo se présente à lui et lui propose son aide, lui enjoignant de faire attention à la terrible sorcière qui rôde et s'en prend aux enfants. Mais Aki se méfie de ce garçon un rien bizarre... Décrit comme un conte franco-japonais, ce manga fut une excellente découverte - avec des passages touchants et d'autres un brin terrifiants. Quant aux illustrations, elles sont plaisantes et laissent bien voir les émotions des personnages, même si elles restent quand même assez classiques pour un manga.

J'ai apprécié être dans le flou, me demander quel était réellement le rôle de Jizo dans toute cette histoire. Veut-il vraiment aider Aki ? Quel est son lien avec la sorcière qui veut s'en prendre au jeune garçon perdu ? Les réponses viennent peu à peu éclairer tout ça. Et j'ai surtout adoré la symbolique de bon nombre de choses - personnages, intrigue et surtout les étoiles - dont je vous donne un échantillon avec la citation ci-dessous. Il y a tellement de passages que j'aimerais vous partager d'ailleurs... Bref, j'ai adoré ce manga ♥ La fin a réussi à me faire monter les larmes aux yeux tout en me mettant un sourire apaisé aux lèvres. 

"- Tu as déjà vu un ciel avec autant d'étoiles ? 
- Ce sont des pensées, des promesses et des larmes aussi. Elles s'accrochent dans le ciel et brillent pour qu'on ne les oublie pas..."

BD • Ne m'oublie pas, Les fiancés de l'hiver & Bordeterre

23 avr. 2026


La grand-mère de Clémence souffre de la maladie d'Alzheimer. Face à son désespoir, elle prend la décision de l'enlever de la maison de retraite et de prendre la route en quête de l'hypothétique maison d'enfance de sa mamie.

Une fuite, une quête, un égarement, l'occasion de se retrouver ? À moins que ce ne soit plutôt des adieux…


Titre : Ne m'oublie pas - Scénariste et dessinatrice : Alix Garin
Éditeur : Le Lombard - Date de sortie : janvier 2021 - Nombre de pages : 224 - Prix : 24,95 €

#nemoubliepas #bandedessinee #contemporain #alixgarin #editionslelombard

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⇾ accident voiture - homophobie - maladie - violence


Scénariste et dessinatrice belge, Alix Garin a marqué le milieu dès sa première publication. Ne m'oublie pas, publié en 2021 chez Le Lombard, a gagné pas moins de cinq prix, dont le prix BD Babelio. Une BD qui aborde la maladie avec une tendresse teintée d'humour. Ça commence avec un sms ; Mamy a fugué. Rejoins-moi à la maison de retraite. Ce n'est pas la première fois que Marie-Louise, 85 ans, s'échappe, essaie de retrouver une certaine liberté, guidée par le souvenir de ses parents. Pour Clémence, sa petite-fille, il est compliqué de la voir comme cela. Sur un coup de tête, elles partent vivre une folle escapade, ensemble. 

Ne m'oublie pas, c'est apprendre à dire doucement au revoir et savoir accompagner même quand cela devient difficile. Entre souvenirs et moments présents partagés. C'est l'oubli qui engloutit tout, qui désarme. Et l'inversion des rôles. Ce sont des touches d'humour qui rendent le tout encore plus touchant. Ce sont de belles planches, qui laissent transparaître beaucoup d'émotions, grâce aux expressions sur le visage des personnages. C'est une quête d'identité et un questionnement sur les relations entre les générations, aussi. Ainsi que sur le temps qui passe, forcément. C'est une fin tellement émouvante.

Et c'est Franklin à la TV quoi 🫶

Empruntée à la bibliothèque municipale, c'est une BD que j'aimerais acheter pour pouvoir la relire à l'envie.


"J'oublie. Je pense que je perds la tête... Mais le pire, c'est quand ça me revient."

- Marie-Louise -



Lorsque sa famille la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons, Ophélie doit tout quitter pour le suivre jusqu'à la Citacielle. À la cour du seigneur Farouk, les apparences sont trompeuses et les intrigues parfois mortelles...


Titre : La Passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l'hiver - Illustratrice : Vanyda
D'après l'œuvre de Christelle Dabos - Éditeur : Gallimard - Collection : Fétiche
Date de sortie : janvier 2026 - Nombre de pages : 280 - Prix : 28 €

#lapassemiroir #lesfiancesdelhiver #bandedessinee #fantasy #vanyda #christelledabos #gallimard

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⇾ empoisonnement - mort - violence


La maladroite Ophélie se voit obligée de quitter Anima et sa famille pour se marier avec un sombre, taciturne et bourru inconnu venu du Pôle ; Thorn. Les Doyennes en ont décidé ainsi, peu importe l'avis d'Ophélie. Mais la jeune femme va vite se poser des questions sur le pourquoi de ce mariage... Qu'est-il vraiment attendu d'elle et à qui va t'elle bien pouvoir se fier ?

C'est assez impressionnant de voir cet univers si travaillé, si imaginé dans notre tête lors de la lecture des romans écrits par Christelle Dabos, être si bien illustré. Une saga phénomène qui a marqué bon nombre de lecteurices et une adaptation du premier tome réussie grâce au travail de Vanyda. C'était intéressant de voir aussi sa vision sur les pouvoirs d'Animistes, des Dragons & co - sa manière de les mettre en images. Les couleurs sombres des planches sont peut-être le seul bémol que j'aurais à soulever, j'aurais aimé quelque chose de plus lumineux et froid, pour coller à l'univers et aux caractères des personnages desquels Ophélie doit se méfier... aka pratiquement tout le monde.

Retrouver les personnages, dont une Ophélie qui sait se montrer têtue et avoir du répondant, m'a beaucoup plu. Accompagnée par sa tante Roseline, sous la protection de la redoutable Berenilde (tante de Thorn), la jeune femme va devoir contrer les dangers de Clairdelune. Il faut dire que son futur mariage avec Thorn n'enchante pas grand monde... J'ai aimé que les relations entre les personnages évoluent doucement, que le temps a été pris pour cela même dans la version BD. J'ai aimé retrouver, peu à peu, les personnages secondaires importants aussi - qui vont faire un plus ou moins long chemin au côté d'Ophélie. 

"- Qu'est-ce qui pourrait me mettre à ce point en danger ? Je n'ai pas tant d'importance... Ou vous me taisez l'essentiel !
- Vøus n'êtes pas forgée pour ce qui vous attend.
- Vous ne me connaissez pas, monsieur."

- échange entre Ophélie et Thorn -



Inès est le genre à castagner ceux qui cherchent des embrouilles à son frère, Tristan, autiste. Tristan lui, est plutôt du genre à regarder des deux côtés avant de traverser. Mais ce jour-là, il ne parvient pas à retenir sa soeur qui, courant après son chien... bascule dans un univers parallèle. Bordeterre. C’est le nom de cette ville, perchée sur une faille entre deux plans de réalité. On y croise des gamins qui chantent pour faire tourner un moulin, des châtelains qui pêchent des cailloux... et des créatures étranges. Inès, par nature, est ravie. Elle explore, sent le derrière de Bordeterre avec une joie souveraine, comme le chien qu’elle a suivi. Tristan est plus inquiet : il y a quelque chose de pourri dans cette ville...

Titre : Bordeterre, tome 1 : Les âmes débordées - Scénariste  et dessinateur : Timothée Leman
D'après l'œuvre de Julia Thévenot - Éditeur : Sarbacane
Date de sortie : avril 2024 - Nombre de pages : 96 - Prix : 22 €

#bordeterre #lesamesdebordees #bandedessinee #fantastique #timotheeleman #juliathevenot #sarbacane

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⇾ violence


Le roman de Julia Thévenot, lu à sa sortie en 2020, s'est conclu sur un coup de cœur. Lire cette adaptation BD me rendait forcément curieuse - voir ce que ça pouvait donner dans ce nouveau format, d'après Timothée Leman.

La mise en route m'a paru un brin rapide. Dans le roman, on ne voit pas beaucoup plus le frère et la sœur dans notre monde avant qu'iels basculent à Bordeterre, mais suffisamment pour mieux appréhender leur relation. Et c'est important que cela soit bien ancré pour mettre en "opposition" la suite des événements. 

Autrement, ce n'est pas forcément mon style de dessin, mais les illustrations collent bien à l'univers du roman finalement. Elles ont quelques choses d'unique, qui marquent l'œil et j'ai fini par beaucoup aimer cela - surtout la représentation des différents personnages. De plus, la richesse de l'univers, qu'on commence à découvrir dans ce premier volume, est un gros plus. L'intrépide Inès se retrouve embarquée par Philadelphe Saint-Esprit qui la prend pour un jeune garçon et est intéressé par ses capacités. Quant à Tristan, c'est Alma qui lui tend la main et lui explique l'histoire de Bordeterre - et pourquoi elle est en colère. Vu ce qui arrive dans la suite du roman, je lirai la suite de l'adaptation avec plaisir et intérêt lorsqu'elle sortira !

"- Qu'est-ce qui s'est p-passé, alors ? 
- Il s'est passé que les débordés en ont eu assez d'être des esclaves et qu'ils se sont rebellés. C'était il y a une quinzaine d'années. On a appelé cette révolution le « grand débordement ». Mais elle a échoué. [...]" 
- Tristan et Alma -