Locke & Key, tome 2 : Casse-tête de Joe Hill et Gabriel Rodriguez ✓
Locke & Key, tome 3 : La Couronne des ombres de Joe Hill et Gabriel Rodriguez ✓
et de belles découvertes livresques à vous !
Contact1. Il est en danger de mort
2. Son ange gardien est nul
Cette histoire est déjà mal partie, mais quand il s'aperçoit que des forces surnaturelles envahissent le campus et que son ex-petite amie est impliquée...
C'est carrément le début de la fin du monde !

Merci aux Éditions Casterman pour cet envoi. Premier roman de Laura Bates, l'autrice a précédemment écrit des essais sur le sexisme et le féminisme - et a créé le Everyday Sexism Project (qui regroupe de nombreux témoignages) - ce qui se ressent dans sa manière d'aborder le harcèlement à travers ses personnages.
"[...] comme la rumeur, le feu est sournois. On croit parfois l'avoir éteint, et pourtant il suffit d'une infime flammèche rouge, d'une fine volute de fumée pour qu'il reprenne vie d'un coup. Surtout si quelqu'un guette, prêt à l'attiser."
Une maison de pêcheurs qui semble cacher des secrets, un projet d'histoire intéressant et deux nouvelles amies. Anna se fait peu à peu à sa nouvelle vie. Un nouveau départ, avec sa mère. Elle est déjà à la recherche de la « nouvelle Anna », comme si ce déménagement allait me permettre de devenir soudainement une autre, plus joyeuse, capable d'écrire son avenir sur la page immaculée qu'on est venues chercher jusqu'en Écosse. Mais, le harcèlement subit dans son ancien lycée et la mort de son père la hantent nuit et jour. La méfiance, l'envie d'être invisible, l’impossibilité de se confier, etc. Ses nouveaux camarades s'amusent à essayer de résoudre « l’énigme Anna Clark ». Jusqu'au jour où la rumeur arrive jusqu'à eux et que tout recommence...
Ayant lu l'essai de Mona Chollet (Sorcières - La puissance invaincue des femmes) le mois dernier, j'ai trouvé très intéressant d'y retrouver le même parallèle fait entre la chasse aux sorcières et le féminisme. D'une manière générale, j'ai apprécié la façon dont Laura Bates parle de tout ça à travers le personnage d'Anna (et de Maggie), qui essaie de garder la tête hors de l'eau, bouffée par un sentiment d'impuissance et de peur. L'autrice aborde de manière juste le harcèlement, les propos déplacés (sur une tenue, un comportement jugé provoquant, etc.). Bref, toutes ces choses qui mettent une pression de dingue sur les jeunes filles et femmes, qui doivent bien se conduire, au risque d'être traitée de p*te à cause d'une jupe jugée trop courte ou autre délire du genre.
"À l'intérieur, je hurle. À l'extérieur, je suis pétrifiée."
Je pourrais en parler encore longtemps, tant certaines situations m'ont mis les nerfs à vif. La différence de traitement entre adolescent et adolescente, le fait qu'iels ne soient pas perçu.e.s de la même façon pour un acte similaire... Conséquences et responsabilités sont plus souvent un poids pour la fille. Pourquoi ? Dire que nous sommes en 2020... et que l'autrice s'est inspirée de faits réels pour écrire ce roman.
Comme dit plus haut, Laura Bates est l'autrice de plusieurs essais sur le sexisme et le féminisme. Des ouvrages que j'ai envie de lire - même s'ils ne semblent pas encore (espérons qu'ils le soient bientôt) traduits en français.

« Au fait, je pense que vous connaissez le Cheval pâle, n'est-ce pas ?
Aucun doute quant à sa réaction. La panique, l'absolue panique se lut dans ses yeux pâles. Sous son maquillage, elle parut soudain blême de terreur. »
Le Cheval pâle est suivi de Mr Parker Pyne, un recueil de douze nouvelles insolites où l'ingéniosité le dispute à l'humour.

"On fait des rêves quand on est jeune, réfléchit-il à voix haute. Et, à ce moment-là, on croit que c'est tout ce que l'on espère, tout ce que l'on désire. Et puis, quand enfin ils sont juste là, à portée de main, on se rend compte qu'on a grandi et que nos rêves aussi. Nos aspirations ne sont plus tout à fait les mêmes." - Harley

Enseignant, auteur, père et lecteur, Daniel Pennac livre ici ses réflexions
et ses observations sur la lecture et sur la place des livres dans notre vie.
Merci aux Éditions D'eux pour cette lecture. J'ai été contente de lire cet essai de Daniel Pennac - dont la première parution date de 1992 (ce qui est finalement très récent... oui, c'est mon année de naissance 😛). Un essai qui nous place autant du côté des parents, des profs, de celleux qui font partager ou non la lecture que du côté des jeunes lecteur.rice.s.
"Sans lui, leur monde [aux personnages] n'existait pas. Sans eux, il restait pris dans l'épaisseur du sien. Ainsi découvrit-il la vertu paradoxale de la lecture qui est de nous abstraire du monde pour lui trouver un sens."
Découverte, obligation, plaisir, envie, partage... À travers différentes situations et divers exemples, l'auteur nous parle de la lecture. De comment elle accompagne notre petite enfance, bercée par les mots de nos parents avant de dormir. Comment le rapport à la lecture évolue parfois en un je-t'aime-moi-non-plus à l'école, en fonction des lectures qui nous sont imposées et du/de la prof qui nous en parle. Comment nous pouvons nous approprier chaque lecture, lire ou ne pas lire, sauter un chapitre si ça nous chante,... Bref, vivre notre lecture de mille et une manières.
"On était fermé, face au livre clos. On nage à présent, déployé dans ses pages."
Un essai qui nous replonge dans notre propre vie de lecteur.rice, avec une pensée pour celleux qui y ont contribué d'une façon ou d'une autre. Mes parents qui nous ont abonnées à J'aime lire. Ma grand-mère et ma tante, toujours un livre à la main. Ma prof de français au collège, qui nous a fait la lecture à voix haute d'Oscar et la dame rose et m'a fait découvrir La bibliothécaire de Gudule. Les suivants, qui m'ont fait aimer - lire, parler et décortiquer - La parure et Candide. Et puis, la copine qui m'a offert mon premier Club des Cinq et celle qui, quelques années plus tard, m'a parlé de Pierre Bottero. Encore mes parents qui, même sans beaucoup lire eux-mêmes, n'ont jamais rechigné à nous laisser assouvir nos envies aux rayons livres des grandes surfaces. Enfin, un merci à vous, lecteurs et lectrices, blogueurs et blogueuses, auteurs et autrices pour les découvertes faites et encore à faire ♥ Quel qu'en soit le genre ou le "sérieux".
"Le devoir d’éduquer, lui, consiste au fond, en apprenant à lire aux enfants, en les initiant à la Littérature, à leur donner les moyens de juger librement s’ils éprouvent ou non le « besoin des livres ». Parce que, si l’on peut parfaitement admettre qu’un particulier rejette la lecture, il est intolérable qu’il soit — ou qu’il se croie — rejeté par elle."

La Présidente de la République l’a décidé : tout élève doit faire, entre sa troisième et sa seconde, une année de service civique quelque part en France. Valentin Lemonnier n’a pas de chance : ses vœux ne sont pas respectés, et il est envoyé dans le Pas-de-Calais, dans un centre pour personnes âgées atteintes d’Alzheimer, minutieusement reconstitué pour ressembler à un village des années 60.
Sa première mission semble assez simple : écrire une lettre à une pensionnaire qui a répondu à un concours dans un Salut les Copains de 1967, pour lui annoncer que, malheureusement, Françoise Hardy ne va pas pouvoir venir chanter dans leur ville.
Sauf que c’est difficile d’annoncer une telle mauvaise nouvelle. Alors il annonce l’inverse. Françoise Hardy viendra ! il s’y engage personnellement. Et pour ce faire, il va falloir trouver un sosie de la star, qui vienne chanter son tube La maison où j’ai grandi à tous les pensionnaires.

Pourquoi eux ? Qui les a piégés ? Alors que chacun cherche dans son passé ce qui le lie aux autres, l’évidence se dessine : ils cachent tous un secret... Un secret dangereux. Un secret fatal ? Chacun tente de sauver sa peau, mais la question reste. Qui doit-on sacrifier ?
Merci aux Éditions Albin Michel pour cet envoi. Je ne sais pas vous, mais moi j'ai une grande préférence pour la couverture de la VO, plus moderne et percutante. Cela dit, celle de la VF correspond bien à l'histoire aussi. Ce qui est certain, c'est que le pitch de base me plaisait bien, les secrets gardés par chacun des personnages aussi. #curieuse
Six lycéens, lauréats pour obtenir une bourse, sont invités à un dîner. Ancienne meilleure amie, futur ex petit-ami, crush actuel, etc. Je vous laisse imaginer les tensions qui peuvent éclater à tous moments... Ajouter à cela une chaleur étouffante, aucun réseau et une porte close qui empêche quiconque de sortir. Ah oui ! N'oublions pas cette étrange seringue et le mot l'accompagnant ; Bienvenue à tous et, encore une fois, toutes nos félicitations. Désormais, vous devez choisir. Vous avez une heure pour désigner celui d'entre vous qui doit mourir. Sinon, vous mourrez tous.
Qui doit mourir ? a tout du roman américain YA typique. Nous y retrouvons un groupe de lycéen.nes, avec les sportifs, les pom-pom girls, la popularité et le harcèlement, les questionnements sur l'université, l'avenir amoureux, etc. Il aurait été intéressant d'avoir accès à différents points de vue, au lieu de rester exclusivement au côté d'Amber. Un personnage principal auquel j'ai eu du mal à accrocher. Son côté "sainte-nitouche" m'a vite lassé, alors qu'elle a aussi un comportement limite en n'intervenant que très rarement lorsqu'elle voit des choses problématiques.
"Le risque quand on est enfermé dans une pièce avec cinq autres personnes, une bombe et une seringue de poison mortel, c'est qu'à un moment donné tout dégénère. Peu importe à quel point on se démène pour se raccrocher à la raison et au sens commun, on finit par céder aux instincts primitifs de survie."
Entre présent et passé, des flash back nous permettent de comprendre les liens qu'entretiennent chacun des six lycéens. Au fil des heures qui s'écoulent, les doutes des premiers temps laissent vite la place aux interrogations et suspicions. Désigner quelqu'un, le tuer, est-ce vraiment la seule chance de s'en sortir ? Des secrets bien gardés vont être révélés.
"L'année 1950, début prometteur d'une nouvelle décennie, n'allait pas tarder à commencer."
"- Tu dois quitter citte ville, Josie. La Nouvelle-Orléans, c'est une bonne ville pou' des gens, vraiment bonne pour quiques personnes. Mais c'est pas pou' toi. Y a trop de paquets tu dois traîner avec toi. Tu as des rêves et la capacité les rend' réels. [...]" - Cokie