Bilan du mois | Août 2020

31 août 2020

Ils m'ont plu, m'ont passionné, m'ont chamboulé...
TOP 3 DU MOIS
  

Sans oublier les autres livres qui ont fait mon mois d'août.
(cliquez sur la couverture du livre pour voir la chronique qui lui correspond)
    
    


De nouveaux univers à découvrir... In my mailbox
Âge Tendre de Clémentine Beauvais (merci aux Editions Sarbacane) 
Y'a pas que la vie de Estelle Billon-Spagnol (merci aux Editions Sarbacane) • lecture en cours •
Qui doit mourir ? de Diana Urban (merci aux Editions Albin Michel) 
La rumeur qui me suit de Laura Bates (merci aux Editions Casterman) 
Comment j'ai tué mon ange gardien de Thomas Hercouët (merci aux Editions Flammarion) 
Sauveur et fils, tome 6 de Marie-Aude Murail (merci aux Editions Ecole des loisirs)
Sublime Royaume de Yaa Gyasi (merci à NetGalley et aux Editions Calmann-Lévy)

Dix instants de toi de Lily Haime 
La lettre de Lily Haime 
Locke & Key, tome 2 : Casse-tête de Joe Hill et Gabriel Rodriguez 
Locke & Key, tome 3 : La Couronne des ombres de Joe Hill et Gabriel Rodriguez 
Locke & Key, tome 4 : Les Clés du Royaume de Joe Hill et Gabriel Rodriguez 
Locke & Key, tome 5 : Rouages de Joe Hill et Gabriel Rodriguez
Locke & Key, tome 6 : Alpha & oméga de Joe Hill et Gabriel Rodriguez


En baisse ou en hausse... Les comptes à la loupe
PAL : 60 =
Wish list : 97

Nombre de livres lus ce mois-ci : 13


Blabla... Des choses à dire
J'ai commencé le mois en abandonnant ma lecture en cours. N'arrivant pas à entrer dans l'histoire du premier tome des Contes inachevés d'Aya Ling, le livre est retourné dans ma PAL... Même chose, quelque temps après, avec Captive de Margaret Atwood. Bref, j'ai toujours du mal à me décider en ce moment 😞

Heureusement, j'ai pu lire des valeurs sûres, pour contrebalancer cela. Les comics Locke & Key sont toujours un régal à lire (même si le budget a explosé en craquant pour les tomes qu'il me manquait). Le nouveau Clémentine Beauvais ; Âge tendre, est génialement humain, émouvant et drôle. Et, je n'ai pas été mécontente de lire de petites romances de Lily Haime, de me plonger dans des enquêtes d'Agatha Christie et de retrouver l'univers et la plume de Joanne Richoux ! En fait, ça va, je n'ai pas à me plaindre de mes lectures finalement 😄

Autrement, n'hésitez pas à lire La rumeur qui me suit de Laura Bates - qui parle de harcèlement, de RS et de deuil. Un bon premier roman YA pour cette autrice qui a aussi écrit des essais sur le sexisme et le féminisme.

Autre article :

Les séries TV du mois : La saison 1 de Zoey et son incroyable playlistLes émotions, qui passent à travers toutes les chansons - qui parlent des sentiments ressentis par les personnages et ce qu'iels vivent - rendent cette série originale et touchante. Et puis, j'ai commencé la saison 2 d'Umbrella Academy. J'aime beaucoup les personnages déjantés. Et, bien entendu, l'univers qui est propre à la série, avec des apocalypses à éviter & co.


Bon mois de septembre
et de belles découvertes livresques à vous !

Locke & Key, tome 4 : Les Clés du royaume

30 août 2020

 


Risque de spoiler, si vous n'avez pas lu les tomes précédents.

Le manoir Keyhouse se fait champ de bataille. Les enfants Locke découvrent toujours plus de clés magiques dissimulées dans leur ancienne demeure, attisant sans relâche la convoitise du sinistre Lucas Caravaggio. Et si la vie semble malgré tout continuer à Lovecraft, un fantôme du passé ne va pas tarder à réveiller de vieux souvenirs familiaux. Le mystère qui entoure leur père pourrait bien être enfin dévoilé. Si les forces démoniaques ne s’y opposent pas...

• • • • •
Locke & Key, tome 4 : Les Clés du royaume de Joe Hill
Dessins : Gabriel Rodriguez - Couleurs : Jay Fotos
Traduit par Maxime Le Dain
Titre original : Locke & Key, Volume 4: Keys to the Kingdom
Éditions HiComics, 2018 - 160 pages - 17,90€
Fait partie de la saga Locke & Key : tome 1 - tome 2 - tome 3


: Les yeux de Bode, dans les premières planches - c'est peut-être fait exprès, je ne sais pas...

 : Les choses s'accélèrent et les dernières pages promettent du lourd pour la suite.
Un trio principal attachant et de bons personnages secondaires.
Le fantastique se mêle à l'horreur, aux mystères et aux sentiments.


Je continue avec grand plaisir ma découverte de Keyhouse en compagnie de Bode, Kinsey et Ty.

Un des gros points forts de la série est l'évolution des personnages, la manière dont iels réagissent à chaque événement et comment iels se construisent avec/malgré ça. Kinsey est toujours coupée de ses émotions, ce qui continue à lui jouer des tours. Heureusement, l'adolescente commence enfin à en prendre conscience ! Bode... est celui qui garde le sens des priorités. On ne laisse jamais passer l'occasion de faire une bataille de boules de neige ! Et puis, on lui doit la découverte de la plupart des clés, même si son frère et sa sœur ont tendance à le laisser de côté pour le protéger. Pourtant, il est observateur et débrouillard. Quant à Ty, il essaie de faire au mieux pour sa famille, malgré la culpabilité et la colère qu'il ressent depuis la mort de son père.

Je me répéte mais, bien sûr, l'univers proposé, avec les différent.e.s clés et pouvoirs, est un autre gros point fort de la série. Les découvertes continuent et les frères et sœur sont plus que jamais en danger avec Zack/Lucas toujours dans leur sillage.

Un pêle-mêle de trucs cool ; Certains personnages secondaires sont davantage présents et impliqués, comme Jamal et Scot. Les sujets abordés "en arrière-plan" - tels que le racisme, le deuil, l'homosexualité, l'alcoolisme, le handicap - s'intègrent très bien dans l'histoire. Et puis, encore une fois, le passé n'est jamais bien loin... Mention spéciale aux différents plans montrant les  "petits" combats menés au fil des jours dans tout le manoir, par les frères et sœur.

Chaque tome apporte son lot de découvertes, de tensions, de révélations, d'humour et de passages sanglants. Impossible de s'ennuyer. Ce quatrième tome ne fait pas exception. Il va falloir que je me remette de la fin avant de lire les derniers tomes !

Bon à savoirD'après le site de l'éditeur, l'intégrale devrait sortir début novembre !


En quelques mots...
Roman graphique | Famille | Keyhouse | Clés | Passé

Comment j'ai tué mon ange gardien

28 août 2020


La nuit où Antoine rencontre son ange gardien, il se rend compte de deux choses :

1. Il est en danger de mort

2. Son ange gardien est nul


Cette histoire est déjà mal partie, mais quand il s'aperçoit que des forces surnaturelles envahissent le campus et que son ex-petite amie est impliquée...

C'est carrément le début de la fin du monde !


• • • • •
Comment j'ai tué mon ange gardien de Thomas Hercouët
Éditions Flammarion, 2020 - 325 pages - 14,50€



: J'aurai aimé que la fin soit moins rapide, plus explicite.
- une suite étant prévue, je n'ai qu'à prendre mon mal en patience -

 : Une histoire originale et marrante.
Des personnages, principaux et secondaires, sympathiques.
Une écriture agréable et entraînante.


Merci aux Éditions Flammarion pour cet envoi. Je n'ai pas résisté au côté décalé du titre et du résumé. Certain.e.s d'entre vous connaissent peut-être déjà ce roman, paru précédemment sur Wattpad et dont les quatre premiers chapitres y sont encore disponibles. Ainsi que d'autres écrits de l'auteur, d'ailleurs.

Imaginez... Vous êtes tranquillement chez vous, à ressasser une rupture amoureuse et soudain, un type sorti de nulle part vous dit "- Bonjour Antoine. Je suis ton ange de garde et je cherche la piscine." Quand il finit par aligner des phrases cohérentes, c'est pour affirmer qu'il est bien votre ange gardien et que vous êtes en danger de mort... Telle la lunette de pierre dans Les Chroniques de Spiderwick, l'ange gardien d'Antoine, Charles, lui donne une paire de lunettes pour qu'il puisse voir les âmes des gens qui l'entourent... et les créatures, des parasites, qui rôdent autour. Reste à découvrir ce qui se passe, d'où viennent ces parasites et que veulent-ils ?

Une lecture originale et marrante, qui fait aussi passer quelques messages. Alors, même si j'aurai aimé un peu plus d'explication sur le final (vivement la suite), j'ai apprécié cette lecture. Découvrir le rôle des anges gardiens, notamment pour nos émotions. Les échanges entre Antoine, ses ami.e.s et Charles. Le comportement de ce dernier face à tout ce qui est normal aux humains ; la nourriture, Internet, la nourriture, le dentifrice, etc.


En quelques mots...
Université | Ange gardien | Émotions | Réseaux sociaux | Amitié

La rumeur qui me suit

26 août 2020

 

Nouveau lycée : OK
Nouvelle ville : OK
Nouveau nom : OK
Réseaux sociaux : Effacés

Lorqu'elle débarque au lycée St Margaret au milieu de l'année scolaire, Anna Clak est un mystère. Pas de passé, pas d'ancienne adresse, pas de téléphone pour la joindre ou de profil Facebook pour la suivre. Impossible de la relier à son ancienne vie, à ce qui lui est arrivé...

Jusqu'à ce que tout recommence.

• • • • •
La rumeur qui me suit de Laura Bates
Titre original : The Burning - Traduit par Céline Laurent
Éditions Casterman, 2020 - 334 pages - 16€


: Certains faits peuvent sembler plus survolés que d'autres.

 : Toutes les situations abordées, que les personnages vivent - harcèlement, remarque sexiste, etc.
La manière dont l'autrice nous fait partager les ressentis d'Anna. Son sentiment de solitude.
Avoir des réactions (négatives et positives) autant des adolescent.e.s que des adultes.
Les coordonnées mises à disposition à la fin du roman (écoute, prévention, etc.).


Merci aux Éditions Casterman pour cet envoi. Premier roman de Laura Bates, l'autrice a précédemment écrit des essais sur le sexisme et le féminisme - et a créé le Everyday Sexism Project (qui regroupe de nombreux témoignages) - ce qui se ressent dans sa manière d'aborder le harcèlement à travers ses personnages.

"[...] comme la rumeur, le feu est sournois. On croit parfois l'avoir éteint, et pourtant il suffit d'une infime flammèche rouge, d'une fine volute de fumée pour qu'il reprenne vie d'un coup. Surtout si quelqu'un guette, prêt à l'attiser."

Une maison de pêcheurs qui semble cacher des secrets, un projet d'histoire intéressant et deux nouvelles amies. Anna se fait peu à peu à sa nouvelle vie. Un nouveau départ, avec sa mère. Elle est déjà à la recherche de la « nouvelle Anna », comme si ce déménagement allait me permettre de devenir soudainement une autre, plus joyeuse, capable d'écrire son avenir sur la page immaculée qu'on est venues chercher jusqu'en Écosse. Mais, le harcèlement subit dans son ancien lycée et la mort de son père la hantent nuit et jour. La méfiance, l'envie d'être invisible, l’impossibilité de se confier, etc. Ses nouveaux camarades s'amusent à essayer de résoudre « l’énigme Anna Clark ». Jusqu'au jour où la rumeur arrive jusqu'à eux et que tout recommence... 

Ayant lu l'essai de Mona Chollet (Sorcières - La puissance invaincue des femmes) le mois dernier, j'ai trouvé très intéressant d'y retrouver le même parallèle fait entre la chasse aux sorcières et le féminisme. D'une manière générale, j'ai apprécié la façon dont Laura Bates parle de tout ça à travers le personnage d'Anna (et de Maggie), qui essaie de garder la tête hors de l'eau, bouffée par un sentiment d'impuissance et de peur. L'autrice aborde de manière juste le harcèlement, les propos déplacés (sur une tenue, un comportement jugé provoquant, etc.). Bref, toutes ces choses qui mettent une pression de dingue sur les jeunes filles et femmes, qui doivent bien se conduire, au risque d'être traitée de p*te à cause d'une jupe jugée trop courte ou autre délire du genre.

"À l'intérieur, je hurle. À l'extérieur, je suis pétrifiée."

Je pourrais en parler encore longtemps, tant certaines situations m'ont mis les nerfs à vif. La différence de traitement entre adolescent et adolescente, le fait qu'iels ne soient pas perçu.e.s de la même façon pour un acte similaire... Conséquences et responsabilités sont plus souvent un poids pour la fille. Pourquoi ? Dire que nous sommes en 2020... et que l'autrice s'est inspirée de faits réels pour écrire ce roman.

Comme dit plus haut, Laura Bates est l'autrice de plusieurs essais sur le sexisme et le féminisme. Des ouvrages que j'ai envie de lire - même s'ils ne semblent pas encore (espérons qu'ils le soient bientôt) traduits en français.


En quelques mots...
Écosse | Lycée | Adolescents | Deuil | Rumeur | Harcèlement | Chasse aux sorcières

▪️ ▪️ ▪️ ▪️ ▪️

NET ÉCOUTE (www.netecoute.fr) 0800 200 000 pour enfants et ados victimes de cyber-harcèlement

Le Cheval pâle & Mr Parker Pyne

24 août 2020



« Au fait, je pense que vous connaissez le Cheval pâle, n'est-ce pas ?

Aucun doute quant à sa réaction. La panique, l'absolue panique se lut dans ses yeux pâles. Sous son maquillage, elle parut soudain blême de terreur. »

Le Cheval pâle est suivi de Mr Parker Pyne, un recueil de douze nouvelles insolites où l'ingéniosité le dispute à l'humour.


 • • • • •
Le Cheval pâle & Mr Parker Pyne d'Agatha Christie
Titres originaux : The Pale Horse & Parker Pyne Investigates
Traduit par Janine Lévy & Robert Nobret
Editions France Loisirs, 2005 - 541 pages



: /

 : Retrouver des personnages déjà croisés dans d'autres romans de l'autrice, comme Mrs Oliver.
L'intrigue du Cheval pâle est assez originale et prenante.
Le recueil avec Mr Parker Pyne regorge de nouvelles efficaces.

Je n'avais pas lu d'Agatha Christie depuis la mi-avril ! Ayant du mal à me décider sur ce qui me fait envie, en ce moment, c'était l'occasion idéale pour renouer avec l'autrice. Je passe toujours un bon moment à suivre ses enquêtes.

▪️ ▪️ ▪️ ▪️ ▪️

Le Cheval pâle - Le cadre paraît étonnement moderne. Mark Easterbook, qui est le narrateur principal, nous parle de machine à espresso, de lave-vaisselle, etc. dès les premières pages. C'est assez rare, dans les romans d'Agatha Christie de trouver des références à des choses qui nous sont si contemporaines. L'importance pour l'enquête ? Garder en tête que les choses évoluent avec le temps. Que certaines choses impossibles il y a quelques années, sont désormais communes.

Si l'enquête paraît fouillis au début, elle se révèle surtout assez originale. Mark Easterbook et Ginger vont s'allier pour comprendre le lien qu'il semble y avoir entre le Cheval pâle (où habitent trois femmes soupçonnées de sorcellerie) et une liste de nom retrouvée dans la chaussure d'un prêtre qui s'est fait tué. Les personnes citées sont pourtant mortes de causes naturelles... Coïncidence ? Ou, le "désir de mort", la théorie de l'étrange Thyrza Grey, est-elle bel et bien possible ?

Ayant vu l'épisode des Petits meurtres d'Agatha Christie basé sur cette histoire, certains rouages de l'affaire ne m'ont évidemment pas surpris. Cependant, j'ai passé un bon moment de lecture et ai apprécié suivre l'enquête.

▪️ ▪️ ▪️ ▪️ ▪️

Mr Parker Pyne - Voilà un recueil de nouvelles fort sympathique ! Observateur du comportement humain et prompt à aider celleux qui lui en font la demande, l'efficace Mr Parker Pyne est un personnage presque aussi charismatique que notre cher Hercule Poirot - et bien moins imbu de sa personne 😛 Une fois la première nouvelle lue - et donc, la manière de fonctionner de Mr Parker Pyne dévoilée - on prend d'autant plus de plaisir à lire les suivantes, attentif.ve à ce qu'il va mettre en place pour régler les affaires de tout à chacun. En mal d'aventures, de dangers ou d'attention maritale ? Mr Parker Pyne est là pour y remédier. Certaines affaires lui tombent également dessus le temps d'un voyage, alors même qu'il souhaitait prendre des vacances. Heureux(se) ? Sinon, venez consulter Mr Parker Pyne, 17 Richemond Street.

En quelques mots...
Morts | Liste | Sorcellerie | Cheval pâle | Pari | Enquête
Mr Parker Pyne | Petite annonce | Heureux(se) ? | Confiance | Enquête

La lettre

22 août 2020

 


Il suffit d’une lettre pour tout changer…

• • • • •
La lettre de Lily Haime
Éditions MxM Bookmark, 2016 - epub gratuit


: Triangle amoureux...

 : Alternance des points de vue entre Harley et Phoenix.
Des personnages secondaires sympathiques et attachants.
Une charmante romance, sous forme de nouvelle.




À quinze ans, Harley et Brody sont tombés amoureux, au point de faire de grands projets pour l'avenir. Aller à l'université, chacun de son côté pour étudier dans son domaine, et puis se retrouver à Harvard, ensemble, enfin. Mais, Harley n'est pas indifférent aux charmes de son colocataire Phoenix et a soudain des doutes sur son avenir avec Brody... Quand il reçoit sa lettre d'admission pour Harvard, il doit se décider. Harvard ou Princeton ? Brody ou Phoenix ? 
"On fait des rêves quand on est jeune, réfléchit-il à voix haute. Et, à ce moment-là, on croit que c'est tout ce que l'on espère, tout ce que l'on désire. Et puis, quand enfin ils sont juste là, à portée de main, on se rend compte qu'on a grandi et que nos rêves aussi. Nos aspirations ne sont plus tout à fait les mêmes." - Harley
L'histoire démarre avec un triangle amoureux... Ce qui ne me plaît jamais vraiment. Cela dit, l'écriture de l'autrice est toujours agréable et transmet bien les émotions ressenties par les personnages - questionnements et incertitudes. Et puis, il est sympathique d'avoir une alternance de point de vue entre Harley et Phoenix, pour comprendre l'évolution des sentiments de chacun, les non-dits, etc. Enfin, ils sont bien entourés et leurs ami.e.s forment un groupe de personnages secondaires attachants, qui n'hésitent pas à leur donner des coups de pied aux fesses pour qu'ils se bougent !

Après Clair Obscur et Dix instants de toi, j'ai lu une autre romance de Lily Haime avec plaisir. Peut-être est-ce un peu trop parfait - autant les personnages que le happy end -, mais ça fait du bien de temps en temps, non ?


En quelques mots...
Homoromance | Princeton | Colocataire | Lettre | Avenir | Amour

Comme un roman

20 août 2020

  

Enseignant, auteur, père et lecteur, Daniel Pennac livre ici ses réflexions

et ses observations sur la lecture et sur la place des livres dans notre vie.

• • • • •
Comme un roman de Daniel Pennac
Illustrations de Quentin Blake - Préface d'Yves Nadon
Éditions D'eux, 2020 -lu en PDF - 17,20€ en format papier en France



: Principalement des classiques cités en exemple.

 : L'écriture de l'auteur.
Un essai qui parle du rapport à la lecture qui évolue au fil de notre vie.


Merci aux Éditions D'eux pour cette lecture. J'ai été contente de lire cet essai de Daniel Pennac - dont la première parution date de 1992 (ce qui est finalement très récent... oui, c'est mon année de naissance 😛). Un essai qui nous place autant du côté des parents, des profs, de celleux qui font partager ou non la lecture que du côté des jeunes lecteur.rice.s.

"Sans lui, leur monde [aux personnages] n'existait pas. Sans eux, il restait pris dans l'épaisseur du sien. Ainsi découvrit-il la vertu paradoxale de la lecture qui est de nous abstraire du monde pour lui trouver un sens."

Découverte, obligation, plaisir, envie, partage... À travers différentes situations et divers exemples, l'auteur nous parle de la lecture. De comment elle accompagne notre petite enfance, bercée par les mots de nos parents avant de dormir. Comment le rapport à la lecture évolue parfois en un je-t'aime-moi-non-plus à l'école, en fonction des lectures qui nous sont imposées et du/de la prof qui nous en parle. Comment nous pouvons nous approprier chaque lecture, lire ou ne pas lire, sauter un chapitre si ça nous chante,... Bref, vivre notre lecture de mille et une manières.

"On était fermé, face au livre clos. On nage à présent, déployé dans ses pages."

Un essai qui nous replonge dans notre propre vie de lecteur.rice, avec une pensée pour celleux qui y ont contribué d'une façon ou d'une autre. Mes parents qui nous ont abonnées à J'aime lire. Ma grand-mère et ma tante, toujours un livre à la main. Ma prof de français au collège, qui nous a fait la lecture à voix haute d'Oscar et la dame rose et m'a fait découvrir La bibliothécaire de Gudule. Les suivants, qui m'ont fait aimer - lire, parler et décortiquer - La parure et Candide. Et puis, la copine qui m'a offert mon premier Club des Cinq et celle qui, quelques années plus tard, m'a parlé de Pierre Bottero. Encore mes parents qui, même sans beaucoup lire eux-mêmes, n'ont jamais rechigné à nous laisser assouvir nos envies aux rayons livres des grandes surfaces. Enfin, un merci à vous, lecteurs et lectrices, blogueurs et blogueuses, auteurs et autrices pour les découvertes faites et encore à faire ♥ Quel qu'en soit le genre ou le "sérieux".

"Le devoir d’éduquer, lui, consiste au fond, en apprenant à lire aux enfants, en les initiant à la Littérature, à leur donner les moyens de juger librement s’ils éprouvent ou non le « besoin des livres ». Parce que, si l’on peut parfaitement admettre qu’un particulier rejette la lecture, il est intolérable qu’il soit — ou qu’il se croie — rejeté par elle."



En quelques mots...
Essai | Lecture | Partage | Liberté

Âge Tendre

17 août 2020

La Présidente de la République l’a décidé : tout élève doit faire, entre sa troisième et sa seconde, une année de service civique quelque part en France. Valentin Lemonnier n’a pas de chance : ses vœux ne sont pas respectés, et il est envoyé dans le Pas-de-Calais, dans un centre pour personnes âgées atteintes d’Alzheimer, minutieusement reconstitué pour ressembler à un village des années 60.

Sa première mission semble assez simple : écrire une lettre à une pensionnaire qui a répondu à un concours dans un Salut les Copains de 1967, pour lui annoncer que, malheureusement, Françoise Hardy ne va pas pouvoir venir chanter dans leur ville.

Sauf que c’est difficile d’annoncer une telle mauvaise nouvelle. Alors il annonce l’inverse. Françoise Hardy viendra ! il s’y engage personnellement. Et pour ce faire, il va falloir trouver un sosie de la star, qui vienne chanter son tube La maison où j’ai grandi à tous les pensionnaires.

• • • • •
Âge Tendre de Clémentine Beauvais
Éditions Sarbacane (Exprim'), 2020 - 392 pages - 17€


: /

 : Découvrir l'unité Mnémosyne et rencontrer les pensionnaires à travers la sensibilité de Valentin.
Une réflexion continue sur le concept de l'établissement, les souvenirs et la mémoire.
Les conversations entre Valentin et Sola (son encadrante de stage).


Merci aux Éditions Sarbacane pour cet envoi. Je ne dis jamais non à un nouveau roman de Clémentine Beauvais ! Surtout avec une jolie couverture colorée et flower power. Et, un résumé et un trailer comme ceux-ci, promesse d'originalité et d'émotions. Après Comme des images (qui faudrait que je relise) et les excellents Les petites reines, Songe à la douceur et Brexit romance, l'autrice marque une nouvelle fois la collection Exprim' de son talent !


Le récit est écrit sous la forme d'un rapport de stage. Celui du service civique obligatoire, effectué par Valentin dans une unité Mnémosyne des Hauts-de-France. Nous avons son journal de stage entre les mains, fait de ses premiers ressentis et ses angoisses, de retranscriptions de ses échanges avec les pensionnaires, de sa vie en colocation avec d'autres jeunes stagiaires, de sa famille, de ses conversations avec son encadrante de stage, etc. Il nous y parle également de sa première mission ; écrire une lettre à une vieille dame, venant de la Françoise Hardy d'il y a soixante ans ! Rien que ça.

Grâce aux notes rétrospectives qu'il ajoute, nous avons un bon aperçu de son évolution personnelle. Valentin, grand angoissé de quinze ans, s'ouvre peu à peu au contact du personnel et des pensionnaires, au fil de ses découvertes des années 60/70 aussi - la voix de Françoise Hardy, le fonctionnement d'une machine à écrire, etc. Le ton très formel, cadré, du début évolue et nous donne une idée de sa personnalité, sa manière d'appréhender le monde qui l'entoure. C'est à travers sa sensibilité et son souci du détail que nous découvrons l'unité Mnémosyne et rencontrons les pensionnaires.

Un récit humain, émouvant et drôle, triste et tendre, moderne et so 60's ! à la fois. J'ai parfois souri, d'autres fois été très émue. J'ai beaucoup aimé Valentin et sa manière de voir et raconter son monde. J'ai aimé ses conversations avec Sola. J'ai apprécié les réflexions faites sur la mémoire et les souvenirs... Bref, j'ai passé un excellent moment de lecture.


En quelques mots...
Hauts-de-France | Stage service civique | Flower power | Maladie d'Alzheimer | Unité Mnémosyne | Françoise Hardy


🌼 🎸🎤

En librairie le 19 août !

Qui doit mourir ?

14 août 2020

 

On dirait le début d’une blague... La star du lycée, le super athlète, le meilleur élève, l’accro aux joints et le solitaire se retrouvent dans la même pièce. Ils ont été sélectionnés pour un dîner exclusif. Pour quoi ? Par qui ? La farce tourne au vinaigre. Au centre de la pièce se trouvent une bombe à retardement, une seringue de poison et le message suivant : vous avez une heure pour tuer l’un d’entre vous. Sans cela, vous périrez tous, dans cette pièce.

Pourquoi eux ? Qui les a piégés ? Alors que chacun cherche dans son passé ce qui le lie aux autres, l’évidence se dessine : ils cachent tous un secret... Un secret dangereux. Un secret fatal ? Chacun tente de sauver sa peau, mais la question reste. Qui doit-on sacrifier ?

• • • • •
Qui doit mourir ? de Diana Urban
Titre original : All Your Twisted Secrets
Traduit par Marie Chivot-Buhler
Éditions Albin Michel, 2020 - 470 pages - 18,90€


: Dommage de ne pas avoir opté pour un roman choral.
Amber m'a vite insupporté - c'est le perso principal...

 : Tension, secrets, révélations, etc. sont au rendez-vous.
Un bon page-turner. Le compte à rebours aide bien.
J'ai soupçonné le coupable assez tard.


Merci aux Éditions Albin Michel pour cet envoi. Je ne sais pas vous, mais moi j'ai une grande préférence pour la couverture de la VO, plus moderne et percutante. Cela dit, celle de la VF correspond bien à l'histoire aussi. Ce qui est certain, c'est que le pitch de base me plaisait bien, les secrets gardés par chacun des personnages aussi. #curieuse

Six lycéens, lauréats pour obtenir une bourse, sont invités à un dîner. Ancienne meilleure amie, futur ex petit-ami, crush actuel, etc. Je vous laisse imaginer les tensions qui peuvent éclater à tous moments... Ajouter à cela une chaleur étouffante, aucun réseau et une porte close qui empêche quiconque de sortir. Ah oui ! N'oublions pas cette étrange seringue et le mot l'accompagnant ; Bienvenue à tous et, encore une fois, toutes nos félicitations. Désormais, vous devez choisir. Vous avez une heure pour désigner celui d'entre vous qui doit mourir. Sinon, vous mourrez tous. 

Qui doit mourir ? a tout du roman américain YA typique. Nous y retrouvons un groupe de lycéen.nes, avec les sportifs, les pom-pom girls, la popularité et le harcèlement, les questionnements sur l'université, l'avenir amoureux, etc. Il aurait été intéressant d'avoir accès à différents points de vue, au lieu de rester exclusivement au côté d'Amber. Un personnage principal auquel j'ai eu du mal à accrocher. Son côté "sainte-nitouche" m'a vite lassé, alors qu'elle a aussi un comportement limite en n'intervenant que très rarement lorsqu'elle voit des choses problématiques.

"Le risque quand on est enfermé dans une pièce avec cinq autres personnes, une bombe et une seringue de poison mortel, c'est qu'à un moment donné tout dégénère. Peu importe à quel point on se démène pour se raccrocher à la raison et au sens commun, on finit par céder aux instincts primitifs de survie."

Entre présent et passé, des flash back nous permettent de comprendre les liens qu'entretiennent chacun des six lycéens. Au fil des heures qui s'écoulent, les doutes des premiers temps laissent vite la place aux interrogations et suspicions. Désigner quelqu'un, le tuer, est-ce vraiment la seule chance de s'en sortir ? Des secrets bien gardés vont être révélés.


En quelques mots...
Brewster | Lycée | Adolescents | Piège | Mort | Secrets

Big Easy

12 août 2020







1950, La Nouvelle-Orléans. Josie, 17 ans et fille de prostituée, a grandi dans une maison close. Pourtant, elle n'a qu'un rêve: entrer dans une prestigieuse université. Impliquée dans une histoire de meurtre, tout pousse la jeune fille à suivre, elle aussi, la voie de l'argent facile. Mais Jo vaut mieux que cela... et ceux qui l'aiment le savent.



• • • • •
Big Easy de Ruta Sepetys
Titre original : Out of the Easy - Traduit par Bee Formentelli
Éditions Gallimard (Pôle fiction), 2016 - 455 pages - 8,15€


: Le rythme lent du récit.

 : Les liens forts entre les personnages, qui ont du sens jusqu'au bout ♥
L'ambiance des années 50 à La Nouvelle-Orléans. Mafia, maison close, famille, etc.


Ruta Sepetys est, entre autres, l'autrice de Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre (ayant pour cadre la Seconde Guerre mondiale), qui m'a marqué il y a quelques années. Dernièrement, c'est son roman Hôtel Castellana qui m'a interpellé (sur la dictature en Espagne dans les années 60). En attendant de pouvoir lire ce dernier, c'est finalement Big Easy qui a trouvé le chemin de ma pile à lire. Celui-ci nous plonge dans les années 50, en Louisiane. Un bref résumé de la bibliographie de l'autrice qui nous montre qu'elle aime aborder différents sujets historiques, à des époques variées.
"L'année 1950, début prometteur d'une nouvelle décennie, n'allait pas tarder à commencer."
L'ambiance des années 50 à La Nouvelle-Orléans et les personnages sont les gros points positifs du roman. L'entourage de Josie est loin d'être terne. Sous la protection de Willie, tenancière de la maison close où travaille sa mère, Josie rêve d'ailleurs, de l'université. Lasse de cette ville où les rumeurs vont très vite. Elle peut aussi compter sur son ami Patrick, avec qui elle travaille dans une librairie, sur Cokie le chauffeur de Willie (personnage au grand cœur), etc. Josie elle-même, se montre à la fois déterminée, débrouillarde et prête à se faire entendre. Tout en gardant une certaine fragilité, surtout face aux humeurs changeantes de sa mère. 
"- Tu dois quitter citte ville, Josie. La Nouvelle-Orléans, c'est une bonne ville pou' des gens, vraiment bonne pour quiques personnes. Mais c'est pas pou' toi. Y a trop de paquets tu dois traîner avec toi. Tu as des rêves et la capacité les rend' réels. [...]" - Cokie
J'ai tout de même regretté le rythme lent du récit, qui ne me donnait pas envie de reprendre la lecture. Alors qu'une fois le livre en main, c'était suffisamment prenant pour que j'ai envie de savoir comment les choses allaient tourner pour Josie...

De Big easy, je retiendrai surtout les liens forts entre les personnages, le soutien et les mains tendues. Malgré tous les dangers, les épreuves et déceptions familiales, il n'a pas été rare d'avoir un sourire au coin des lèvres, grâce à eux tous.


En quelques mots...
La Nouvelle-Orléans | Quartier français | 1950 | Maison close | Librairie | Mafia | Université